Illegal immigrant crossing sign - "the American Mirror"
Cette histoire de migration, histoire de frontière traversée, est très touchante. Sans doute parce qu'elle est racontée comme elle a été vécue. Ce n'est qu'une histoire, comme l'auteur le souligne en conclusion, l'histoire d'une personne parmi les milliers qui ont tenté d'entrer aux USA et qui ont été appréhendé.
Cette histoire ne dit pas combien arrivent à traverser ni combien abandonnent, ou perdent la vie dans ce qui s'avère être une tentative désespérée. Ils fuient la pauvreté, bien sûr, mais aussi ses petites soeurs, la violence et la persécution.
La migration, moi je veux la savoir sous tous ses angles, parce que depuis des générations, elle est gravée dans mes gènes.
Sans connaître le fond de l'histoire, c'est la conclusion de cet article que je tiens à partager. L'auteur est la maîtresse de Ben Laden, une egypto-libano-américaine du nom de Kola Boof.
Heureuse de pouvoir répondre à ses détracteurs -dont le très célèbre Peter Bergen- elle décrit de nouveau une partie de son calvère et écrit ceci:
"Still, I am glad that I will not end up like impregnated twelve year old slave Sally Hemmings and so many other Black concubines—raped and erased beneath hundreds of years only to resurface with their dehumanization portrayed as a love story in a television mini-series. Rarely do African women victimized on African soil get to write their own truth. I, Kola Boof, stand by mine."
L'information vole à la vitesse de la lumière, faits, rumeurs, évènements, catastrophes. L'importance d'avoir une voix pour s'exprimer, qui qu'on soit, est plus cruciale que jamais de nos jours. Comme on peut le constater avec Peter Bergen, selon la personne qui écrit l'histoire, celle-ci est décrite d'une façon plus ou moins subjective, plus ou moins factuelle...
Dans le billet du 2 mai dernier de son blog Keeping the Faith publié sur JewishJournal.com, Ilana Angel parle de l'assassinat d'Osama ben Laden. Elle y cite notamment le nom des 2819 personnes disparues le 11 septembre 2001 dans et autour du World Trade Centre et souhaite la paix à leurs âmes. Elle parle de nombreux chiffres qui font mal: 289 corps, 19858 morceaux de cadavre, 1717 familles sans rien à enterrer, 1609 veufs et veuves, 3051 orphelins...
Puis Ilana parle et remercie les militaires américains et leurs familles pour leur combat pour la liberté.
Mais Ilana ne fait pas mention des milliers de civils innocents tués lors de la guerre contre le terrorisme déclenchée par les américains par la suite. Ilana oublie les âmes des enfants, des femmes et des hommes victimes de kamikazes ou de balles perdues.
D'une part, sur la twittosphère il y a des réactions ulcérées de personnes comme Michael Moore ("On dit d'OBL qu'il avait une fortune de $30 millions de dollars (..) pourquoi aucun journal n'a titré: "un multi-millionnaire tue 3000 personnes" (...) Il était aussi musulman que Timothy McVeigh était catholique, mais personne n'a dit: "Un catholique fait exploser un immeuble fédéral à Oklahoma City" (...) pourquoi mettre l'emphase sur le fait qu'il est musulman?"
D'autre part, il y a la peur qui noue encore plus les entrailles du peuple américain, comme celles de ce pilote de ligne de la compagnie Delta qui a refusé (!) de transporter des passagers à cause de leur religion et de leurs vêtements. Il n'a pas encore été viré, les passagers sont tout juste arrivés 9h en retard à leur meeting, une conférence -comble de l'ironie- d'Imams nord-Américains.
Ben Laden est mort. Mais qui gagne vraiment la guerre contre le terrorisme si les droits et libertés sont brimées par peur et par ignorance? Tous ces disparus pourront-ils vraiment reposer en paix, parce qu'il a rendu l'arme à gauche? Avons-nous utilisé les bons moyens pour lutter contre les atrocités commises le 9 septembre 2001?
Terrorisme (d'après le Larousse): Ensemble d'actes de violence (attentats, prises d'otages, etc.) commis par une organisation pour créer un climat d'insécurité, pour exercer un chantage sur un gouvernement.
Le spectacle du Super Bowl, un mega show qui a lieu à la mi-temps de la finale de la ligue de football américain, est l'un des évènements les plus regardés à travers le monde ou du moins en Amérique du nord. On se rappellera notamment du spectacle de Michael Jackson en 1993, le premier organisé par un seul artiste.
Cette année, les Black Eyed Peas, Usher et Slash ont donné le meilleur spectacle depuis plusieurs années (les Rolling Stones ou Paul McCartney sont des légendes mais ne font pas le bonheur de tous), malgré quelques problèmes techniques. Les lasers, les couleurs, la présence sur scène étaient incroyables. Le choix d'une variété d'artistes qui attirent différentes foules-Usher pour les fans de hip hop, Slash pour ceux de Guns n'Roses et Black Eyed Peas pour ceux qui aiment les groupes du moment, a fait les délices des 103000 spectateurs et des téléspectateurs. Un moment de télévision très agréable et une belle nuit, comme le dit la chanson:
"I got a feeling/that tonight's gonna be a good night..."
Les jeux ont remplacé les joutes d'antan. Plus souvent qu'avant, c'est autour de balles et de filets que les hommes s'en donnent à coeur joie et se défoulent les uns avec ou contre les autres. Dans ces arènes où nous payons cher pour suivre les matches et les batailles, des idoles naissent et des légendes se créent. Nous saluons les mouvements et les styles de jeu que nous rêvons de pouvoir réaliser ou que nous aurions aimé pouvoir faire nous-même. Un jour peut-être.
Le basketball m'a toujours fasciné. De pouvoir manier une balle dans tous les sens en courant ou en sautillant, de dribbler un, deux, trois adversaires pour atteindre l'anneau et de marquer un panier suspendu dans une position bizarre entre ciel et terre me rend coi. Comme la plupart des jeunes de mon âge, durant mon adolescence je me suis tourné vers les meilleurs joueurs de ligue américaine, la NBA (National Basketball Association), pour m'inspirer. Leurs gestes gracieux sont encore gravés dans mon esprit.
Il y a quelques heures le jeune père que je suis abordais la question du congé parental avec un ami qui vit aux États-Unis. Au Canada, il est possible pour les parents de partager jusqu’à un an de congé parental. La mère a l’exclusivité des 17 premières semaines tandis que le père peut partager autant des 35 semaines restantes avec elles. Aux USA, la mère a droit à six semaines de congé après l’accouchement. Nous n’étions pas sûrs des congés accordés au père. (Il faut noter que les grandes compagnies sont plus généreuses en termes de vacances annuelles accordées à leurs employés, de quatre à six semaines pour commencer, ce qui peut compenser. Mais combien de personnes travaillent-elles dans des grandes compagnies?)
Les auteurs d’un rapport intitulé « A Century Appart » qui parle du projet de développement humain américain concluent qu’il « est sans doute trop tard pour aider la génération qui vient d'arriver à l'âge adulte, mais (qu’) un débat s'impose à savoir combien de générations l'Amérique est prête à sacrifier.» Leur rapport souligne des faits aussi intrigants qu’intéressants :
1 % des familles les plus riches possèdent un tiers de la richesse américaine et les 10 % les plus riches possèdent 71 % de la richesse;
à l'autre extrémité, 60 % des familles possèdent seulement 4 % de la richesse;
la mortalité infantile aux États-Unis est au même niveau qu'en Croatie, à Cuba, en Estonie et en Pologne;
Les hommes asiatiques vivent en moyenne 83,6 ans, alors que les Américains d'origine africaine vivent en moyenne 69,4 ans, soit 14 ans de moins. Il s'agit d'une espérance de vie plus basse qu'au Vietnam, qu'en Iran ou qu'en Syrie;
Environ 50% des Américains d'origine asiatique possède un diplôme universitaire, contre 30 % pour les Blancs, 17 % pour les Afro-Américains, 14 % pour les Autochtones, 12 % pour les hispanophones.
On parle souvent des disparités entre les pays et les continents, et on distingue même le « Nord » du « Sud » pour expliquer l’attrait qu’exercent certains pays sur les populations des autres. Pour une vision complète des questions de développement, il ne faut pas ignorer les disparités à l’intérieur des pays. Il faudrait aussi que la jeunesse des pays de l’hémisphère sud se rende compte que l’Amérique du Nord, destination de rêve pour tant d’immigrants, n’est pas l’eldorado que décrivent les publicités et les séries télévisées.
L'évènement décrit dans cet article et qui a eu lieu sur le campus de l'université d'Ottawa aujourd'hui attire l'attention de défenseurs des droits de l'homme ainsi que d'activistes de tous bords. Il interpelle également notre perception et notre compréhension du droit de la parole et de ses limites au Canada et dans d'autres pays. Certes, un citoyen peut s'exprimer librement au Canada, mais chaque droit s'accompagnedu devoir de respecter l'opinion de l'autre.
Les étudiants se sont mobilisés en masse pour empêcher Anne Coulter de faire sa présentation et de débattre. Autant elle en a le droit, autant leur mobilisation est une forme d'expression à laquelle il faut prêter attention. Coulter trouve désormais le Canada peu accueillant, traite la liberté de parole ici de "vieillote" et qualifie nos universités de "bush league schools" par opposition aux "Ivy League Schools" américaines ou elle a pu propager son discours, multiplier ses adeptes et s'enrichir. "Ceci n'est jamais arrivé, même dans les universités américaines les plus stupides" ajoute-t-elle, reconnaissant qu'il y a des universités stupides aux USA et qu'elle y est quand-même allée faire des présentations. Cela ne veut-il pas dire que sur ces campus, et sur tous ceux où elle est allée, personne n'a eu le courage de lui couper l'herbe sous les pieds? Enfin, Coulter est remarquable par son manque de sensibilité interculturelle et par la mauvaise interprétation qu'elle fait du message qui lui ait envoyé par le Vice-président et vice-recteur de l'université, François Houle en guise d'avertissement: "La liberté d'expression est interprétée différemment au Canada et aux États Unis et vous devrez prendre garde de ne pas franchir la ligne."
Cependant, comme l'indique l'étudiant Faris Lehn, un débat aurait été bienvenu ne serait-ce que pour montrer à Coulter qu'elle a tort sur plusieurs points. Le problème c'est que les arguments qu'elle utilise n'incitent pas à débattre, mais à se battre.
Michael Hudson est un économiste spécialisé dans le domaine de la balance des paiements. Il a été le conseiller économique en chef du candidat Démocrate à la présidentielle Dennis Kucinich. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont : « Super Imperialism : The Economic Strategy of American Empire »
Dans la série des articles sur la dé-dollarisation en voici un autre, dont je présente ici quelques extraits. L'auteur cite de nombreux autres sources et articles. Je vous invite à le lire.
"« Le système unipolaire maintenu artificiellement » dont a parlé M. Medvedev [2], est fondé sur « un seul grand centre de consommation, financé par un déficit croissant, et donc de plus en plus de dettes, une monnaie de réserve jadis forte et une domination dans le système de l’évaluation des actifs et des risques. » A la racine de la crise financière mondiale, a t-il conclu, il y a le fait que les États-Unis produisent trop peu et dépensent trop. Leurs dépenses militaires sont particulièrement choquantes, comme par exemple le renforcement de l’aide militaire américaine à la Géorgie annoncé la semaine dernière, le bouclier de l’OTAN en Europe de l’Est, et la mainmise des États-Unis dans les régions riches en pétrole comme le Moyen-Orient et l’Asie centrale. (...)
En plus d’éviter de financer la prise de contrôle par les États-Unis de leur propre industrie et l’encerclement militaire américain de la planète, la Chine, la Russie et d’autres pays voudraient certainement se développer comme l’Amérique l’a fait. En fait, ils considèrent les États-Unis comme une nation hors-la-loi, financièrement et militairement. Comment caractériser autrement une nation qui promulgue un ensemble de lois pour les autres - sur la guerre, le remboursement de la dette et le traitement des détenus - mais n’en tient pas compte elle-même ? Les États-Unis sont maintenant le plus grand débiteur mais ont évité la punition des « ajustements structurels » imposés à d’autres pays endettés. Les taux d’intérêt US et les réductions d’impôt, alors les déficits commerciaux et budgétaires explosent, sont considérés comme le comble de l’hypocrisie, lorsqu’ils sont comparés à l’austérité que les programmes de Washington imposent aux autres pays par le biais du FMI et des officines de Washington.
Les États-Unis demandent aux pays endettés de vendre leurs services publics et leurs ressources naturelles, d’augmenter leurs taux d’intérêts et d’augmenter les impôts au détriment de la paix sociale pour dégager un maximum d’argent et payer les créanciers.
Et aux USA, le Congrès a empêché la société Chinoise CNOOK d’acheter Unocal pour des raisons de sécurité nationale, tout comme il a empêché Dubaï d’acquérir des exploitations portuaires américaines et empêché des fonds souverains d’acheter des infrastructures clés. Les étrangers sont invités à imiter les japonais qui avaient investi dans des « éléphants blancs » comme le Rockfeller Center, sur lequel les investisseurs ont rapidement perdu un milliard de dollars puis ont fini par se retirer.
(...)
Les étrangers voient le FMI, la Banque mondiale et l’Organisation Mondiale du Commerce comme les représentants de Washington dans un système financier soutenu par les bases militaires américaines et les porte-avions qui entourent la planète. Mais cette domination militaire est un vestige d’un empire américain qui n’est plus en mesure de régner par sa force économique. La puissance militaire américaine est basée davantage sur des armes atomiques et les frappes aériennes à longue distance que sur les opérations au sol, qu’il est devenu politiquement trop impopulaire de monter sur une grande échelle.
Sur le front économique, on ne voit pas comment les États-Unis pourraient trouver les 4 000 milliards de dollars qu’ils doivent aux gouvernements étrangers, à leurs banques centrales et aux fonds souverains mis en place pour écluser la surabondance de dollars. L’Amérique est devenue un mauvais payeur et de fait, une mauvais payeur agressif sur le plan militaire, car elle cherche à conserver le pouvoir sans pareil jadis gagné sur le plan économique. La question qui se pose est de savoir comment peser sur son comportement. Yu Yongding, un ancien conseiller de la banque centrale de Chine désormais membre de l’Académie des Sciences chinoise, a proposé de faire remarquer au secrétaire américain au Trésor Tim Geithner que les États-Unis devraient « épargner » d’abord et avant tout en pratiquant une réduction de leur budget militaire. « Les recettes fiscales des Etats-Unis ne sont pas susceptibles d’augmenter à court terme en raison de la faible croissance économique, de la rigidité des dépenses et du coût de mener deux guerres. » [6] "
"Le monde refuse de suivre les Etats qui se sont autoproclamés leaders
Le monde extérieur aux 950 millions d’habitants de l’«Occident»21 s’est réveillé. Il n’accepte plus une division durable de l’économie mondiale entre riches et pauvres, entre profiteurs et mendiants, ces derniers devant continuer à mettre leurs ressources à la disposition du style de vie luxueux des Etats qui se sont proclamés leaders et à leur obéir. La nouvelle assurance des 5,8 milliards d’habitants des pays émergents ou en développement se manifeste également en Afrique. L’Union africaine, forte de ses 53 membres, refuse la collaboration avec la Cour pénale internationale dans le cas du mandat d’arrêt lancé contre le Président du Sud-Soudan. Plus de 40 Etats africains préfèrent collaborer avec la Chine parce qu’elle ne leur impose pas les «conditionnalités»22 déshonorantes que le FMI impose à ses emprunteurs au profit du capital financier occidental. Le fait que la Bundeszentrale für politische Bildung organise un débat public dans le cadre d’un cycle de conférences sur la Chine intitulé «L’engagement de la Chine en Afrique: une relation immorale»23 montre l’orgueil de la pensée occidentale, orgueil qui s’est développé en 450 ans d’oppression coloniale et 250 ans d’exploitation capitaliste. L’orgueil précède la chute, dit un proverbe. La vie punit celui qui arrive trop tard, a déclaré le dernier Secrétaire général du Parti communiste d’Union soviétique."
Ce paragraphe est suivi d'un paragraphe sur "l'arrogance jusqu'au bout" des États Unis: "Paul Craig Roberts, ministre des Finances adjoint sous le Président Reagan et ancien chroniqueur du Wall Street Journal, a posé récemment, à propos de son pays, la question suivante: «Quelle économie? Il ne reste plus rien qui puisse s’améliorer. En raison des délocalisations outremer et de l’idéologie du libre échange, la production économique américaine n’existe plus.»28 Sur la politique économique pratiquée jusqu’ici par les gouvernements Bush et Obama, il est impitoyable: «Aucune des mesures prises n’est de nature à résoudre les vrais problèmes.» Et à propos des déficits: «Il n’existe qu’un moyen de les financer: imprimer de la monnaie.»"
L'heure du bilan (partiel) a sonné pour le président Barack Obama.
Un commentaire très intéressant au sujet du conflit israelo-paléstinien a attiré mon attention. Dans une interview accordée au Time, il reconnaît que l'environnement politique interne de chaque partie est tel qu'il ralentit tout engagement dans un dialogue quelconque: "Both sides — the Israelis and the Palestinians — have found that the political environment, the nature of their coalitions or the divisions within their societies, were such that it was very hard for them to start engaging in a meaningful conversation."
Cette interview est publiée en ligne à: http://www.time.com/time/politics/article/0,8599,1955072-1,00.html
Devinez qui est ce beau monsieur d'une cinquantaine d'années? Non, ce n'est pas un de ses frères, un de ses neveux ou un cousin quelconque. C'est bien lui, Michael, le roi de la pop, ou du moins ce à quoi il ressemblerait s'il n'avait pas subi de chirurgie esthétique.
Il semblerait que l'année d'avant sa mort, il se demandait ce qui lui avait pris d'en subir autant. Il semblerait qu'il était désorienté et plein de regrets. Il semblerait qu'il n'avait plus envie de vivre. La chirurgie esthétique, comme les tatouages je crois, semble être aussi adictive qu'une drogue. Il a sans doute toujours voulu être beau. Surtout, M-Jay a toujours voulu rester jeune.
Vous l'avez sans doute entendu en long en large et en travers dans tous les médias du monde. Pardonnez-moi donc de revenir sur le sujet. Je voulais simplement souligner cet article de J. Randy Taraborrelli, le meilleur biographe que j'aie eu le plaisir de lire. Randy en tout cas, c'est celui qui à mes yeux a fait le plus justice à mon idole.
J'ai déjà fait mon éloge d'M-Jay. J'ai essayé dans "Gone Too Soon" de lui rendre un hommage bien personnel. Mais il m'arrive encore, quand j'écoute "Smile" ou "Keep the Faith", d'avoir une larme à l'oeil et de vouloir partager ces émotions avec vous. C'est de là que viennent ces mots.
Comment en parler? Les médias semblent avoir fait le tour de la question. Moi, je m'enivre encore de sa musique et j'esquisse quelques pas de danse quand, en fin de journée, je me dirige vers mon stationnement. J'ai même commandé quelques disques et des vidéos afin de compléter ma collection. Michael Jackson est décédé.
Comme le reste de la planète -du moins celle qui est "branchée"- j'ai appris la nouvelle à peine une heure après son décès. Un, puis deux messages-texte ont confirmé l'incroyable en un rien de temps. Rien à dire, nous évoluons désormais dans un univers complètement digital. Une "onde de choc planétaire", ont annoncé les médias, puis ils ont passé à la météo et à leurs programmes du jour. Moi j'étais tétanisé, abasourdi: on ne meurt pas à cinquante ans, pas quand on est plus qu'une star, une méga-star, et même si on a connu des déboires juridiques et des problèmes financiers.
Imaginaire d'enfant
Je me suis demandé pourquoi cette nouvelle avait été un tel choc pour moi. Bien sûr, il y a de la star planétaire, l'icône qui a révolutionné les films musicaux, le "Roi" de la pop, le Moonwalker qui nous a tous fait rêver. Mais il y a plus. C'est un peu comme si tout un pan de mon enfance et de mon adolescence s'effondre d'un coup, sans que je n'aie vu venir.
Je me suis alors souvenu qu'"M-Jay" comme je l'appelle, est le personnage central de mon premier film d'horreur: Thriller. J'avais six ou sept ans à peine. Je me souviens encore de ma stupeur et j'ai un plus clair souvenir de mes cauchemars que des pas de danse d'M-Jay: j'étais aussi tétanisé qu'Ola Ray l'héroïne du film. Bien que je l'aie revu aussi souvent que l'ont permis mes grands cousins à l'époque, je n'ai appris à l'apprécier que dix ou douze ans plus tard.
M-Jay, c'est aussi "jas-pee-rit! pee-rit! pee-rit! pee-rit!", ma version personnelle des paroles de Just beat it du temps où je ne comprenais pas un mot d'anglais. Nous apprenions, mes frères, mes amis et moi à danser sur des airs de musique sans en comprendre les paroles (nous continuons d'ailleurs entre le Dombolo et autres musiques africaines.) Ce n'est qu'adolescent que j'ai retrouvé les paroles et compris le sens de la chanson: "fout le camp!" À quatorze ans, j'ai aussi appris que "Bad" ne voulais pas dire "mauvais", mais "cool." J'ai découvert Off the Wall, les Jackson 5, Diana Ross, "Ben", "I'll Be There" et "ABC", le caisson d'oxygène, les chirurgies esthétiques, les tigres, le ranch, le changement de couleur et rencontré Souad, encore plus fan d'M-Jay que moi.
Puis il y a eu Dangerous, l'explosion: en un temps record, mes frères, mes amis et moi qui comprenions maintenant l'anglais, avons appris les paroles de "Heal the World" mais aussi de "Keep the Faith" et de "Remember the time" que nous utilisions dans nos premières correspondances amoureuses. J'étais fou de basketball: il y a eu Jam dont j'ai dû voir les images avec Michael Jordan un million de fois. MJ et MJ, mes idoles, étaient réunies pour la première fois. J'adorais danser et très vite j'ai appris à esquisser ses pas les plus simples avec mon cousin Bibs. Je travaille encore sur mon Moonwalk...
C'est le clip de Black or White qui illustre le mieux à mes yeux l'impact mondial d'M-Jay. Il y est tour à tour accompagné de danseurs traditionnels Masaï dans la savane est-africaine, de danseuses thailandaises, de danseurs autochtones au coeur de l'Amérique du nord, d'une danseuse indienne dans les rues d'une ville, et d'un groupe de danseurs russes en plein hiver. Par la musique et par la danse, Michael semble avoir "uni" le monde, comme l'indiquent les paroles de cette chanson où il cherche à faire exploser les barrières raciales, "If you're thinking of being my brother it don't matter if you're black or white", et comme on peut le voir par l'impact mondial de l'annonce de son décès. Il a su faire rêver riches et pauvres sur tous les continents.
Solitudes
M-Jay essayait aussi de répondre aux incessantes questions sur ses changements physiques. Comme il l'a fait dans Why you wanna trip on me sur le même album, il réclamait qu'on le laisse tranquille. "The great tragedy of his life is that Michael was not permitted to be the simple, humble man that at heart he always was. Instead, he was driven to stardom at ten years old by an ambitious father, and dogged by controversy all his life. I believe the media must take much of the blame for his slow destruction and eventual death: with his sanity buffeted and his health wracked by the global bullying, it is incredible to me that Michael stayed as normal as he was." dit son ami Uri Geller. Imaginez la pression d'être M-Jay et de devoir être à la hauteur des attentes des fans, des journalistes et des critiques. Michael s'est même peu à peu isolé de sa famille devenue trop exigeante en faveurs de toutes sortes et s'est cantonné à un monde de rêves et de solitudes.
"Sans avoir réellement choisi cette voie, Michael s’est néanmoins révélé comme un artiste complet : chanteur, auteur, compositeur, danseur, chorégraphe... Au fil de l’évolution de sa carrière sa silhouette aussi s’est transformée, révélant une part de grande fragilité de l’artiste" indique un article sur le site web d'RFI. Michael a été, comble du paradoxe, trahi par sa relation avec ceux qu'il a le plus chéri: les enfants. "With a child's heart / Nothing's gonna get me down" chantait-il, enfant. Il aura fallu les (fausses) accusations d'un enfant pour tâcher sa réputation et changer le cours de sa vie. Entre la honte, la confusion, les mauvaises décisions (offrir une compensation plutôt que d'aller en cour), le déclin de sa carrière musicale, il n'en reviendra jamais.
Ses dernières heures de répétition témoignent cependant de son impatience à remonter sur la scène: il se préparait ardemment. Dansons alors au rythme de ces airs si célèbres et vivons les paroles du titre qui a lancé sa carrière solo, Off the Wall!
"So tonight gotta leave that nine to five upon the shelf And just enjoy yourself Groove, let the madness in the music get to you Life aint so bad at all If you live it off the wall Life aint so bad at all (live life off the wall)"
So long, Michael, and thanks for the rythms, the dance and the dream!
... as funny and serious as ever. I think we may misunderstand the man's message. He does not pretend to change the world, he is offering a more rational vision of the things we put in place and that lead us to destruction. It seems to be a "look-frankly-and-stop-lying-to-yourself-and-to-others" approach to the main issues.
We have noted that travel will be limited for top Bush luminaries, including Bush himself. Europe is definitely not in the cards, but what about Canada. Would Canada stand up and detain George W. Bush for the purpose of arresting him for war crimes?
Bush is scheduled to give a speech in Calgary on Tuesday, so the opportunity could present itself. However, Calgary is prime territory for the Conservative Party of Canada, and Stephen Harper, the country's Prime Minister.
And there should be the possibility that Bush won't be able to enter the country. There is a serious question as to whether Canada should let him in. As we have noted numerous times before, Bush needs a waiver every time he enters Canada due to his DUI conviction. But this time, Bush also needs a waiver, or perhaps could be denied entry based on Canada's Immigration and Refugee Protection Act, which notes that foreign nationals (Bush) who have committed war crimes or crimes against humanity, including torture, are "inadmissible" to Canada.
Canada denied entry to CodePink and Global Exchange cofounder Medea Benjamin and retired Colonel and diplomat Ann Wright simply for being arrested for protesting Bush's Iraq war. Admitting Bush would be a cruel irony.
Assuming Bush will get in, will anything happen to him? Vancouver lawyer Gail Davidson thinks Canada should do something.
"The test isn't whether the person's been convicted, but whether there's reasonable grounds to think that they have been involved," says Davidson, who's with Lawyers Against the War (LAW). "...It's now a matter of public record that Bush was in charge of setting up a regime of torture that spanned several parts of the globe and resulted in horrendous injuries and even death. Canada has a duty."
Arresting a sitting president might be a difficult task, regardless of politics. But arresting or detaining a former president, where there are credible allegations, should be easier. After all, Bush isn't going up to Calgary in any official capacity -- he will give a speech, shake a few hands, and make a lot of money.
Does Canada have an obligation to stand up for the rest of the world, and if nothing else, draw attention to the actions of George W. Bush?
L’Afrique représente 14 % de la population mondiale de 6,75 milliards de personnes alors qu’il n’y a que 11% d’européens et 10% d’américains. Cependant, ni l’Afrique ni l’Océanie ne sont représentées au conseil de sécurité de l’ONU avec les États-unis, France, Royaume-Uni, Russie et Chine. L’Europe y est représenté deux fois et demie. Faudra t-il qu'elle prête son territoire à une guerre mondiale pour se voir accorder le droit d'être représentée au sein de ce conseil?
Aujourd’hui et depuis 2002, 10 des 12 mandats de la Cour pénale internationale ont été émis contre des leaders ou des rebelles africains.
Personne ne remet en question l'importance de la justice criminelle internationale, mais que penser quand nous voyons bafouée l’institution de l’état. Un président en exercice peut-il être incriminé, alors qu'il représente plus que sa personne, une institution et un pays?
Pourquoi les rois d’aujourd’hui sont-ils toujours autant respectés? Et les leaders politiques de l’Ouest, malgré leurs mauvaises décisions? Bush a bien provoqué la guerre en Iraq en se basant sur des informations erronnées. Récemment Harper, premier ministre en exercice du Canada a reconnu devant des médias américains que les pays de l'OTAN perdraient la guerre contre les talibans en Afghanistan. Alors pourquoi continuer d'envoyer des soldats au front quand la guerre est perdue? Comment ces leaders peuvent-ils envoyer tant de gens envahir des pays souverains, commettre des crimes ou se faire tuer, sans devoir rendre compte à aucun tribunal international?
Bon ça y est, il est élu. Et il a pris fonctions le 20 janvier à midi. Pis?
Ben, ça brasse en tabar$*#&! Guantanamo, gel des salaires de la haute administration, lutte pour garder son BlackBerry, téléphones aux gouvernements des pays de l'OCDE, le gars va vite en besogne. Un peu perdu dans sa nouvelle maison (where should I go in this "pretty big house?"), il n'en perd pas moins une minute de sa vie de famille et son emploi du temps est chargé.
Haroon Siddiqui pousse loin son analyse de l'élection de Barack Obama, mais c'est surtout la conclusion de son article, http://www.thestar.com/comment/columnists/article/528630, "Obama, by just being who he is, has put fellow Americans on an irreversible journey to national reconciliation" qui suscite la réflexion. Peut-on forcer un peuple à se réconcilier? L'immense pouvoir politique d'Hillary Clinton, par exemple, a mené Obama à lui confier un portefeuille très important, mais ses vues à elle sont parfois radicales. De quelle réconciliation parle t-on, si au sein même du cabinet, des forces centrifuges s'excercent constamment? Écoutera t-elle son chef en ce qui a trait aux décisions (plus ou moins) importantes quand elle n'en faisait qu'à sa tête lors de la présidence de son mari, et qu'elle lui a mené une lutte féroce lors des primaires? La politique a sans doute ses raisons, que la raison ne connaît point... et l'habileté d'Obama à écouter en plus attentivement ses opposants sera très utile dans ce processus.
Le commentaire de Saywhat (Uber-left!???? The Star...!?? Siddiqui...!???)est en contradiction avec bien d'autre et soulève la question de la mâturité de certains bloggers (Eggie: The guy isn't even elected and he is already being put). Sans doute des fidèles lecteurs des chroniques de Siddiqui, mais quand-même...
Americans have shown us too many times how easy it is to make money off of any event in international politics, good or bad. Hollywood actually has an amazing way to turn the bad into good, to make us cry then laugh but mostly, to make us pay. After the Vietnam war, for instance, they created the popular action films Rambo and the media franchise that spun off from the films due to their popularity as well as Hotel Rwanda(2004), in the aftermath of the genocide that occured in the heart of Africa and during which, no Western country reacted.
They also make movies about their own politicians, and several presidents have played themselves in movies (Raegan, of course, Clinton, but also Ford and Carter). We have even seen W, the first movie made about a US president still in office, JFK or the soon to be released Frost/Nixon.
This time, mercantilism has reached far beyond North American frontiers and the world proves to have learnt the lesson. Few days after the December 14 episod of Muntadhar al-Zeidi throwing his shoes at George Bush in Iraq, some shoes companies in the Middle-East have started selling "Nunn Bush" (Bush shoes). And it works! Producers and retailers offer great deals and are overwhelmed by the demand.