Quotes

About children...

It takes a village to raise a child. (African proverb)

One generation plants the trees; another gets the shade. (Chinese proverb)

A three-year-old child is a being who gets almost as much fun out of a fifty-six dollar set of swings as it does out of finding a small green worm. (Bill Vaughn)

And my favorite:

It is not a bad thing that children should occasionally, and politely, put parents in their place. (Colette)

Des stages au gouvernement fédéral pour jeunes réfugiés

Interessante initiative du gouvernement fédéral que celle d'offrir des stages spécifiquement aux jeunes nouveaux canadiens dans un ministère fédéral. Pourvu que de telles initiatives s'ouvrent dans les "régions" et ne soient pas seulement offertes en capitale nationale, qu'elles durent plus longtemps que l'ère éphémère d'un gouvernement canadien et que leur impact se fasse sentir sur la jeunesse immigrante.

Durant la conférence du Réseau canadien de DEC (RCDEC), "Retour aux sources: partager une vision de la 7ème génération", une des questions que je me suis posées porte sur l'existence de ministères specifiques pour certains groupes: ministère de la jeunesse, Condition féminine Canada, Affaires indiennes et du nord Canada et Citoyenneté et immigration Canada (CIC). Pourquoi les emplois sont-ils strictement réservés aux membres de ce groupe pour ce qui est de certains de ces ministères (Condition féminine ou Affaires indiennes ou le taux d'hommes ou de non-autochtone est très bas -du moins dans les postes d'entrée) et pas nécessairement pour d'autres (Citoyenneté et immigration Canada pour les immigrants)?

J'ai toujours perçu le rôle de Citoyenneté et immigration Canada comme étant celui de simplement aider à faire entrer le maximum de personnes en faisant respecter la Loi sur l'immigration. Rien de plus qu'un "service de douane géant et sophistiqué", en somme. Je suis heureux de réaliser que me trompais. Peut-être un ministère d'avenir? En tout cas le fait que le programme du multiculturalisme y soit maintenant greffé va sans doute faire bouger les choses: le "Immigrant Settlement and Integration through Social Enterprise initiative" (ISISE) du RCDEC va recevoir des fonds de ce ministère justement pour aider les nouveaux canadiens qui lancent des initiatives en entreprise sociale et en développement économique communautaire dans le but de mieux s'intégrer dans leur nouveau pays.

Et il y a également la Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada, "le plus important tribunal administratif indépendant au Canada (dont la) mission consiste à rendre, de manière efficace, équitable et conforme à la loi, des décisions éclairées sur des questions touchant l'immigration et le statut de réfugié."

Affaires à suivre.

Bon voyage!

Congrès pancanadien 2009 du Réseau canadien de développement économique communautaire. Comme souvent, quelques participants me demandent d'où je viens. Sempiternelle question à laquelle je réponds invariablement: "de Montréal". C'est un mécanisme de défense que j'ai développé et qui me permet de ne pas avoir à raconter tous mes voyages, mes âges, ni les paysages qui forgent mon identité.

Mais voilà: il est bientôt minuit, nous avons tous dormi entre quatre et cinq heures par nuit depuis deux jours, le vin a coulé à flot, ils sont sympathiques et ...ils parlent français! Alors je me lance. J'ai bien envie de discuter encore une fois de la question du "d'où viens-je?" et de repenser à mes amis "des deux mondes", d'ici et d'ailleurs. Ce qu'il reste de nos débats et des cartes griffonnées sur des serviettes de table se résume bien sur ce service de Google sur Facebook, le "trip advisor". Bon voyage!



Argh!! Diaspora!!

Parfois, certaines des conversations auxquelles je participe sur d'autres blogs s'avèrent très intéressantes pour "Indigène du monde" et les personnes qui l'apprécient. Comme on attire l'attention d'un internaute sur un bon livre, un film extravagant ou de la musique douce, j'aimerais partager avec vous mes échanges au sujet d'un thème qui m'est cher: la diaspora.

Je me suis récemment imprégné de diverses influences, conversations et lectures sur le thème. Je reste coi devant chaque découverte et chaque question. Un mélange de passion et de curiosité me paralyse et me projette hors de moi à la fois: je ne sais encore que faire de tout ce qui m'entoure.

Je vous invite à lire le lien suivant qui parle de l'importance des langues maternelles africaines sur le blog de Ndack, et surtout à ne pas manquer les commentaires.

http://comprendreetagir.blogspot.com/2009/05/le-wolofranglais.html

Démocra-Ture

Abdelaziz Bouteflika, president of Algeria, in...Image via Wikipedia

Jeudi en fin de journée, j'ai entendu parler à la radio des élections en Algérie. Les commentateurs utilisaient un terme qui m'a amusé: "démocrature" ou "dictature déguisée en démocratie." J'ai fait quelques recherches et je suis tombé sur cet article qui parle du changement constitutionnel opéré par le président algérien en 13 jours. Un record dans le monde: aucune constitution n'a jamais été changée aussi rapidement, disaient-ils! Abdelaziz Bouteflika (Bouteflika 1er), deviendrait-il Roi d'Algérie?

Comble des paradoxes, ce même président fait mener une campagne monstre dans son pays. Non pas pour que les gens votent pour lui, non, ça c'est acquis, mais pour qu'ils aillent voter, tout simplement. Car, selon lui, un président qui n'est pas élu avec une écrasante majorité n'est pas un président. Les deniers publics ont donc, entre autres, servi à faire des appels sur les téléphones personnels de chaque citoyen afin de les exhorter à "aller accomplir (leur) devoir citoyen." Résultat: il est élu avec 74% des voix en 1999 sans aucune concurrence, 85% des voix en 2004 et aujourd'hui, 90,24% des voix. Une popularité qui paraît un peu trop "démocratique". Dans cinq ans, maintenant qu'il peut être président à vie, il atteindra sans doute les 100%.

Chez Bouteflika comme chez certains hommes d'état de sa génération cités par cet article, il y a vraiment quelque chose de troublant entre le désir de "reconnaissance populaire", réelle ou factice (aussi appelée démocratie ou le "pouvoir aux mains du peuple" par définition) d'une part, et le désir celui de contrôle absolu de ce même pouvoir (dictature ou le "pouvoir aux mains d'un seul homme", par définition). Comment ces deux extrêmes sont-ils conciliables?

Les libertés individuelles n'étant pas garanties dans une dictature, elle s'oppose à la démocratie. Elle doit donc s'imposer et se maintenir par la force en s'appuyant sur l'armée, sur une milice, sur un parti, sur une caste ou sur un groupe religieux ou social (toupie.org). Dans ce cas, Bouteflika s'appuie sur le pouvoir tripartite qui le soutient. Ce vote a donc scéllé le début d'une "démocrature" et renforce cette conclusion de l'article:

"Pour le politologue algérien Abed Charef, la révision constitutionnelle "confirme, aux yeux du citoyens, que la loi n'est pas faite pour tous: les puissants font la loi, la changent, quand elle ne les arrange pas, les plus faibles subissent la loi.""

Mais, n'en a-t-il pas toujours été ainsi? Existe-t-il aujourd'hui de vraie démocratie qui ne soit pas simplement une mascarade de dictature?


http://www.lepoint.fr/actualites/2008-11-12/le-parlement-algerien-leve-la-limite-des-mandats-presidentiels/1037/0/290849
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