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Ironies de l'intégration

Source: http://www.reginaiwc.ca
« Ce qui est dommage dans cette histoire, dit Jean-René Milot, professeur au Département de sciences des religions de l’UQAM, spécialiste de l’islam et des accommodements religieux, c’est que l’un des signes les plus marquants d’intégration, c’est de vouloir être enterré ici. »

L’ironie de cette phrase qui vient conclure l’article de Jean-Benoît Nadeau paru dans l’actualité a attiré mon attention. Milot commentait la bataille que se livrent Stéphane Gendron le maire de Huntingdon – localité de 2 500 habitants située en Montérégie- et des élus municipaux qui refusent de vendre un lot à une association musulmane afin qu’elle puisse y établir un cimetière musulman. Il n’y en a qu’un seul au Québec, le Cimetière islamique de Laval, dont les places seront bientôt toutes remplies.

« Comment une société peut-elle se priver d'autant de talent, de compétence et de capital humain? » se demande Michel Laliberté quant à lui, dans Le Colonialisme du capital humain dans La Voix de l’Est. Il y raconte l’histoire –que nous connaissons tant- d’une immigrante formée dans son pays d’origine et qui, malgré ses 23 ans d’expérience de travail, dont sept au Québec, se voit accorder l'équivalent d'un certificat universitaire par le ministère de l’Éducation qui l'invite à retourner faire un baccalauréat et une année de stage non rémunéré. Comble de l'ironie, elle serait dans les mêmes cours que ceux-là même à qui elle a enseigné! « Refuser de reconnaître les études des immigrants qui viennent chez nous pour travailler, c'est regarder nos nouveaux concitoyens de haut. C'est une forme de colonialisme » conclut le journaliste. 

À tous nos lecteurs, nous souhaitons une année 2014 pleine de paix, de succès et de prospérité. 

De la violence et des femmes

Journée internationale de la femme 2013 + 10 jours.

Cette année, j'ai marqué un peu plus le 8 mars que par le passé. J'ai assisté à la soirée FEMICON organisée par plusieurs organisations de la Région de la capitale nationale citées ci-bas dans les bureaux d'Archives Canada. Parmi elles, Oxfam Canada dont le directeur général Robert Fox n'a pas manqué l'occasion qui lui a été offerte de monter sur l'extrade et de s'exprimer. Les divertissements de la soirée comprenaient, outre la diffusion d'un court métrage très amusant, la distribution des prix Femmy en hommage aux femmes de la région qui ont fait une contribution remarquable pour l'égalité des femmes. L'année féministe a été également passée en revue et le kiosque à photo dont j'étais en charge a rassemblé des souvenirs de la soirée.

D'après Condition féminine Canada, la Journée internationale de la femme, c'est "l'occasion, pour la population canadienne, de participer à une célébration mondiale des femmes, de la paix et des droits de la personne." Le thème de cette année invite à engager les hommes dans l'élimination de la violence faite aux femmes. Car au-delà des célébrations, il y a la réalité. Pour moi cette année, le thème de la journée internationale de la femme a justement pris tout son sens et je suis outré par la violence faite aux femmes partout dans le monde.

D'abord, j'ai eu une conversation enrichissante avec une amie sur l'impact du congé de maternité sur la carrière des femmes. Revenir après six à douze mois -eh oui, on est choyés au Canada- n'est pas facile. C'est presque comme de commencer un nouvel emploi, surtout lorsque l'équipe et l'orientation stratégique ont changé. Pour mon amie, cependant, il faut voir le verre à moitié plein et considérer ces changements comme une opportunité de découvrir un nouvel emploi, un défi positif et engageant qui permet de justifier de se séparer de ses enfants. Je trouve cependant qu'il y a ici une injustice systémique à réparer.

Ensuite, il y a eu l'annonce du suicide de Ram Singh, un des présumés assaillants de la jeune étudiante indienne de 23 ans qui a été violemment agressée, violée par plusieurs personnes et jetée d'un autobus le 16 décembre dernier. Il est intéressant de constater que les questions que soulèvent l'agression et le soulèvement populaire qui l'a suivi sont profondes, qu'il s'agit non pas seulement d'endiguer la violence faite aux femmes et d'assurer que la justice soit respectée, mais aussi de questions liées aux transformations sociales de rôles traditionnels, à la migration et l'exode rural, à l'éducation, à l'alcoolisme et au chômage. Les solutions ne sont pas simples mais holistiques.

Enfin, toujours grâce à mon amie, j'ai eu le plaisir de regarder une allocution de Sheryl Sandberg sur TED, directrice opérationnelle de Facebook, qui examine pourquoi les femmes n'atteignent pas les sommets qu'elles pourraient dans leur vie professionnelle. Sandberg offre quelques conseils très intéressants aux femmes sur le marché du travail, et quelque part, une perspective différente aussi pour les hommes. 





IDM rencontre: la Garderie Ponpon Daycare




L'entreprenariat est une option viable pour les nouveaux arrivants dans un pays, quant il s'agit de trouver un emploi. S'ils n'ont pas été formés dans le pays d'accueil, leurs acquis académiques sont difficilement reconnus et ils doivent bien souvent se reconvertir dans des professions différentes de celles pour lesquelles ils s'étaient formé. IDM a choisi de jeter un regard particulier à cette solution à l'emploi.

La garderie Ponpon est une entreprise privée qui fascine de par sa taille (80 places) et de par l'ambition de ses propriétaires. En général, les services de ce genre sont offerts au privé par des familles qui, c'est la loi, peuvent garder chez elles 6 ou 7 enfants tout au plus. L'industrie est également majoritairement dominée par les femmes. Pour les soeurs Kenny Joyce et Tamara Calci, l'opportunité s'est présentée sous forme de besoin pour l'une et de capacité pour l'autre. Elles ont vu plus grand en se lançant en affaires et décidé d'offrir des services à un plus grand nombre d'enfants en mettant l'emphase sur une meilleure qualité pour rentabiliser l'affaire.

Combinant le sens des affaires-justement- et l'expérience de la première avec les connaissances techniques de la deuxième, elles ont créé la Garderie Ponpon Daycare en 2011 à Aylmer, une des villes qui forme la grande ville de Gatineau, en Outaouais, dans la Région de la capitale nationale du Canada.

Bien que cette région qui fait frontière entre le Québec et l'Ontario favorise l'entreprenariat, le projet a mis trois ans à se concrétiser. C'est que les services à la petite enfance sont très règlementés au Canada et au Québec en particulier. Il faut s'armer de patience et persévérer et... ne pas être seul pour franchir toutes les étapes du lancement d'un tel projet. Outre le désir et la passion pour ce type d'entreprise, c'est justement un système de soutien et un réseau solides qui ont permis à Kenny et à Tamara de réussir. Ce sont d'ailleurs là, au-delà de l'opportunité, les ingrédients principaux qu'elles recommandent pour le succès de toute entreprise: la passion et un système de soutien sans faille.


Annelies Marie Frank

Je relis Le journal d'Anne Frank. Les mots me manquent pour décrire le sentiment de révolte qui m'envahit face à son destin, mais aussi face au destin de tous ces enfants pris en étau dans des conflits qu'ils n'ont aucun moyen de comprendre ou d'influencer. Liberia, Congo, Sarajevo, Rwanda, Somalie, Colombie, Yemen, Syrie...

L'auteur de Children of War, Roger Rosenblatt, cité dans Time Magazine "Time 100: Heroes & Icons of the 20th century" (14 juin 1999) décrit ainsi l'héritage de cette jeune adolescente traquée, trahie et internée durant les derniers mois de gloire de l'Allemagne nazie:

"Les passions déchaînées par ce livre suggèrent qu'Anne Frank appartient à tous, qu'elle s'est élevée au-dessus de la Shoah, du Judaïsme, de la féminité et du bien, pour devenir une icône du monde moderne - la moralité individuelle assaillie par le mécanisme de la destruction, insistant sur le droit de vivre, questionnant et espérant pour le futur de la condition humaine."


Le journal d'Anne Frank fait partie du registre Mémoire de Monde qui comprend le patrimoine documentaire de l'UNESCO, reconnu comme tel pour son intérêt international et sa valeur universelle exceptionnelle.








Voyage musical

Petit voyage musical vers mes années lycées, l'insomniaque que je suis redevenu retourne dans le monde des notes jazzy de Tracy Chapman!



J'ai découvert cette chanteuse américaine de 48 ans, originaire de Cleveland et vivant à San Francisco, il y a une quinzaine d'années du temps où, jeune poète, philosophe et joueur de basketball, je frottais de mes pantalons les bancs du Lycée français de Tananarive à Madagascar. Des amis m'en avaient refilé une cassette -eh oui, en ce temps là, on passait de la face A à la face B pour écouter un album- et adolescent plutôt romantique et sentimental, j'ai tout de suite apprécié la voix douce et chaleureuse, mais surtout la musique dépouillée de ses albums. De plus, apprenti en mal de pratique de la langue de Shakespeare, j'ai été touché par le sens profond des paroles de ses chansons que je commençais à comprendre.

La vie de Tracy-la-timide (qui a un diplôme en anthropologie et en études africaines de l'université Tufts au Massachusetts, clin d'oeil à mon amie A.G.) semble, loin des soirées mondaines de la jet set, continuellement refléter  l'Amérique profonde. Elle aime se produire en Europe et utilise simplement sa voix et sa guitare pour dénoncer l'injustice et la pauvreté, parler de révoltes, de douleurs, de promesses ou d'amours trahies et d'espoirs d'évasion.

Parmi mes préférés, son deuxième album sorti en 1989, et la chanson titre, "Crossroads" que voici. Tout un symbole.

Bonne nuit!



Le visage de l'ombre

Je viens de réaliser une interview avec Iman Eyitayo, jeune écrivaine d'origine béninoise vivant entre Paris et le Québec. Iman vient de publier son premier livre et on sent autour d'elle la frénésie des nouveaux départs et des belles réalisations. Iman, c'est aussi une Mopaya, une "étrangère", une bourlingueuse qui a roulé sa bosse sur les trois continents si chers à la Diaspora africaine, la terre mère Afrique, l'Europe et l'Amérique. Je vous livre ici ses propos et nos échanges, qui ont eu lieu entre Ottawa et Paris, dans le confort de nos salons respectifs.


3 mai 2012 – Conversation avec Iman Eyitayo

[15:32:13] Toun: Salut Iman, je viens d’apprendre que tu as publié un livre. Quel en es t le titre ?

[15:32:39] Iman: "Le visage de l'ombre", c'est le 1er tome de la série "Coeur de flammes"

[15:33:02] Toun: Combien de livres font la série? Pourquoi une série?

[15:34:27] Iman: Quatre tomes. Pourquoi une série? A vrai dire, je voulais explorer plusieurs facettes de mes personnages (certains viennent de mondes différents, donc avec des cultures différentes), les voir évoluer et aussi simplement parce que l'histoire me l'impose ! Il me serait impossible de tout raconter en un tome ou alors il ferait facilement 1800 pages !

[15:34:52] Toun: (sourires) Ton site explique un peu comment tu en es arrivée à écrire. Cependant, tu parles d'un évènement marquant qui aurait été le déclic. Peux-tu m'en dire plus?

[15:38:10] Iman: en fait, après avoir été diplômée, j'ai obtenu un CDI, c'est un peu le sacre en France, le fameux contrat à durée indéterminée. En général, obtenir son autorisation de travail est une formalité. Alors j'ai lancé ma demande, persuadée (aussi bien moi et mon entreprise) que je l'avais haut la main (je précise qu'aux yeux de tous j'ai un dossier en béton: diplômes et tout ça...). Mais après un mois à faire mes preuves, j'ai reçu une lettre de l'administration disant que mon autorisation de travail était refusée. Ca a été un choc. Vraiment. Je me suis retrouvée sans revenus, sans statut, du jour au lendemain. J'ai dû quitter mon entreprise le jour-même. Certes mon entreprise a entamé une démarche auprès du tribunal mais c'est long et en attendant, je n'ai pas le droit de travailler. Je ne savais plus quoi faire alors écrire était ma seule consolation. J'ai écris sans relâche pour essayer de ne pas y penser.

[15:48:02] Toun: "Rien ne surpasse en difficulté notre propre incapacité a accomplir quelque chose" cite Marie-Anne Keverian sur le site de Créateurs d'avenir, un concours d'entrepreneurs du Québec.  Plusieurs écrivains se sentent "refoulés". Les aléas de la vie, le travail, la course après le temps et surtout le manque de confiance en soi. Au delà, des millions de personnes abandonnent leurs rêves pour les mêmes raisons. Que recommanderais-tu à une "rêveuse refoulée ou un rêveur refoulé"?

[15:58:30] Iman: Je dirais qu'on ne vit qu'une fois et que la peur de l'échec est certes normale, mais inutile. Je veux dire, lorsque j'ai fait lire mon livre pour la première fois à ma soeur, je ne pensais pas du tout à me faire publier, j'étais certaine que c'était du "gâchis" mais je savais aussi que "je n'avais rien à perdre, rien à miser". J'étais déjà dans le fond (selon ma conception de la chose). Et là, le miracle. Ma soeur me rend le manuscrit, avec pour ordre "d’écrire la suite!" J'ai d'abord pensé, "c'est la famille", puis les critiques amicales ont suivi. Au final, je pense que lorsqu'on a l'impression d'avoir réalisé ses plus grandes peurs, on ne risque plus rien, on n'a plus peur. Et c'est dans ces moments là qu'on fait les plus grandes choses. Je dirais que l'échec est une possibilité certes, mais qui ne devrait freiner personne dans son élan. L'échec est même ce qui nous permet d'avancer.

[16:02:42] Toun: À travers les aventures d'Aluna ton personnage principal, évoquerais-tu également le cheminement de migrants et d'immigrants? Cette histoire est-elle en partie inspirée de tes propres pérégrinations?

[16:08:06] Iman: En fait, à l'origine le personnage d'Aluna a été créée de l'esprit d'une enfant (noire bien sûr) de 11ans qui avait peur du rejet, c'était un peu la matérialisation de ce que je voyais dans la vie: le non droit à l'existence, l'impossibilité de s'exprimer, l'obligation de taire son nom et de se cacher. Je dirais que c'est probablement plus en lien avec la place de l'enfant noir dans sa propre société qui quelque part fait aussi écho à celle de la société noire dans le monde: existence mais dans l'ombre. Le détail qui tient vraiment de mon expérience d'immigrée, c'est le Régisseur: ce tyran qui s'impose en maître sur Iriah et qui n'avait à l'origine pas cette forme et cette importance dans l'histoire. Cette injustice dans mon monde reflète assez bien (je pense) certaines aberrations du système dont je suis en quelque sorte la victime aujourd'hui.

[16:10:21] Toun: Plusieurs thèmes intéressants s'y recoupent donc. Comment peut-on se procurer "Le visage de l'ombre"?

[16:11:45] Iman: Il existe sous trois formats à ce jour: le format mobi sur amazon, le format epub sur www.lulu.com et le format papier toujours sur www.lulu.com. Un format epub devrait être disponible sur Apple d'ici quelques jours.

[16:16:46] Toun: Il est quelle heure à Paris?

[16:16:58] Iman: 22h15

[16:17:10] Toun: Je suis heureux que Skype nous ait permis d’avoir cette conversation. Merci, au nom des lecteurs d’Indigène du monde, pour ton ouverture et pour l’inspiration. Merci Iman, et bon succès à ton livre!!

[16:17:15] Iman: De rien :)

Trailwalker 2011



Certaines organisations non-gouvernementales internationales (ONGI) n'ont plus à être présentées. La prolifération de crises de tout genre, tremblements de terre, conflits armés qui s'éternisent, inondations et plus récemment famine, les poussent à nous rappeler notre devoir d'aide envers les plus démunis. En effet, 95% de la population mondiale n'a pas accès à l'eau courante, l'électricité, un toit, l'éducation, des vêtements et de la nourriture à volonté.

Parmi ces organisations, Oxfam fait figure de proue de par sa longévité et de par la qualité des actions qu'elle a menées.

Au Canada, Oxfam Canada (OC) organise chaque année une activité de levée de fonds d'envergure: Trailwalker. Les participants doivent, par équipe de quatre, franchir un trajet de 100km en randonnée sur route, en forêt et sur d'autres types de terrain.  Le week-end dernier, j'ai assisté à la troisième édition de cette activité dont l'objectif est également d'accroître la visibilité d'OC et de faire prendre conscience des enjeux qui minent la planète. Plus spécifiquement, OC met l'accent sur les droits de la femme et l'égalité des genres.

Trailwaker a justement rappelé à l'indigène du monde que je suis, une partie de ses racines. J'ai pensé aux millions de femmes, d'hommes et d'enfants qui parcourent des kilomètres sans équipe de soutien, chaussures de randonnées ou bâtons de marche pour aller chercher de l'eau, de la nourriture ou encore plus de sécurité. Ces images m'ont aidé à motiver mon équipe et les marcheurs. Ces images m'ont renforcé dans le désir d'accomplir Trailwalker pour moi, mais aussi pour eux: chaque équipe a un objectif minimum de levée de fonds de 2.500$ et cette année, trois équipes ont récolté plus de 10.000$ chacune pour les programmes d'OC en Afrique, en Asie et dans les Amériques!

CULTIVONS

Quelque chose de génial se prépare! C'est CULTIVONS, la nouvelle campagne globale pour de meilleures façons de cultiver la terre, de partager et de vivre ensemble. C'est une campagne pour les milliards que nous sommes à manger de la nourriture et pour ceux qui  la cultivent, une campagne pour un futur où il y aurait assez de nourriture pour tous. 


En 2050, nous serons neuf milliards assis dans la salle à manger globale. Comment allons-nous nourrir tout le monde?


Eh bien, j'espère qu'en semant les graines de ce débat aujourd'hui, nous pourrons trouver des solutions communes pour nourrir la planète.  


Rejoignez-moi autour de la table des neuf milliards de personnes: http://oxfam.ca/grow








There's something exciting cooking up!  It's called GROW: a new global campaign for better ways to grow, share, and live together. A campaign for the billions of us who eat food, and those grow it, for a future in which everyone always has enough to eat.

In 2050, there's going to be nine billion of us sitting down at the global dinner table. How are we going to feed everyone?

Well, I'm hoping that by starting to GROW the conversation now, we can find the solutions we need together to feed the planet.

Will you join me at the table for nine billion?  http://oxfam.ca/grow

Voix

Sans connaître le fond de l'histoire, c'est la conclusion de cet article que je tiens à partager. L'auteur est la maîtresse de Ben Laden, une egypto-libano-américaine du nom de Kola Boof.

Heureuse de pouvoir répondre à ses détracteurs -dont le très célèbre Peter Bergen- elle décrit de nouveau une partie de son calvère et écrit ceci:

"Still, I am glad that I will not end up like impregnated twelve year old slave Sally Hemmings and so many other Black concubines—raped and erased beneath hundreds of years only to resurface with their dehumanization portrayed as a love story in a television mini-series. Rarely do African women victimized on African soil get to write their own truth. I, Kola Boof, stand by mine."

L'information vole à la vitesse de la lumière, faits, rumeurs, évènements, catastrophes. L'importance d'avoir une voix pour s'exprimer, qui qu'on soit, est plus cruciale que jamais de nos jours. Comme on peut le constater avec Peter Bergen, selon la personne qui écrit l'histoire, celle-ci est décrite d'une façon plus ou moins subjective, plus ou moins factuelle...

Handicaps


Cette petite video m'a beaucoup touchée. Il s'agit de la vie de personnes handicapées qui vivent en marge de nos sociétés du fait de leur handicap mais aussi en terme de pauvreté, de santé, de logement et d'éducation.

Un petit rappel que le monde est peuplé de gens moins bien nantis que nous. Non pas que nous ayons besoin constamment de nous le rappeler, plusieurs d'entre nous en sont conscients, mais arrêter d'en parler, c'est un peu oublier.

Béyoncé honore Féla Kuti?


Un magazine français s'offre les services de Béyoncé pour souligner son anniversaire et honorer Féla Kuti. La controverse vient du fait que pour illustrer le thème "African Queen", son visage est peint en noir et qu'elle est habillée en peau de léopard, couverte de plumes et d'ossements pour marquer un "retour vers ses racines africaines."

Lisez l'article ici.
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Danses et rites prénataux

La danse occupe une part très importante dans la vie de la plupart des sociétés humaines. La naissance d'un enfant est presque toujours au coeur de ces sociétés aussi. De nos jours cependant, on perd de plus en plus la valeur symbolique de ces deux évènements et on les voit rarement deux amalgamés. Comme dans les rites primitifs, célébrons la femme et l'enfant en dansant!

De toute beauté!

Venus noire

Je vous livre ce texte sans commentaire.

"Derrière les mots utilisés, il y a une pensée et des tombereaux d’idées toutes faites. Ainsi, qui connaît Sawtche ? Personne. Et Saartjie Baartman ? Ah, cela vous rappelle quelque chose, mais quoi ? Qui ? En revanche, vous connaissez le sort funeste de la « Vénus hottentote », cette femme sud-africaine exhibée telle une bête de foire en Europe, au début du XIXe ­siècle, et étudiée par le scientifique français Georges Cuvier dans la perspective de bâtir une hiérarchie des races. Eh bien, son nom était Sawtche ; elle fut ­baptisée plus tard Saartjie Baartman. Mais que ­dit-on quand on associe le mot « vénus » et l’épi­thète « hottentote » ?

Le premier renvoie, bien plus qu’à la déesse de l’amour, à ces sculptures du paléolithique représentant des femmes aux fesses, aux hanches, aux seins ou aux organes génitaux hypertrophiés (Vénus de Lespugue, Vénus de Willendorf, etc.). Le terme « hottentot » serait, quant à lui, un sobriquet utilisé par les Afrikaners pour qualifier les Khoïkhoïs, dont la langue aux « clics » caractéristiques pouvait évoquer le bégaiement aux oreilles des Européens. Autant dire que, huit ans après le retour du corps de Sawtche sur sa terre natale, près de deux cents ans après sa mort, le langage commun porte encore les traces d’inoxydables préjugés."

Lire la fin ici


Expo d'images de femmes assassinées ou disparues


La question des femmes autochtones assassinées ou disparues en Colombie-Britannique est sans doute une de celles qui interpellerait tout Indigène du monde. L'exposition "The Forgotten" (les oubliées) de 69 toiles de 6 mètres carrés de l'artiste vancouveroise Pamela Masik qui, à sa façon, a voulu témoigner de leur existence attire donc l'attention. Ses mots sont forts:

“I saw my role as an artist to bear witness to the 69 women who were marginalized, went missing and many, ultimately who were murdered, not just by the hands of a serial killer but by our society viewing these women as inconsequential.”

Chez les autochtones (Indiens de l'Amérique du Nord, Métis ou Inuits) cependant, la notion de respect est très importante. Il faut aborder certains sujets avec délicatesse, être patient, consulter et écouter avant de donner une opinion; la blessure de la colonisation par exemple est toujours profonde, la plaie des terres revendiquées est encore béante, les revendications s'expriment encore à travers des discours virulentes et on n'aborde pas ces thèmes à la légère. Il en est de même pour ce qui est de la violence faite aux femmes, souvent les premières victimes, avec les enfants, d'abus et de violences de toutes sortes.

La réaction d'une organisatrice de l'évènement annuel commémorant ces disparitions (Women’s Memorial March in the Downtown Eastside) est catégorique: “‘The Forgotten’ does nothing to stop the violence against women in this community. It exoticizes them and turns them into commodities to promote the ‘Masik brand’”. Ce groupe s'est donc employé avec succès à faire interdire l'exposition au Musée d'Anthropologie de l'université de Colombie-Britannique.

La carte de voeux à laquelle vous avez échappé


Une image postée par Carmen qui en dit long sur la situation des femmes dans le monde, une situation qui ne peut qu'interpeller le citoyen ou la citoyenne socialement engagée.