Moi, canadien de souche et champion de l'immigration pour... le futur de MES enfants
Comment devient-on un champion de l'immigration? Quelles motivations peuvent-elles justifier de se lancer dans la bataille pour cette "cause" et de vouloir, noblement, aider réfugiés, immigrants économiques, sociaux et autres migrants, à s'installer chez soi?
Au Canada, l'enjeu de la taille et de la croissance de la population est d'abord économique. L'indice synthétique de fécondité est passé de près de 4 enfants par femme au début des années 1960 à 1,49 enfants par femme en 2000 et 1,7 en 2009. Le mode de vie urbain trépidant, la place de la femme sur le marché du travail et les crises économiques ne facilitent pas l'accroissement naturel. Il faut donc, pour accroître la population active, compter sur l'immigration. Pourquoi? Parce que la population active soutient par ses taxes et ses impôts le gouvernement, les jeunes et les personnes âgées. C'est donc, du point de vue du gouvernement canadien une question de survie nationale.
D'autre part, une infime partie -décroissante avec les nouvelles politiques d'immigration- des immigrants sont acceptés pour des raisons "humanitaires" et viennent désormais surtout ... des pays d'Afrique et d'Asie.
Art DeFehr, homme d'affaires manitobain est décrit par le Globe and Mail comme un champion de l'immigration. Cependant c'est la motivation profonde de DeFehr qui me laisse pantois, ce n'est pas son expérience des camps de réfugiés ni son désir d'aider ces derniers mais le désir de garder ses enfants auprès de lui au Manitoba qui lui a fait contribuer à créer une province qui vibre et qui attire. En somme, encore une fois, l'immigrant n'est qu'un payeur de taxes qui contribue au bien-être économique du pays.
C'est clair qu'il y a des avantages pour celui-ci. Un pays tranquille, des lois qui sont respectés, la relative sécurité, la possibilité d'élever sa famille en paix, d'envoyer de l'argent au pays et de travailler. Mais à quel genre d'emplois les immigrants peuvent-ils vraiment aspirer? Quelles sont leurs chances d'occuper des fonctions de choix au sein des entreprises et des administrations? Quel pourcentage d'entre eux réussit vraiment à se tailler une place de choix dans l'univers professionnel de leur pays d'accueil et à quel prix? Les histoires à succès d'immigrante devenue Gouverneure Générale du Canada et de "parcours réussis" sont une infime minorité comparé à celles de titulaires de doctorats et de médecins devenus chauffeurs de taxi. Il y a d'ailleurs surreprésentation des immigrants au sein de cette profession comme le démontre une étude de Citoyenneté et immigration Canada: "La conduite d’un taxi s’est avérée être l’emploi principal de 255 personnes titulaires d’un doctorat
ou d’un diplôme en médecine (ou un domaine connexe), dont 200 immigrants. Des 6 040 autres
chauffeurs de taxi qui détiennent un baccalauréat ou une maîtrise (12 %), la majorité sont
immigrants (80,7 %). En outre, parmi tous les chauffeurs de taxi immigrants, 20,2 % ont au
moins un baccalauréat; ce taux est quatre fois moins élevé chez les chauffeurs de taxi nés au
Canada (4,8 %)."
Comment l'Afrique en est arrivée là
Voici l'intégral d'une interview accordée à Philippe Perdrix de Jeune Afrique, (édition du 25-31 mars 2012) par une auteure d'origine camerounaise, Axelle Kabou. Sa vision du développement de l'Afrique est critique et elle nous pousse à regarder au delà des indicateurs économiques qui prouvent que les choses vont mieux sur le continent mère. D'autre part, Axelle Kabou remonte le temps pour expliquer, par exemple, les crises politiques contemporaines. Elle vient de publier "Comment l'Afrique en est arrivée là" chez l'Harmattan (collection Points de vue), qui suit son premier livre, "Et si l'Afrique refusait le développement".
Depuis plusieurs années, la question du retour vers l'Afrique me titille le subconscient. Mais je résiste à l'idée de l'élaborer pour des raisons aussi superficielles que personnelles. Au-delà de ces raisons cependant, la soudaine "croissance", le soudain "boom" économique et les soudaines perspectives alléchantes vantées dans les médias ces dernières années me dérangent. J'en ai entendu parlé et j'ai lu sur la question, mais lors d'un voyage en Afrique en 2010, je n'ai pas aimé ce que j'ai vu. La pauvreté est toujours rampante, elle est partout, la corruption règne en maître et surtout il y a, dans les classes moyennes et malgré des conditions de vie enviables, un certain désespoir. C'est encore, à mes yeux, la loi de la jungle, manger ou être mangé, à moins qu'il ne s'agisse de l'expression du capitalisme. Je sais que je mélange tout, mais je n'ai pas vu de progrès sur le plan social... Peut-être y suis-je resté trop peu de temps (trois semaines)? Quoi qu'il en soit, je suis surpris de ces propos d'Axelle Kabou qui font écho à ma perception et à mon scepticisme: c'est bien qu'il y ait plus d'immeubles, plus de jeunes et plus de voitures, mais il y a aussi plus de pauvres pour qui les états font si peu.
Dures lois
J'ignore si elle est vraiment partie.
On pourrait sauter aux conclusions et parler des défaillances du système, mais le problème est un peu plus complexe qu'on ne pourrait l'imaginer. Pendant les 47 ans passées au Québec, madame Poloni, résidente permanente, n'a pas obtenu sa citoyenneté canadienne parce qu'elle avait un casier judiciaire. Elle avait été, en effet, arrêtée plus d'une dizaine de fois pour vol à l'étalage. C'est à cause de son statut et de la gravité de son crime (tout crime condamné à plus de plus de six mois est considéré comme un crime grave) qu'elle risquait l'expulsion, les résidents permanents pouvant être expulsés s'ils commettent des crimes graves.
Mais alors, comment obtenir sa citoyenneté canadienne et éliminer ce risque, lorsque résident permanent, on a un casier judiciaire?
Le ton semble s'être durci ces dernières années parce que des solutions plus "humanitaires" auraient pu être trouvées dans le cas d'une personne qui vit au Canada depuis plus de 40 ans. Surtout quand on pense aux cas de membres de gangs arrêtés en possession d'arme, accusés de crimes graves, mais à qui on accorde un sursis. Toutefois, n'ayant pas toutes les données de cette affaire, ne sautons pas aux conclusions...
Le Canada, de moins en moins accueillant?
Depuis quelques années, la politique d'immigration prônée par le gouvernement canadien change drastiquement. Des pouvoirs accrus sont offerts aux ministères et des lois omnibus permettent de faire des changements sans les vérifications et l'avis du parlement. Pourtant, ces changements pourraient avoir un impact profond sur le tissu social et économique de notre pays ainsi que sur la perception de ce dernier par les immigrants potentiels.
Certains changements semblent bénéfiques: insister sur la maitrise des langues officielles par exemple. D'autres changements ne semblent pas justifiés mais basés sur des anecdotes et les cas d'abus, plutôt que sur de la recherche. Enfin, l'exécution et l'implantation de certaines de ces nouvelles règles peut être problématique.
La Fondation Maytree qui fait la promotion de l'équité et de la prospérité à travers ses analyses politiques, ses subventions et ses programmes, propose un dialogue avec le public sur le genre de Canada que nous voulons et comment se servir de la politique d'immigration pour y arriver. Elle propose de s'assurer que certains principes guident ce dialogue. D'après le rapport publié par la Fondation, la politique d'immigration devrait:
- être basée sur des objectifs sociaux et économiques à long terme et sur un engagement à la citoyenneté;
- être basée sur des faits et des évaluations, être juste et respectueuse des droits de l'homme;
- être développée sur la base d'un engagement du public, des consultations fédérales-provinciales-territoriales et un processus démocratique;
- améliorer la perception du Canada à l'étranger.
Ceci dit, dans les systèmes démocratiques que nous prônons, la politique (en anglais politics) ne semble t-elle pas aller à l'encontre du bien-être économique et social à long terme d'une population? Comment demander à des élus qui ont un mandat de quatre à cinq ans, de développer une vision à long terme?
Et si, au Canada, mettons qu'ils le faisaient justement, et que leur vision est de changer la perception et la réputation du pays? Dans de telles conditions, on comprendrait mieux et on pourrait s'expliquer la rapidité et la profondeur des changements que subit notre politique (en anglais policy) d'immigration.
Attawapiskat
Au-delà de toute attente!

Hey, les choses avancent bien!
Handicaps
Plus de généraux que de chars d'assaut
Canada, élection fédérale 2011
Je me réveille avec des sueurs froides la nuit en pensant que le gouvernement Harper pourrait devenir majoritaire. If it's the same for you, please check out these links, SVP visitez ces liens et votez stratégique.
Project Democracy : enter your postal code and find the non-conservative candidate most likely to win in your riding
Swing 33 : 33 ridings where the race is tightest (where a conservative MP won by less than 5% in the last elections), donate money to support the campaign of the runner-up
Vote Pair : swap your vote with another Canadian, when your preferred party has no chance to win in your riding."
Immigrants qualifiés: le Canada préfère des cuisiniers aux avocats
"There are government-sponsored career-assisting centres that are paid to help internationally trained professionals find jobs. But the issue is not the jobs; it is the fact that they are internationally trained for locally made jobs. In most cases, internationally-trained means internationally over-qualified, which in fact means locally under-qualified."
D'autre part, des personnes qui n'ont pas fait le choix de venir au Canada décrivent la politique d'immigration canadienne comme vicieuse. Sous des airs d'ouverture et d'accueil, il s'agirait plutôt d'une politique sélective qui a comme conséquence de drainer les cerveaux des pays en voie de développement. Offrant de meilleures conditions de vie, le Canada paraît plus attirant à tous ces jeunes professionnels qui vivent dans les pays du sud.
Dossiers à suivre.
Expo d'images de femmes assassinées ou disparues

La question des femmes autochtones assassinées ou disparues en Colombie-Britannique est sans doute une de celles qui interpellerait tout Indigène du monde. L'exposition "The Forgotten" (les oubliées) de 69 toiles de 6 mètres carrés de l'artiste vancouveroise Pamela Masik qui, à sa façon, a voulu témoigner de leur existence attire donc l'attention. Ses mots sont forts:
“I saw my role as an artist to bear witness to the 69 women who were marginalized, went missing and many, ultimately who were murdered, not just by the hands of a serial killer but by our society viewing these women as inconsequential.”
Chez les autochtones (Indiens de l'Amérique du Nord, Métis ou Inuits) cependant, la notion de respect est très importante. Il faut aborder certains sujets avec délicatesse, être patient, consulter et écouter avant de donner une opinion; la blessure de la colonisation par exemple est toujours profonde, la plaie des terres revendiquées est encore béante, les revendications s'expriment encore à travers des discours virulentes et on n'aborde pas ces thèmes à la légère. Il en est de même pour ce qui est de la violence faite aux femmes, souvent les premières victimes, avec les enfants, d'abus et de violences de toutes sortes.
La réaction d'une organisatrice de l'évènement annuel commémorant ces disparitions (Women’s Memorial March in the Downtown Eastside) est catégorique: “‘The Forgotten’ does nothing to stop the violence against women in this community. It exoticizes them and turns them into commodities to promote the ‘Masik brand’”. Ce groupe s'est donc employé avec succès à faire interdire l'exposition au Musée d'Anthropologie de l'université de Colombie-Britannique.
Une Égypte pour tous

C'est le mot d'ordre de la communauté musulmane au lendemain de l'attaque d'une église copte qui a fait des dizaines de morts à la veille du nouvel an. Dans un mouvement de solidarité extraordinaire, de nombreuses personnalités et des centaines de musulmans se sont rassemblés autour de la communauté chrétienne qui célébrait des messes en l'honneur de ces morts. ""This is not about us and them," said Dalia Mustafa, a student who attended mass at Virgin Mary Church on Maraashly Street. "We are one. This was an attack on Egypt as a whole, and I am standing with the Copts because the only way things will change in this country is if we come together.""
D'aprés l'auteur de l'article, Yasmine El-Rashidi, le problème semble ne pas être uniquement de nature religieuse (l'est-il jamais vraiment?) mais également et surtout de nature politique et économique: "The terror attack that struck the country on New Year's eve is in many ways a final straw – a breaking point, not just for the Coptic community, but for Muslims as well, who too feel marginalized, oppressed, and overlooked by a government that fails to address their needs. On this Coptic Christmas eve, the solidarity was not just one of religion, but of a desperate and collective plea for a better life and a government with accountability."
Dérèglement dans le monde?
Un maire d'origine ghanéenne en... Slovénie
En novembre dernier, j'entamais le billet suivant. Le voici terminé: "Mon coeur oscille entre la joie qu'une personne élue sur la base de ses compétences fasse la une des journaux, et le sentiment de lassitude devant le fait qu'on en parle parce qu'elle est issue d'une minorité visible. Dans ce cas précis, il faut tenir compte des rapports étroits qu'entretenaient les pays africains et l'ex-Union Soviétique au temps où leurs régimes étaient majoritairement communistes.
Voici la nouvelle : Un docteur originaire du Ghana a été elu maire dans une ville de Slovénie dimanche (24 octobre 2010), devenant le premier maire noir dans un pays d'Europe de l'Est.
"Peter Bossman, 54, became mayor of the picturesque seaside city of Piran in the second round of local elections after beating the centre-right incumbent, according to preliminary results.
"My victory shows a high level of democracy in Slovenia," Bossman, who came to Slovenia from Ghana 33 years ago to study medicine, told Reuters. He is a member of the Social Democrats, the leading party in the centre-left government.
Bossman had aimed to return to Ghana after studies but changed his mind after marrying a fellow student of Croatian origin and getting his first job as a doctor for tourists visiting the Slovenian seaside.
"I fell in love with this country. Slovenia is my home. Even my first impression of the country was good, it was so clean and green," Bossman said."
Lire la suite ici "
Graham Fraser, Commissaire aux langues officielles du Canada
Voici quelques extraits de sa biographie: "Au cours d’une longue et remarquable carrière sur fond de clivage linguistique, M. Fraser a fait des reportages dans les deux langues officielles sur des questions qui touchaient le Canada et la population canadienne, notamment les politiques étrangères et culturelles, les débats et les pourparlers constitutionnels de même que la politique à l’échelle provinciale, nationale et internationale. Il a été invité à s‘exprimer sur des questions concernant les langues officielles devant des organismes de la minorité linguistique du Québec, du Nouveau-Brunswick et de l’Ontario et d’autres d’envergure nationale. Il a donné des conférences sur les politiques linguistiques à plusieurs universités canadiennes, notamment à l’Université Carleton en tant que professeur auxiliaire."
Enfin, je vous invite à faire un tour sur le blog de Stravos Rougas pour (re)-découvrir les implications -positives ou négatives- causées par l'existence de deux langues officielles au Canada pour certains canadiens.
La Charte de Kouroukan Fouga
LA CHARTE DE KOUROUKAN FOUGA
Les Représentants du Mandé primitif et leurs alliés réunis en 1236 à Kouroukan Fouga (Actuel cercle de Kangaba) après l’historique bataille de Kirina ont adopté la charte suivante pour régir la vie du grand ensemble Mandingue.
Le Roi Naré Maghan Soundiata était entouré pour la circonstance à la tribune par 4 Chefs de Tribus dont :
1 Siby Kamandjan Camara : le Roi des Camara non forgerons.
2 Fran Camara dit Tabon N’Yana Fran Camara chef des Rois Forgerons
3 Fokoly Koroma
4 Faouly Tounkara, Petit frère de Nema Moussa Tounkara.
I. DE L’ORGANISATION SOCIALE
Article 1er : La Société du grand Mandé est divisée en seize (16) porteurs de carquois, cinq (5) classes de marabouts, quatre (4) classes de Nyamakalas (1) une classe de serfs (esclaves) (Mofé molu)
Chacun de ces groupes a une activité et un rôle spécifiques
Article 2 : Les Nyamakalas se doivent de dire la vérité aux chefs, d’être leurs conseillers et de défendre par le verbe les règles établies et l’ordre sur l’ensemble du royaume.
Article 3 : Les Morikandas lolu (les cinq classes de marabouts) sont nos maîtres et nos éducateurs en islam. Tout le monde leur doit respect et considération.
Article 4 : La société est divisée en classe d’âge. A la tête de chacune d’elles est élu un chef. Font de la classe d’âge les personnes (Hommes ou Femmes) nées au cours d’une période de trois années consécutives.
Les Kangbès (Classe internationale entre les jeunes et les vieux) doivent être conviés pour participer à la prise des grandes décisions concernant la société.
Article 5 : Chacun a le droit à la vie et à la préservation de son intégrité physique. En conséquence, tout tentation d’enlever la vie à son prochain est punie de la peine de mort.
Article 6 : Pour gagner la bataille de la prospérité, il est institué le Kongbèn Wölö (un mode de surveillance) pour lutter contre la paresse et l’oisiveté.
Article 7 : Il est institué entre les Mandenkas, le Sanankuya (cousinage à plaisanterie) et le tanamanyoya (forme de totémisme.) En conséquence, aucun différent né entre ces groupes ne doit dégénérer, le respect de l’autre étant la règle.
Entre beaux-frères et belles-sœurs, entre grands parents et petits, tolérance et non chahut doivt être le principe.
Article 8 : La Famille est désignée famille régnante sur l’empire
Article 9 : L’éducation des enfants incombe à l’ensemble de la société.
La puissance paternelle appartient en conséquence à tous.
Article 10 : Adressons-nous mutuellement les condoléances.
Article 11 : Quand votre femme ou votre enfant fuit, ne le poursuivez pas chez le voisin.
Article 12 : La succession étant patrilinéaire, ne donnez jamais le pouvoir à un fils quand son père vit. Ne donnez jamais le pouvoir à un mineur parce qu’il possède des liens.
Article 13 : N’offensez jamais les Nyaras.
Article 14 : N’offensez jamais les femmes, nos mères
Article 15 : N’offensez jamais la main sur une femme mariée avant d’avoir fait intervenir sans succès son mari.
Article 16 : Les femmes, en plus de leurs occupations quotidiennes doivent être associées à tous nos gouvernements.
Article 17 : Les mensonges qui ont vécu 40 ans doivent être considérés comme des vérités.
Article 18 : Respectons le droit d’aînesse.
Article 19 : Tout homme a deux beaux-parents : les parents de la fille que l’on n’a pas eu et la parole q’on a prononcée sans contrainte aucune.
On leur doit respect et considération.
Article 20 : Ne maltraitez pas les esclaves, accordez leur un jour de repos par semaine et faites en sorte qu’ils cessent le travail à des heures raisonnables. On est maître de l’esclave et non du sac qu’il porte.
Article 21 : Ne poursuivez pas de vos assiduités les épouses du chef, du voisin, du marabout, du féticheur, de l’ami et de l’associé.
Article 22 : La vanité est le signe de la faiblesse et l’humilité le signe de la grandeur.
Article 23 : Ne vous trahissez jamais entre vous. Respectez la parole d’honneur.
Article 24 : Ne faites jamais du tort aux étrangers.
Article 25 : Le Chargé de mission ne risque rien au Mandé.
Article 26 : Le taureau confié ne doit pas diriger le parc.
Article 27 : La jeune fille peut être donnée en mariage dès qu’elle est pubère sans détermination d’âge. Le choix de ses parents doit être suivi quelque soit le nombre des candidats.
Article 28 : Le jeune homme peut se marier à partir de 20 ans.
Article 29 : La dote est fixée à 3 bovins : un pour la fille, deux pour son père et sa mère.
Article 30 : Venons en aide à ceux qui en ont besoin.
II. DES BIENS
Article 31 : Il y a cinq façons d’acquérir la propriété : l’achat, la donation, l’échange, le travail et la succession. Tout autre forme sans témoignage probant est équivoque.
Article 32 : Tout objet trouvé sans propriété connu ne devient propriété commune qu’au bout de 4 ans
Article 33 : La quatrième mise bas d’une génisse confiée est la propriété du gardien.
Article 34 : Un bovin doit être échangé contre quatre moutons ou quatre chèvres.
Article 35 : Un œuf sur quatre est la propriété du gardien de la poule pondeuse.
Article 36 : Assouvir sa faim n’est pas de vol si on n’emporte rien dans son sac ou sa poche.
III. DE LA PRESERVATION DE LA NATURE
Article 37 : Fakombé est désigné Chef des chasseurs. Il est chargé de préserver la brousse et ses habitants pour le bonheur de tous.
Article 38 : Avant de mettre le feu à la brousse ne regardez pas à terre, levez la tête en direction de la cime des arbres.
Article 39 : Les Animaux domestiques doivent être attachés au moment des cultures libérées après les récoltes. Le chien, le chat, le canard et la volaille ne sont pas soumis à cette mesure.
IV. DISPOSITIONS FINALES
Article 40 : Respectez la parenté, le mariage et le voisinage.
Article 41 : Tuez votre ennemi, ne l’humiliez pas.
Article 42 : Dans les grandes assemblées, contentez vous de vos légitimes représentants et tolérez –vous les uns les autres.
Article 43 : Balla Fassèkè Kouyaté est désigné grand Chef des cérémonies et médiateur principal du Mandé. Il est autorisé à faire la plaisanterie avec toutes les tribus en priorité avec la famille royale.
Article 44 : Tous ceux qui enfreindront à ces règles et l’application stricte de ces articles...(...)
CONSEIL DE SOGOLON À SON FILS SOUNDIATA KEÏTA A
LA VEILLE DE LEUR DEPART POUR L’EXIL
Comme les princes de Dô, tu dois porter sur la tête quatre (4) tresses symboliques.
- La première signifie : aime ta femme, mais jamais ne lui confie les secrets d’Etat.
Méfies-toi des femmes, Fils, parce que derrière l’ascension de chaque grand homme, il y a l’amour aveugle d’une femme et dernière la chute de chaque grand homme il y a la haine terrible d’une femme.
- La deuxième signifie : Un Roi n’a pas d’amis, la seule raison guidant un roi est la raison l’Etat.
- La troisième signifie : Le Fils d’un autre n’est jamais ton fils, la terre d’un autre n’est jamais ta terre.
- Le quatrième signifie : Un Royaume ne peut pas marcher sans la coopération des vieux. Les jeunes donnent au Royaume le pouvoir de leurs muscles, les vieux, le fruit de leur expérience. Ils se complètent les uns et les autres.
Michaëlle Jean en photos
Le mandat de la Gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean arrive à son terme à la fin du mois de septembre. Elle en parlait au printemps dernier, lors d'une visite à Dakar, au Sénégal. Je vous laisse lire l'article et voir l'album photo que l'un des photographes officiels, le sergent Sergent Gouin, a créé. Un très bel hommage à un chef d'état qui a su marquer le coeur de ses contemporains qu'il s'agisse de sa rencontre avec Barack Obama, de ses poignants discours ou de la controverse autour de sa nomination ou du prolongement de son mandat.Éditorial du Globe & Mail
Prolongation du mandat de Michaëlle Jean
Image via Wikipedia
À la demande du Premier ministre, le secrétaire canadien de Sa Majesté la Reine s'est enquis des suggestions de M. Ignatieff quant au successeur de Mme Jean. Mais M. Ignatieff a fermement soutenu que le mandat de Mme Jean devait être prolongé.
«Michaëlle Jean a servi son pays avec distinction et honneur, a déclaré M. Ignatieff. Elle mérite que nous lui exprimions nos remerciements et notre gratitude. »
« Tous les Canadiens ont été profondément ému par la force de caractère et la passion dont elle a fait preuve au lendemain du tremblement de terre dévastateur qui a secoué Haïti, sa terre natale. Ce qu'elle a fait pour attirer l'attention sur le pays et la situation de ses habitants a été significatif et important, et doit se poursuivre. »
« Elle a été une ardente défenseure des peuples Autochtones et des populations de l'Arctique. »
« En tant que fière commandante en chef, elle a appuyé nos braves hommes et femmes qui servent en Afghanistan. »
« Mme Jean est une femme francophone qui a surmonté de grands obstacles pour arriver là où elle est aujourd'hui, et elle est aussi la première Canadienne noire nommée à la fonction de gouverneure générale. Je ne peux imaginer meilleur modèle pour les jeunes Canadiens, et particulièrement les jeunes Canadiennes, a ajouté M. Ignatieff. »
M. Ignatieff a fait remarquer que les prolongations de mandat ont été chose commune récemment dans le cas des gouverneurs généraux. Il a donné les exemples de Roland Michener, de Jeanne Sauvé et d'Adrienne Clarkson.
« Mme Jean a fait un excellent travail. Je fais appel à Stephen Harper afin qu'il reconsidère sa décision de la remplacer, a conclu M. Ignatieff. »
web: lire
Vancouver 2010

Le Canada est reconnu auprès des athlètes canadiens pour être un pays qui n'investit pas dans la jeunesse par le sport. Bien souvent, des jeunes athlètes vont jouer en Europe où ils se retrouvent face à une plus grande compétition et de meilleurs systèmes d'encadrement. C'est donc avec grande surprise que j'ai découvert "A nous le podium en 2010", "un vaste programme d'entraînement et de repérage des champions de 117 millions de dollars canadiens (72 millions d'euros)" mis en place par le gouvernment canadien en 2005. Plus surprenant encore, le programme fait ses preuves, et "en 2009, le Canada a gagné plus de médailles que n'importe quel autre pays dans les différentes épreuves des championnats du monde de sports d'hiver, juste devant ses deux grands rivaux : l'Allemagne et les Etats-Unis."
Pourquoi n'avons nous pas investi ainsi dans les J.O. de Beijing en 2008?
Cérémonie de bénédiction et remise du nouveau drapeau royal de la marine canadienne
Image via Wikipedia
Un poignant discours de Michaëlle Jean, Gouverneure Générale du Canada.
Dans ce discours prononcé à Halifax, en Nouvelle Écosse, La GG dit "Permettez-moi de commencer en vous faisant une confidence. J'ai grandi sous le joug d'une dictature sans merci, où l'uniforme militaire était associé à la répression brutale. "
http://www.gg.ca/document.aspx?id=13181&lan=fra
CBC: Le Canada aura t-il jamais un Premier ministre noir (will Canada ever have a black Prime Minister)?
Radio-Canada lance un débat intéressant sur la présence des minorités visibles et en particulier des noirs dans le monde politique au Canada. Une seule noire à la Chambre des communes -Marlene Jennings- sur 304, pour une population dont 2.5% de la population (sept sièges, en proportion) est noire.
CBC has posted the Black PM segment here. The interesting intervention is that of the professor who acknowledges that we don't talk about our problems here in Canada and that we pretend to be multicultural. Please look and let me know what you think:
http://www.cbc.ca/thenational/





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