An 2015: jour 2
Choix
| Photo: UQÀM |
Il y a longtemps que je médite sur cette question. J'ai souvent expliqué mon choix par un désir égoïste de vivre dans un milieu où tout est plus "facile" et "accessible" que là d'où je viens. Cette réponse néanmoins me laisse insatisfait car je suis capable de vivre sans le "facile" et l'"accessible". La réponse est donc incomplète et j'ai répondu ceci, beaucoup plus proche de la vérité que la théorie du "choix égoïste", à mon amie.
"Tout a commencé parce que ma famille y voyait une meilleure opportunité que la France, mon premier choix parce que je vous y aurais tous retrouvé. La France sentait trop le roussi avec les histoires de racisme et de discrimination.
| Métro de Montréal 2012 |
| Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir |
Carnets de voyage: Regina - suite et fin
Je suis rentré mercredi dernier, avec armes et bagages. Parti seul, je suis revenu avec ma femme et... ma fille, un petit bout d'ange qui nous a été confié par Dieu et le Grand Balancier de la Vie il y a 17 jours. J'avais le sentiment de les retenir en otage avec mes cours et mes examens, alors dès que j'ai achevé le dernier, nous avons pris la route. Le trajet n'a duré que huit heures, y compris les arrêts pipi pour adultes et les pauses-allaitement du bébé.
Regina s'est terminé à la course. Deux êtres sont apparus dans ma vie et tout a basculé. Dès que ma femme m'a rejoint, je ne suis plus allé faire les courses à l'épicerie du coin. Dès que ma fille est née, je n'ai plus fait de longue marche vers le bureau. J'ai plutôt appris qu'autant on a besoin des autres dans sa vie, autant il faut savoir sacrifier une partie de son indépendance pour les y accueillir décemment. J'ai sacrifié quelques unes de mes heures de solitude et d'introspection à l'autel de l'amour des femmes de ma vie.
Regina s'est fini à la course. Je n'ai pas pu faire mes adieux à certains amis ou retourner à certains endroits. Je me suis pourtant attaché à cette petite ville, aux restaurants que je fréquentais, à l'Université de Regina et au centre-ville. J'ai appris à aimer Regina et j'ai dû me faire violence pour la quitter. Mais cet attachement est-il authentique et sincère ou serait-ce simplement parce que je sais que de toutes façons je dois rentrer et que quelque part m'attend un confortable chez moi?
Enfin comment dire que Regina, c'est fini? Ces histoires finissent-elles jamais vraiment? Je vais m'allonger, écrire, lire, jouer, danser et vivre et très vite, je vais me remettre à rêver à la prochaine destination, à la prochaine escapade. Je vais la monter de toutes pièces, la fignoler, la ficeler, la saucisonner et m'arranger pour que le rêve puisse se réaliser; je vais y songer longtemps, me préparer lentement et le réaliser délicatement. Qu'il s'agisse du festival de Jazz de Montréal, des danses d'Abomey, des baleines d'Oka ou de Churchill, du lac Manitoba, D'Ayer Rock ou des fermes de Swan River, je repartirai vers des coins reculés du Canada ou d'ailleurs. Car le voyage, c'est devenu un virus, un vice, une tare, une bénédiction, une grâce, un don. Une opération que j'execute avec de mieux en mieux de précision, comme des millions de personnes de ma génération, de mes pays, de mon monde, des millions d'Indigènes du monde.
Carnets de voyage: Khalid Loda

Khalid est un sympathique jeune homme de 30 ans. A trois ans, il quitte le Maroc pour l’Angola. Papa, qui a également vécu au Moyen-Orient, a choisit de quitter le Maroc de la fin des années 70. Il est conseiller en affaires dans le domaine de l’énergie. Khalid qui va étudier à l’école française, va y vivre avec sa famille jusqu’à ce que la guerre civile ne le permette plus. Il retourne alors au Maroc à l’âge de 12 ans et va y passer les huit années suivantes. Puis, de 1998 à 2006, il va vivre à sa façon le « rêve américain », jouer au basket dans une ligue mineure et poursuivre ses études, avant de retourner sur sa terre natale. Frustré par les difficultés d’intégration qu’il vit, Khalid revient vers l’Amérique et choisit cette fois de s’installer au Canada. Regina semble pour lui l’endroit rêvé car elle est située dans une province dont le coût de la vie abordable et la situation géographique lui permettent de poursuivre ses études universitaires et de rester proche de son frère resté au Dakota du Nord. Carnets de voyage: la Fransaskoisie
J'ai eu le plaisir de rencontrer Denis Desgagné, directeur général de l'Assemblée communautaire fransaskoise lors d'une réunion du RICLOS, le Réseau interministériel des coordonateurs de langue officielle de la Saskatchewan. Ma réponse à sa question "Penses-tu déménager en Saskatchewan?", une grimace, lui a fait tourner la tête de déception; c'est sans doute une réaction qu'il voit souvent, mais pour d’autres raisons. J'ai offert à Denis de prendre le temps de lui répondre ici. Voici.
Denis, actuellement, je suis installé et je vis au Manitoba où je suis heureux. J'ai d’abord fait la grimace parce que j'aurais volontiers considéré la Saskatchewan comme province d'accueil si j'en cherchais une. C'était plus par hésitation que parce que je vis de mauvaises expériences à Régina ou en Saskatchewan.
Bien sûr, il y a d'abord eu ces douloureuses premières semaines pendant lesquelles le choc de la petite taille de la ville de Regina a suivi celui de la difficulté de se faire des amis. L'atterrissage dans une nouvelle ville n'est pas toujours facile quand on n'y connait personne. J'ai d’abord trouvé les gens froids et distants ici. Mes tentatives infructueuses d’établir le contact m’ont fait réalisé qu'il me fallait simplement changer d'approche et me tourner vers des gens avec qui j'ai des points en commun: étudiants en sciences sociales, amateurs de poésie et de musique, écrivaillons en tout genre et surtout… francophones. Il n'y en a que 1,59% dont la première langue parlée est le français (2006) dans la province, mais j’ai réussi à les trouver! J’ai rencontré les jeunes employés de l’Institut français.
Mon expérience a alors changé du tout au tout et j'ai commencé à me sentir confortable. J'ai eu le plaisir d'assister à des soirées, de danser et de "socialiser" plus que je l'aurai imaginé. Enfin, cette rencontre avec des professionnels de cinq ministères différents a scellé mes impressions de Régina. C’est une petite ville, certes. Sur le plan économique, la structure des taxes d’entreprise est telle qu’elle empêche les grandes entreprises de s’installer ici et qu’elle fait l’apogée des PME. Ces derniers sont appelés les « moteurs » de l’économie. C’est une vie sociale de proximité, je peux d’où je vis « Walk to Work », marcher pour aller au travail, au supermarché, au restaurant et à l’université. Je peux même, avec du courage et de l’organisation, aller à pied chercher quelqu’un à l’aéroport (et revenir en taxi, bien sûr!) J’aime également les petits cafés, les magasins « du coin », où petit à petit les saluts timides se sont mués en longues conversations. J’aime bien les restaurateurs dont je fréquente les établissements, mes collègues francophones et mes amis employés de l’Institut français. J’ai découvert avec bonheur que le mot d’ordre des gens d’ici est l’inclusion et que les francophones, si peu nombreux qu’ils soient, sont passés d’un désir de revendication à un désir de valorisation. Comme l’a dit Gérard Bouchard (Commission Bouchard-Taylor de consultation sur les pratiques d’accommodement reliées aux différences culturelles) lors de son passage à Régina, c’est le Québec qui a à apprendre des fransaskois et pas l’inverse. (J’ajouterai que le Manitoba, dont la commission scolaire francophone rejette encore les enfants de familles exogames, en a tout autant à apprendre.)
C’est simplement que je suis un nomade et que cet automne a été une autre escapade montée de toutes pièces : j’ai trouvé deux ou trois bonnes raisons académiques et professionnelles de venir vous rencontrer, fransaskois et reginois, de venir apprendre ce que vous « mangez en hiver », ce qui vous fait vibrer. J’ai voulu découvrir les avenues Dewdney et Victoria, l’Université de Régina et l’hôtel de ville, le centre-ville et les bureaux de mon employeur, Statistique Canada. J’ai voulu voir ce qu’il y a en commun et ce qu’il y a de différent entre nos deux villes, nos deux provinces, histoire de pouvoir offrir des arguments solides à ceux qui ne comprennent pourquoi vous aimez tant votre coin de pays. Je suis devenu un défenseur et un promoteur de la vie en Saskatchewan, province en majorité anglophone et rurale et c’est le peu que j’ai compris que j’emporte avec moi, ami Denis. Si je ne peux rester, c’est simplement que je suis un nomade…
Carnet de voyage: en marchant...
Carnets de voyage: Solitude au Far-West
L'objectif est simple: "que dans ce groupe nous fassions part de nos expériences moins glorieuses pour parer à certaines désillusions. Ça peut être triste, ça peut être drôle, l'essentiel est que cela soit surtout simple et vrai !"
Les nomades vivent constamment ces moments moins glorieux. "Immigré" en Saskatchewan pour quelques mois et installé dans un quartier tranquille, je traverse actuellement un de ces moments moins drôles de "la vie à l'étranger" : la solitude! À l'heure de la pause-café chez Tim Hortons aujourd'hui, j'en ai parlé avec une collègue. Appelons-la Ludivine.
Image by CanadaGood via Flickr
« Alors, tu aimes bien ton séjour » me demande t’elle. Elle est vraiment drôle, Ludivine. Depuis le premier café que nous avons pris ensemble à mon arrivée il y a trois semaines elle a évité mon regard chaque fois que je passais devant son bureau pour « l’inviter » des yeux ou poliment décliné mon invitation quand je me suis posé discrètement devant sa porte. Les quelques autres collègues se sont montrés peu enclins à s’ouvrir, saluant à peine d’un geste de la main le matin ou d’un grognement en fin de journée. Pourtant j'avais confié à Ludivine que je n’avais pas de connaissances à Regina et que j’aurais aimé rencontrer des « gens d’ici. »
« - Oh, à part le fait que personne ne veut me parler, je vais bien.
- comment ça?
- pas de contact visuel avec des inconnus, après le travail chacun rentre chez soi et vaque à ses occupations, le restaurateur chez qui je vais tous les jours trouve bizarre que je veuille connaître son nom, mes voisins sont soit invisibles, soit introvertis…
- Oui, ici on n’établit pas beaucoup de contacts avec des gens qu’on ne connaît pas.
- Mais alors, comment apprendre à les connaître? » Ludivine me sourit. « Seules deux personnes m’ont vraiment adressé la parole en deux semaines: un africain, parce qu’il a reconnu le logo de son entreprise sur un sac promotionnel que j’utilise et un avocat anglophone qui a vécu à Montréal, parce qu’il a reconnu mon accent et qu’il veut pratiquer son français! »
C’est déjà un début, deux personnes en trois semaines. Il faut reconnaître que tout le monde n’est pas extraverti. De plus, ce n’est pas juste dans l’ouest ou dans les plus petites villes qu’on ne parle pas aux inconnus, c’est partout. Mais je dois admettre que plus je m’enfonce dans les Prairies et plus le phénomène se généralise. Il en est sans doute de même dans les provinces atlantiques, maritimes, pacifique, au Nord ou au fond de l’Ontario et du Québec. Au Québec au moins, j’aurais eu la langue en commun avec mes interlocuteurs, et la langue est un vecteur majeur d’intégration, un outil contre la solitude.
Carnets de voyage: Rêves d'acier dans la ville reine
« C’est une Cayman S.
- Wow ! Et vous connaissez la différence avec les Boxter ou les Carrera? Vous en avez essayé une? » Je voulais avoir l’air d’un connaisseur, mais je ne m’intéresse pas aux voitures de luxe à vrai dire. J’avais juste entendu parler de la Panamera la veille, et j’étais allé faire un tour sur internet.
« Non, c’est l’auto à mon mari, alors je ne m’y connais pas beaucoup…
- Elle est vraiment belle en tout cas.
- Je lui dirai, merci à vous.
- De rien ! Et parlez-lui de la Panamera aussi… »
Je l’ai regardé s’éloigner en retournant vers ma berline. Cette Porsche de plus de 70.000$ m’a fait rêver tout d’un coup. J'avais observé jusqu'ici que les propriétaires de tels vehicules avaient toujours plus de cinquante ans et je n'avais jamais compté une femme dans la catégorie. Ah si j’étais millionnaire…
Question: combien faut-il gagner pour s'offrir un bolide entre 70.000$ et 150.000$ de ce genre?
Carnets de voyage: Immigrants à Régina
Regina est une très petite ville, où on circule facilement. Comme dans la plupart des villes américaines, l'urbanisation a été planifiée et les espaces sont bien quadrillés. Certaines avenues portent des numéros, 4ème, 5ème, 6ème, 12ème, 13ème, comme à New York. D'autres -c'est amusant- portent des noms de la province et de villes canadiennes: Saskatchewan Drive, Quebec St., Montreal St., Toronto St., Ottawa St., St John et Halifax St.
C'est une petite ville qui "fait" petite ville. Les cafés et les restaurants ferment tôt, on se salue encore dans la rue, on s'offre facilement des cigarettes. Deux fois déjà des étrangers m'ont offert de me déposer en voiture alors qu'il pleuvait et que je n'avais pas de parapluie ou que je ne savais pas comment me rendre chez moi un soir après un tour à l'hôpital. Ceux qui s'y établissent viennent pour le calme: c'est une ville qu'ils préfèrent à des métropoles plus bruyantes et plus densément peuplées pour des raisons aussi simples que commencer une famille. Les étudiants étrangers trouvent Régina moins coûteuse et une fois établis, n'ont plus envie de partir. La population, bien que distante de prime abord, s'avère vite très amicale et attachante. Rien à voir avec les expériences de Kyriaki et d'Elias, immigrants de Grèce ou d'Awelana qui est arrivée du Ghana dans la ville de Toronto.
Par contre, je sens chez les immigrants que je rencontre ici, qu'ils soient de Grèce, du Ghana, ou du Congo et du Burundi, un grand sens du sacrifice. "On est ici pour le bien des enfants." Auraient-ils aimé être ailleurs s'il n'en tenait qu'à eux et à leur bonheur? Vivre dans la paisible ville-reine pour assurer un bel avenir à ses enfants, voilà le pari. Mais pour les nomades de mon genre, ce petit coin de pays se fait un peu trop tranquille... (à suivre)
Carnets de voyage: Chez Dawn
Fatigué, J’ai fait le tour des lieux et je me suis avachi dans un vieux divan devant la télévision silencieuse : il me fallait encore faire entrer mes bagages, m’installer et trouver quelque chose à manger. J’ai opté pour une pizza qui a mis deux heures à arriver. La nuit agitée que j’ai passé, enfin, m’a rappelé une autre dimension des voyages.
J'aime à penser que nos oreillers et nos couettes portent en eux l’essence de nos rêves, la somme de nos aspirations, de nos tristesses et de nos joies, la trame de nos vies. Bien que préparé à mon attention, le lit portait les rêves de quelqu’un que je ne connais pas. Ma vie et mes songes ont eu un peu de mal à s’y loger, et mon corps à s’y blottir. J’ai senti que je n’étais pas encore chez moi et que m’adapter à cette nouvelle réalité nécéssiterait des efforts certains de ma part.
Banalités.
Mes premières séances de cours présagent d’un long semestre: j’aurais aimé avoir fini en une semaine, comme pour mes cours accélérés. Cette fois, il va me falloir être patient et adopter un nouveau rythme. Cependant, chaque problème se transforme en une opportunité
Outre les livres, l'art occupe une place importante dans la maison de Dawn: statuettes et representations de la mère nourricière, paysages et visages en peinture, photos, cartes et citations suscitent mon constant émerveillement. C'est le genre d'espace que j'aime et que je veux recréer autour de moi. Je suis loin pourtant de tout ce qui m'est familier, je suis à Regina, chez Dawn.
Carnets de voyage: Highway No. 1
Mi –septembre 2009. Je roule à vive allure sur l’autoroute Numéro Un, qui relie les extrémités est et ouest du Canada. Pour la troisième fois cette année, je franchis par la route les six cents kilomètres et quelques qui séparent le périmètre de Winnipeg de celui de Regina et qui me rappellent à quel point j’aime ces prairies! Je ne cesse de tourner le regard du nord au sud, de gauche à droite : les champs sont immenses et il n’y a rien de tel que ces étendues vertes ou jaunes parsemées de bottes de foin qui n’attendent qu’à être engrangées pour l’hiver. C’est le temps des récoltes et bien que j’aie pris la route un dimanche, je peux enfin voir quelques fermiers s’activer sur leurs tracteurs. Au printemps, je les manqué de peu : il était encore trop tôt pour les semences quand je suis passé. Au milieu de l’été, les plantes en croissance nécessitaient moins de soin; il n’y avait donc personne à regarder travailler. Maintenant, j’ai vraiment l’impression de traverser le grenier du pays.
Ici, un troupeau de vaches broute tranquillement. Là, plusieurs kilomètres plus loin, je distingue près d’une grange les bras immenses du système d’irrigation utilisé: c’est un champ de patates que ces longues tiges mécanisées ont rafraîchi tout l'été et bientôt elles iront rejoindre tracteurs, fourches et bennes dans des granges emménagées à cet effet. Enfin, plus loin, les tournesols des champs voisins semblent être trop lourds pour lever la tête vers le soleil : il est temps de les récolter.
Les Prairies, c’est le bonheur de pouvoir admirer un coucher de soleil jusqu'au bout de l'horizon et ces champs sont devenus le nouvel océan au bord duquel j’aime
Carnets de voyage: Regina
Goose Statue 1999 Image by CanadaGood via Flickr
Je n'ai jamais vraiment aimé lire les carnets de voyage d'autres ou relire les miens. Les anecdotes sont souvent uniques et situationnelles et la probabilité de vivre les mêmes choses sont faibles bien que ces carnets donnent des trucs ou des idées, c’est certain. Mais je tiens à partager ceux-ci. Voici pourquoi : en choisissant de rester à Montréal à la fin de mes études, je mesurais mal l’ampleur de ma décision. Après un estivage au pied des volcans de la Cordillère des Andes durant lequel j’ai appris à connaître quelques pays comme ma poche, j’ai compris que je n’avais pas choisi d’immigrer dans une série de villes du Canada, mais bien dans un pays de la taille d’un continent. Je me suis donc proposé de le découvrir et d’apprendre à le connaître pour mieux le transmettre, le discuter, le critiquer et l’apprécier. Ces explorations m’ont mené de Beauce à Pilot Mound, Vancouver, Halifax, Moosamin, Winnipeg, Trois-Rivières ou Banff. Depuis 2007, je sillonne le Canada de long en large et ne manque aucune occasion de découvrir un nouveau coin.
Les plus intéressantes de ces incursions sont celles durant lesquelles je peux vivre un peu plus d’un mois auprès des gens de l’endroit et apprendre à les connaître. La plus récente m’emmène à Regina, au sud de la Saskatchewan où, sous le prétexte de finir un autre diplôme universitaire, je vais vivre durant les trois prochains mois. L’aventure à laquelle je vous invite consiste à découvrir cette ville avec moi et surtout, à comprendre pourquoi et comment les gens y vivent.
Back to the 'peg
Je suis rentré vendredi matin. Le 29 février. Pfuittt!!! Sept mois d'absence! Il faisait froid, il y avait de la neige partout mais nada! Je n'ai rien senti. Et puis, il y avait mon âme soeur! J'ai couru, non, volé dans ses bras. Je n'en pouvais plus de tant d'absence. Non, plus du tout.
J'ai perdu un sac. Enfin, je me suis fait volé un sac avec toute ma musique, mes CDs, mes DVDs. Juste à Riobamba, as I was leaving the city, in a cab. Well, things happen.
It was a long trip back home. Riobamba, Quito, Miami, Montreal, Alma, Montreal, and then home. I spent a week in Montreal the first time and then four days in Alma. The debriefing was quite something, intense, busy, cold. Alma is colder than Montreal.
Home is sweet. It is home. I cannot describe the feeling, I am now discovering my house. Jenster made it home. I can get some rest and with the two weeks I have before I start working again, I have plenty of time to "come back."
I am happy. However, it is not easy when you leave your wife a month after you got married to go to work in a different country. I strongly recommend not to do such a thing. We now have seven months to catch up.
Peace out,
Raï
