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Attawapiskat

Ben, qu’ils déménagent et aillent où ils veulent! » dit un certain monsieur Normand sur Maisonneuve en Direct, une émission de la radio nationale, en parlant de la question de logement des amérindiens. C'est un après-midi de grande écoute et de nombreuses personnes appellent pour donner leur avis sur la question de l'état d'urgence décrété à Attawapiskat.

Cette question est d’actualité parce que dans cette réserve "La misère autochtone indiffère. Ce qui devrait être un honteux scandale pour un pays riche comme le Canada est perçu par plusieurs comme la faute des communautés autochtones elles-mêmes." (Le devoir, 2 décembre 2011) 

M. Normand ne croit pas que le gouvernement ait à payer quoi que ce soit pour aider les populations autochtones. L'intervenant suivant quant à lui, rappelle que voilà plus de deux cent ans que l'« homme blanc » exploite ces terres alors que les peuples autochtones n’avaient même pas la notion de posséder la terre et en vivaient pleinement et librement.

Débat d'idées.

Il fait encore beau à Ottawa!

Allez, je me lance. Après six mois dans la capitale nationale, il est temps que je reprenne mon appareil photo et ma plume. Je me (re)lance le défi de vous offrir des images quotidiennes. Hum hum...

Aujourd'hui, une image de Remic Rapids, un bout de rivière que longe la Promenade de l'Outaouais.

"Moi" de silence, mois de silence

J'ai pris un mois de silence pour vivre mes deuils divers: mes appareils électroniques (que j'utilisais pour bloguer) volés, mon déménagement du Manitoba mais surtout, surtout, le départ d'un être cher à mon coeur, ma belle-grand-mère. Je suis à Ottawa (ON) depuis six jours et je travaille, à ma transition entre les deux provinces à m'installer et à cerner mon nouvel emploi.

Revenons-en aux choses qui intéressent les indigènes du monde. J'ai choisi de ne pas commenter les révolutions qui secouent le monde arabe, les problèmes politiques en Côte d'Ivoire, la crise humanitaire du Congo, d'Haïti et du Japon. Mais combien de temps peut-on éviter de l'actualité? Combien de temps peut-on se voiler la face, se penser impuissant, détourner le regard? Je ne veux pas arrêter de prêter attention à la souffrance des humains.

J'ai pris un mois de silence pour vivre mes deuils divers. Je me remets à lire, rechercher, comprendre, écrire et commenter celles des autres. C'est ma façon à moi d'aider.