Le français progresse? Merci l'Afrique! (deux articles)

French west africa countriesImage via Wikipedia

Pour le moment, le nombre de personnes parlant le français dans le monde est estimé à 200 millions, ce qui en fait, quantitativement, la 9e langue parlée dans le monde.

Sur ces 200 millions, la moitié (96,2 millions) vit en Afrique et ce continent est, de loin, le principal réservoir de progression.

L'alphabétisation croissante des Africains et leur dynamisme démographique permettent d'envisager 700 millions de francophones dans le monde en 2050, selon les projections.

Cependant, cet essor programmé est fragile, car en Afrique le français est partout seconde langue: les enfants l'apprennent à l'école et non dans leurs familles. Un changement de politique au niveau de l'État peut réduire l'expansion du français.

Lire la suite ici

RÉGRESSION DANS LES ORGANISATIONS INTERNATIONALES

La régression est aussi patente dans toutes les organisations internationales et sur leurs sites, même quand le français y est langue officielle ou langue de travail. Ainsi, constate Alexandre Wolff, responsable de l'Observatoire de l'OIF, seulement 15% des textes de la Commission européenne de Bruxelles sont émis initialement en français et servent ainsi de base de discussion avant traduction.

Dans les instances de l'ONU, à Genève, ajoute-t-il, 90% des textes sont d'abord rédigés en anglais. A toutes ces organisations ainsi qu'à certains de ses pays membres comptant relativement peu de francophones, l'OIF tente d'imposer un "vade-mecum", rappel à la diversité culturelle timidement suivi d'effet, souvent faute de moyens.

Dans ses projections, l'OIF anticipe que l'Afrique, où vivent déjà environ la moitié des francophones du monde, en regroupera en 2050 environ 85%, sur 715 millions de locuteurs, toujours en vertu de son dynamisme démographique. Et à condition que la scolarisation continue de progresser sur ce continent et que le français y demeure une langue enseignée (le Rwanda a, lui, opté pour l'anglais).

Lire la suite ici
Enhanced by Zemanta

Saïdou Abatcha, conteur camerounais

Un peu de détente, à la saveur africaine...




(reblog de All Eyes On...)

Lettre à l'ami retrouvé

FriendsImage via Wikipedia(J'ai dû voir Carl* pour la dernière fois en 1996. Je l'ai retrouvé aujourd'hui, 24 octobre 2010, par le biais de la toile. Cependant, tout ce que je sais, c'est que Carl vit en France. J'aimerais en apprendre plus, mais il y a tellement de temps et d'espace entre nos deux vies. Voici la lettre que je lui ai écrite, un email en fait. Je n'y dis pas à quel point j'ai mal "à l'amitié" et à quel point je n'aime pas cette distance qui me sépare de mes amis. La distance et le temps. J'essaie de leur faire face du mieux que je peux...)

«Salut Carl,

Content de te retrouver ici. Actuaire? Profession intéressante. Est-elle aussi lucrative qu'on le dit?

Plutôt que de te dire ce que je fais ( va voir LinkedIn) ou de te parler de mes amis etc. ( retrouve-moi sur Facebook pour cela), j'aimerais te raconter ma journée. Ce dimanche, je me suis levé à 9h pour passer du temps avec les miens. Il fait beau en cette journée de fin d'octobre et j'ai hâte de sortir pour en profiter. Nous prenons un délicieux petit déjeuner, des omelettes et des tartines, et nous nous apprêtons aussi vite que nous pouvons.

Le campus de l'Université du Manitoba était un endroit où j'avais peur de me rendre, mais aujourd'hui je conduis sans problème. Les complications du trajet se sont effacées devant la passion de ce qui me mène vers le campus. Le chemin se déroule petit à petit, et je prends bien soin de conduire à la vitesse limite, celle que préfère ma famille. En route, nous rions de mes appréhensions du passé et de mon mauvais sens de l'orientation puis nous arrivons enfin à destination: le Centre Frank Kennedy, le nouveau gymnase de l'université. J'y rejoins sept autres personnes, membres d'un projet particulier, le "Projet 10", mon équipe de basket ball. Non, je n'ai pas arrêté de jouer.

Nous avons une heure d'avance et je peux m'échauffer tranquillement en jetant un coup d'oeil de temps en temps sur les deux équipes actuellement en lice: j'aimerais en apprendre plus sur les joueurs et conserver cette information en mémoire pour nos prochaines rencontres. Peu à peu, mes coéquipiers arrivent et se changent: Patrick, Muuxi, Kip, Ian, Josh, Brett et Kevin. C'est déjà le temps de s'échauffer.

17h37. Assis devant mon ordinateur, je me rappelle encore du match et je t'écris. Jouer au basket me permet de me sentir moins loin à Winnipeg où je fais de moins en moins d'activités qui "sont" moi. Le match s'est bien déroulé, nous en sommes sortis confiants et nous nous sommes bien amusés. Nous avons perdu de sept points, un progrès considérable, considérant qu'il y avait une différence de 37 points à la fin de notre premier match il y a cinq semaines. Équipe formée principalement d'"électrons libres", nous devions apprendre à nous connaître. Nous avons des styles de jeu très différents, de fortes individualités et des joueurs moyens. Nous nous améliorons donc.

Voilà ce que dont nous aurions parlé aujourd'hui si, ami, nous habitions la même ville. Mais ce n'est pas le cas et ce quotidien, je dois te l'écrire. Parle-moi de toi, Carl, et raconte-moi un bout de ce "au jour le jour" que je perds chaque jour parce que je suis loin de toi.

Amicalement,

Toun »

*Prénom fictif d'un ami réel.

Enhanced by Zemanta