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Histoire de migration

Illegal immigrant crossing sign - "the American Mirror"
Cette histoire de migration, histoire de frontière traversée, est très touchante. Sans doute parce qu'elle est racontée comme elle a été vécue. Ce n'est qu'une histoire, comme l'auteur le souligne en conclusion, l'histoire d'une personne parmi les milliers qui ont tenté d'entrer aux USA et qui ont été appréhendé.

Cette histoire ne dit pas combien arrivent à traverser ni combien abandonnent, ou perdent la vie dans ce qui s'avère être une tentative désespérée. Ils fuient la pauvreté, bien sûr, mais aussi ses petites soeurs, la violence et la persécution.

La migration, moi je veux la savoir sous tous ses angles, parce que depuis des générations, elle est gravée dans mes gènes.




Centro de Jovenes y Empleo*

CUSO-VSO a démarré un projet intéressant au Pérou où de plus en plus de jeunes abandonnent l'école, manquent de formation et sont au chômage. Dans le quartier de San Juan de Miraflores et en partenariat avec le Carrefour Jeunesse Emploi de l'Outaouais et l'ONG péruvienne Kallpa, CUSO-VSO a créé un centre d'emploi jeunesse.

Des jeunes péruviens et un bénévole canadien parlent de ce Centro de Jovenes y Empleo*dans le récit de Jacky, le récit d'Oswaldo et le récit de Wilmer. Ils parlent de leurs rêves, de leurs expériences passées et de l'impact du Centre dans leurs vies.

Ce qui me frappe continuellement, c'est le niveau de pauvreté partout dans le monde. L'histoire du mur entre Surco et San Juan (minute 8:30 dans le récit de Jacky) est un rappel des inégalités qui persistent.

Au-delà du caractère promotionnel des films -il faut bien démontrer le bon travail que font les organismes de développement canadiens dans le "sud"- il est agréable de voir et d'entendre parler des résultats de cette initiative. Le grand Wilmer vit dans un taudis et a vendu des cellulaires. Maintenant il économise pour sa formation; Oswaldo, jeune père de vingt ans au regard aigu qui voulait faire des photos pour cinq ou six soles péruviens apprend à démarrer sa petite entreprise; Jacky a enfin compris comment approcher sa recherche d'emploi et en a trouvé un. Espérons que le Centre en aide encore des milliers d'autres.

(*Centre de jeunesse et d'emploi)

Che, hombre...

Je vous invite à voir l'édition "sur la route" de "Che: The Argentine" et de "Che: Guerrilla", un dyptique de deux campagnes militaires menées par Ernesto "Che" Guevara. Ces deux films d'une durée totale de plus de quatre heures, offrent une description de la révolution castriste à Cuba, telle que jamais vue auparavant. Benicio del Toro joue très bien le rôle de Guevara. Les journaux de ce dernier, "Reminiscences of the Cuban Revolutionary War" et "Bolivian Diary" servent de base à la description de sa transofrmation en vrai "révolutionnaire". L'humanisme de Guevara, son intégrité et son courage sont aussi frappant que son humilité (socialisme égalitaire).

Il a commis des erreurs; il l'a reconnu. Cependant, il est constamment -et jusqu'aux derniers instants de sa vie- resté fidèle au rêve de voir les populations paysannes avoir accès à l'éducation, à la santé et aux services de base qui leurs sont dénigrés par des dictateurs et leurs armées, aux soldes de "puissances impérialistes." Il souligne par exemple, durant son passage à New York en 1964, que "le rêve américain" et la liberté que les américains croient avoir ne sont que des leurres. Il existe, selon Guevarra, des forces invisibles qui limitent ces libertés et dont les peuples n'ont pas conscience.

Guevara a voulu "exporter" la révolution cubaine au Congo et en Bolivie. Il a manqué de tenir compte de facteur exogènes qui en ont fait le succès: l'engagement des paysans, l'existence de partis politiques opposés, comme lui, au pouvoir et la perception, partout, qu'il était un "étranger". Il aurait dû laisser à chacun des peuples qu'il a voulu aider, le temps de s'approprier ces guerres, de choisir ses batailles et d'affûter ses armes. Tout est allé trop vite à la fin.

À travers ses brèves années de lutte, il faut néammoins reconnaître qu'il laisse un legs immortel. Comme il le dit juste avant de mourir, en réponse au soldat effrayé chargé de l'abattre et qui lui demande de s'agenouiller: "plutôt mourir debout que vivre à genoux!"

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un paso nuevo

Hoy, fue una etapa nueva por lo de Desarrollo en Acciòn. Empece el Blog que nos va a permitir comunicarnos mas facilmente. Pero estoy cansado. Entre lo de buscar empleo, ayudar a los demàs, cuidarme y a mi pareja, son muchas cosas que hacer. Estoy un poco cansado.

!Pero tan feliz!

Mon stage en développement international


Un vieux texte que j'ai oublié de poster...
Mon stage en développement international

Ou l’art de vivre ses rêves


De Yaoundé à Maccchu Picchu: rêver



« Il était une fois un jeune garçon d’origine béninoise qui vivait au Cameroun. Adolescent, il portait des lunettes, écrivait des poèmes et adorait lire. Il s’appelait Raïmi. Il deviendra « Inti », comme le soleil, mais je vais trop vite.


Raïmi aimait courir dans les rues du quartier Bastos à Yaoundé, entre les maisons de ses voisins, où il suivait des cours de piano et celle de ses amis, Saïd le marocain, et Christophe le franco-camerounais. Ils allaient tous à l’école française et jouaient au foot et au basket. Les parents de Saïd et de Raïmi travaillaient ensemble et s’employaient à leur manière à « sauver le monde ». En fait, ils travaillaient pour l’UNICEF. C’est ainsi que Raïmi rencontra « Monsieur Aguirre », qui travaillait pour la même agence, dans le même pays, à la même époque. Monsieur Aguirre était équatorien et Raïmi rêva de « sauver le monde » en Amérique Latine, puisque lui était en train de « sauver le monde » en Afrique. C’est ainsi que naquit le rêve. »


Tananarive, Montréal, Winnipeg, Riobamba : « sauver le monde »




C’est ainsi que naquit mon rêve, et quand j’y repense, je n’arrive pas toujours à croire que je l’ai déjà réalisé. Entre ce premier éveil au reste du monde et l’escalade de la montagne sacrée, bien des choses se sont passées. J’ai grandi entre le Bénin, mon pays natal, et le Cameroun. La France est devenue un peu mon pays d’adoption par le biais de mes études secondaires. Enfin, j’ai passé quelques belles années à Madagascar avant de m’envoler pour Montréal et Winnipeg, où j’ai complété mes études en gestion et en développement international. Durant mes dernières années universitaires, je me suis découvert une passion pour le développement économique communautaire (DEC) et l’économie sociale.


Féru d’entreprenariat, j’ai travaillé comme consultant en gestion pour les entrepreneurs et les populations marginalisées telles que les immigrants et refugiés, les communautés bilingues et les organismes à but non lucratif venant en aide à ces populations. J’ai ensuite collaboré avec le Réseau canadien de DEC (RCDEC) et le Conseil de développement économique des municipalités bilingues du Manitoba (CDEM).


En 2007, après bien des aventures, je découvre le Centre de solidarité international du Saguenay-Lac-Saint-Jean (CSI) qui va m’offrir la possibilité de travailler à Riobamba, en Équateur. Dans le cadre du Programme de jeunes stagiaires internationaux (PJSI) de l’Agence canadienne de développement international (ACDI), je vais pouvoir apporter un appui technique en entreprenariat social, en gestion et en commercialisation équitable à une ONG locale et à des groupes de femmes autochtones.





Des côtes pacifiques de Montañita à Catequilla, le centre du monde, des forêts amazoniennes aux ruines d’Ingarpirca, j’ai vu beaucoup de l’Équateur. Mais plus que les paysages, c’est le voyage intérieur que cette expérience a permis, qui est fascinant. J’ai mesuré mes préjugés à l’échelle de nouvelles réalités et en tant que canadien d’origine africaine, j’ai vécu une expérience enrichissante en Amérique Latine. J’ai réalisé que je transcendais mon expérience canadienne pour retrouver mes racines africaines le jour où j’ai raconté mon rêve d’adolescent aux femmes des cantons de Riobamba et de Colta. Ce jour-là, je suis devenu leur frère et leur fils, elles sont devenues mes mères et mes amies.



3. Revenir



« Comment tu résumerais ton voyage en une phrase? » Me demanda un collègue du CSI. J’étais en train d’achever mon bilan-retour à Alma et j’écrivais les derniers mots de mon rapport.


« C’est drôle que tu me demandes ça maintenant, lui répondis-je. Je venais justement de penser à quelque chose. Tiens, je te l’ai écris ici, sur ton babillard… » Je lui indiquai alors les mots que j’avais gribouillé à l’encre rouge :


« Je suis de toutes les Afrique, je suis de toutes les Amériques, je suis Indigène du monde… »


Je me sens également Équatorien maintenant. Je me sens appartenir à tous ces volcans, à ces montagnes et à ces terres où j’ai vécu par la sueur que j’ai versée en les traversant, les visages que j’ai embrassés et le vin que j’ai partagé. Le visage buriné des femmes indigènes du Canton de Colta est aussi gravé en moi que celui des enfants malgaches du Rova d’Antananarivo et des immigrants pakistanais cherchant une opportunité professionnelle au Manitoba. Oh! Quel souvenir que celui de ce tunnel du centre-ville de la capitale malgache noirci par les gaz d’échappement qui sert de dortoir aux enfants de la rue! Il ressemble étrangement à ceux de Quito… Le bruit des sandales qui claquent sur le sol de poussière des chemins de Yamoussoukro résonne encore à mes oreilles : je savais que les femmes africaines en milieu rural se lèvent tôt pour aller chercher de l’eau. Je sais maintenant qu’il en est de même pour leurs sœurs équatoriennes, qui dès l’aube s’en vont au marché vendre pour si peu, les produits de leurs potagers dont elles privent leurs familles. Et j’ai appris que leur courage n’a d’égal que leur soif d’apprendre : à lire, à écrire, à créer des entreprises, à gagner plus d’argent, à offrir un meilleur avenir à leurs enfants.


À Riobamba, en six mois, j’ai pu observer bien des inégalités. Mais de retour au Canada, je me rends compte que le développement n’est pas seulement une affaire internationale. En Équateur, j’ai appliqué des méthodes et utilisés des outils que j’ai appris à maîtriser ici. J’ai même été confronté des problèmes similaires à ceux que rencontrent les spécialistes en développement local de Winnipeg, de Thompson ou de Brandon : l’alcoolisme, le logement, le racisme, l’emploi, le partage des ressources…


Je reviens donc au DEC et à l’économie sociale pour améliorer la vie des populations marginalisées, jeunes, femmes, personnes à faible revenu ou vivant en minorité ou avec un handicap, immigrants ou aborigènes. Mon intérêt s’est accru autant que ma capacité de travailler avec eux. Je veux participer à la vie de ma communauté apprendre et échanger: émissions de radio, comité des jeunes leaders, Réseau d’action des immigrants et des réfugiés, conférences... La meilleure façon de s’intégrer à sa communauté n’est-elle pas d’y être actif? D’apporter quelque chose?


4. À quoi ressemble l’avenir?



Un nouveau soleil se lève. De nouveaux rêves, de nouveaux horizons.


Il y a quelques semaines, j’ai invité ma conjointe à se joindre à une rencontre du Réseau d’action des immigrants et des réfugiés du RCDEC avec moi pour la première fois. Deux praticiennes que je respecte beaucoup donnaient une conférence, Gulalai Habib venue de Colombie-Britannique, et Yvonne Chui, venue d’Alberta. Ma conjointe s’est un peu ennuyée, l’économie sociale et le DEC ne sont pas ses centres d’intérêt. Mais j’ai remarqué qu’elle a suggéré des solutions, elle s’est ouverte et a écouté, et elle a proposé de m’aider dans mon travail. C’est une première! Je peux donc conclure comme dans les contes de fées: ils continuèrent de s’impliquer dans leur communauté et de faire du développement local ensemble;













« ils vécurent heureux, longtemps, et eurent de nombreux enfants! »

Faces of CCEDNet – Raïmi B. Osseni



FACES OF CCEDNet – RAÏMI B. OSSENI
This month, Faces of CCEDNet presents Raïmi B. Osseni. Raïmi has been a member of Emerging Leaders since he joined CCEDNet. He recently came back from Ecuador where he was doing CED work through the International Youth Internship Program of the Canadian International Development Agency (CIDA), getting some experience on local economic development in an international context.
Discovering CED
I discovered CED and joined CCEDNet in 2005. I had been looking for an opportunity to put my academic background in commerce as well as my inner sense of social justice to the service of communities. I started learning more about CED and social economy and my interest for what is done in the sector increased. I saw it as a very satisfying alternative to employment in other sectors.
In 2006, I was selected by CreateAction, a CCEDNet-led program, to work for the Manitoba CED network. This program provided paid learning opportunities for young people to do community economic development in their own communities. My experience with CCEDNet was a great career gateway into CED. It allowed me to learn more about CED at the local and national levels, assist researchers and program managers, meet practitioners and gain knowledge of CED organizations.
After my internship, I joined one of CCEDNet’s Manitoba members, the Economic Development Council for Bilingual Municipalities of Manitoba (CDEM) where I acted as a CED agent. My activities included business services for entrepreneurs, youth leadership development and advocacy for co-operative development, as well as community consultations in the bilingual municipalities of Manitoba. I also represented the CDEM on the planning committee for the Fourth Annual CD/CED Gathering in Manitoba, “Passion in Action” in the fall of 2006.
Going International: CED in Latin America
The most exciting part of my CED work is definitely my work experience in Ecuador. Through a Quebec-based organization, the Centre de solidarité Internationale du Saguenay-Lac-Saint-Jean (CSI SLSJ), I provided technical assistance services to a local NGO. The Centro de Desarrollo, Difusión e Investigación (CEDIS) strives to promote social justice towards indigenous women. They consolidate women’s organizations and advocate human and social rights, financial autonomy, food security and self-esteem. I provided support in the strategic and operational aspects of the creation of a social entrepreneurship school for the local indigenous women on the base of what I had learned about social entrepreneurship in Canada. With the staff of CEDIS, I developed and presented training sessions in a gender sensitive environment on different management issues and provided “train the trainer” sessions.
During my time in Ecuador, I also volunteered with youth-led social enterprises and businesses in their development and strategic planning. The challenges faced by these organizations are a set of systemic barriers such as access to credit for the less wealthy segments of the populations, indigenous, women or youth. Banks often require entrepreneurs to offer as a guarantee a capital they are actually trying to build. There is also a lack of understanding of business procedures such as business planning, market research or marketing, which could be used to enhance the performance of start-ups. However, the perseverance and the capacity of resilience of Ecuadorians, as well as their aptitude to work hard and to stay positive, make them a very enjoyable population to work with.
Back in Winnipeg, I have become more involved in the Emerging Leaders committee. I realized the impact of the work done by the youth I worked with in Ecuador. I also realize that development, even international, is first and foremost a local activity with more chances to succeed when it is initiated at the grassroots and when it comes from within the populations. Therefore, I chose to continue to be active in local economic development and to use that experience as a tool for international development.
I encourage anyone interested in youth engagement and CED, regardless of your age, and anyone interested in International CED to check out Emerging Leader's website and to visit CCEDNet international Committee at:

Debriefing


Al retraso, pase una semana a Alma, con Luis-Miguel Tremblay, mi "jefe" y Noemie Pomerlau-Cloutier, la otra pasante del CSI-SLSJ.

Me senti como un pòlitico que tenìa que dar presentaciones a la radio y al equipo del CSI-SLSJ sobre su experiencia. Una manera de compartir el viaje y de ayudar los demás a viajar conmigo.

No se si es posible compartir trescientos fotos, el amor increíble por un pais, el gusto de la comida, los parfumes, la musica, las playas, los amigos.

Pero, hice lo que podía hacer.

Back to the 'peg

Hey!

Je suis rentré vendredi matin. Le 29 février. Pfuittt!!! Sept mois d'absence! Il faisait froid, il y avait de la neige partout mais nada! Je n'ai rien senti. Et puis, il y avait mon âme soeur! J'ai couru, non, volé dans ses bras. Je n'en pouvais plus de tant d'absence. Non, plus du tout.

J'ai perdu un sac. Enfin, je me suis fait volé un sac avec toute ma musique, mes CDs, mes DVDs. Juste à Riobamba, as I was leaving the city, in a cab. Well, things happen.

It was a long trip back home. Riobamba, Quito, Miami, Montreal, Alma, Montreal, and then home. I spent a week in Montreal the first time and then four days in Alma. The debriefing was quite something, intense, busy, cold. Alma is colder than Montreal.

Home is sweet. It is home. I cannot describe the feeling, I am now discovering my house. Jenster made it home. I can get some rest and with the two weeks I have before I start working again, I have plenty of time to "come back."

I am happy. However, it is not easy when you leave your wife a month after you got married to go to work in a different country. I strongly recommend not to do such a thing. We now have seven months to catch up.

Peace out,
Raï