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Moi, canadien de souche et champion de l'immigration pour... le futur de MES enfants



Comment devient-on un champion de l'immigration? Quelles motivations peuvent-elles justifier de se lancer dans la bataille pour cette "cause" et de vouloir, noblement, aider réfugiés, immigrants économiques, sociaux et autres migrants, à s'installer chez soi?

Au Canada, l'enjeu de la taille et de la croissance de la population est d'abord économique. L'indice synthétique de fécondité est passé de près de 4 enfants par femme au début des années 1960 à 1,49 enfants par femme en 2000 et 1,7 en 2009. Le mode de vie urbain trépidant, la place de la femme sur le marché du travail et les crises économiques ne facilitent pas l'accroissement naturel. Il faut donc, pour accroître la population active, compter sur l'immigration. Pourquoi? Parce que la population active soutient par ses taxes et ses impôts le gouvernement, les jeunes et les personnes âgées. C'est donc, du point de vue du gouvernement canadien une question de survie nationale.

D'autre part, une infime partie -décroissante avec les nouvelles politiques d'immigration- des immigrants sont acceptés pour des raisons "humanitaires" et viennent désormais surtout ... des pays d'Afrique et d'Asie.

Art DeFehr, homme d'affaires manitobain est décrit par le Globe and Mail comme un champion de l'immigration. Cependant c'est la motivation profonde de DeFehr qui me laisse pantois, ce n'est pas son expérience des camps de réfugiés ni son désir d'aider ces derniers mais le désir de garder ses enfants auprès de lui au Manitoba qui lui a fait contribuer à créer une province qui vibre et qui attire. En somme, encore une fois, l'immigrant n'est qu'un payeur de taxes qui contribue au bien-être économique du pays.

 C'est clair qu'il y a des avantages pour celui-ci. Un pays tranquille, des lois qui sont respectés, la relative sécurité, la possibilité d'élever sa famille en paix, d'envoyer de l'argent au pays et de travailler. Mais à quel genre d'emplois les immigrants peuvent-ils vraiment aspirer? Quelles sont leurs chances d'occuper des fonctions de choix au sein des entreprises et des administrations? Quel pourcentage d'entre eux réussit vraiment à se tailler une place de choix dans l'univers professionnel de leur pays d'accueil et à quel prix? Les histoires à succès d'immigrante devenue Gouverneure Générale du Canada et de "parcours réussis" sont une infime minorité comparé à celles de titulaires de doctorats et de médecins devenus chauffeurs de taxi. Il y a d'ailleurs surreprésentation des immigrants au sein de cette profession comme le démontre une étude de Citoyenneté et immigration Canada: "La conduite d’un taxi s’est avérée être l’emploi principal de 255 personnes titulaires d’un doctorat
ou d’un diplôme en médecine (ou un domaine connexe), dont 200 immigrants. Des 6 040 autres
chauffeurs de taxi qui détiennent un baccalauréat ou une maîtrise (12 %), la majorité sont
immigrants (80,7 %). En outre, parmi tous les chauffeurs de taxi immigrants, 20,2 % ont au
moins un baccalauréat; ce taux est quatre fois moins élevé chez les chauffeurs de taxi nés au
Canada (4,8 %)."


Comment l'Afrique en est arrivée là


Voici l'intégral d'une interview accordée à Philippe Perdrix de Jeune Afrique, (édition du 25-31 mars 2012) par une auteure d'origine camerounaise, Axelle Kabou. Sa vision du développement de l'Afrique est critique et elle nous pousse à regarder au delà des indicateurs économiques qui prouvent que les choses vont mieux sur le continent mère. D'autre part, Axelle Kabou remonte le temps pour expliquer, par exemple, les crises politiques contemporaines. Elle vient de publier "Comment l'Afrique en est arrivée là" chez l'Harmattan (collection Points de vue), qui suit son premier livre, "Et si l'Afrique refusait le développement".

Depuis plusieurs années, la question du retour vers l'Afrique me titille le subconscient. Mais je résiste à l'idée de l'élaborer pour des raisons aussi superficielles que personnelles. Au-delà de ces raisons cependant, la soudaine "croissance", le soudain "boom" économique et les soudaines perspectives alléchantes vantées dans les médias ces dernières années me dérangent. J'en ai entendu parlé et j'ai lu sur la question, mais lors d'un voyage en Afrique en 2010, je n'ai pas aimé ce que j'ai vu. La pauvreté est toujours rampante, elle est partout, la corruption règne en maître et surtout il y a, dans les classes moyennes et malgré des conditions de vie enviables, un certain désespoir. C'est encore, à mes yeux, la loi de la jungle, manger ou être mangé, à moins qu'il ne s'agisse de l'expression du capitalisme. Je sais que je mélange tout, mais je n'ai pas vu de progrès sur le plan social... Peut-être y suis-je resté trop peu de temps (trois semaines)? Quoi qu'il en soit, je suis surpris de ces propos d'Axelle Kabou qui font écho à ma perception et à mon scepticisme: c'est bien qu'il y ait plus d'immeubles, plus de jeunes et plus de voitures, mais il y a aussi plus de pauvres pour qui les états font si peu.


Le développement de l’Afrique est-il possible ? Quelle est la place de l’intellectuel africain ? Voilà deux questions qui taraudent les esprits de plusieurs analystes. Axelle Kabou, de nationalité camerounaise, émet une analyse sans complaisance : elle est pessimiste. Sans nier les bons résultats économiques du continent, l’intellectuelle camerounaise s’insurge contre ceux qui évoquent des «lendemains radieux». Elle l’affirme avec force dans son dernier essai, Comment l’Afrique en est arrivée là. Lionel Zinsou, un intellectuel béninois, lui, est optimiste. Il est persuadé que «l’Afrique est la Chine de demain». Le débat est lancé.


Jeune Afrique : Depuis la sortie, en 1991, de votre livre «Et si l’Afrique refusait le développement?»qui avait suscité une vive polémique, pourquoi êtes-vous restée silencieuse?

Axelle Kabou : Car, je ne suis pas un écrivain. Je suis une personne qui lit énormément et qui ressent le besoin à un moment donné de partager des connaissances sur des sujets qui l’empêchent de dormir; en l’occurrence le passé de l’Afrique et ses trajectoires possibles dans le futur.

Avez-vous été affectée par les attaques dont vous avez fait l’objet ? On vous a quand même accusé de dépeindre une Afrique incapable de se développer …
Non. D’ailleurs, je n’ai pas répondu aux attaques et personne n’a jamais lu une contre-tribune d’Axelle Kabou. Je comprends que l’on puisse détester ce que j’écris, mais j’essaie aussi de comprendre pourquoi ce livre a suscité une telle haine. En fait, il y a eu un profond malentendu, car beaucoup ont considéré que mon ouvrage était académique. C’était plutôt un pamphlet. Mais il ne s’est jamais agi pour moi de décrire des tares congénitales. L’Afrique a toujours été capable de mobilité, de progrès, d’évolution et d’intelligence. Etant de culture française, je pensais que ma liberté d’expression était un acquis. Mais on m’a reproché de ne pas être Africaine, d’être une étrangère s’occupant de choses qui ne la concernaient pas.

En 1991, vous expliquiez que le sous-développement du continent était essentiellement dû aux mentalités et aux cultures africaines. Cette fois, vous prétendez que sa marginalisation repose sur sept mille ans d’Histoire. Sauf qu’entre-temps, on ne parle plus de sous-développement mais de pays en voie de développement, voire, pour certains, de pays émergents. N’avez-vous pas le sentiment d’être à rebours ?
Mon livre parle des difficultés permanentes de l’insertion des économies africaines dans le monde. Il y a deux façons d’envisager l’histoire des sociétés. Soit on considère qu’elles émergent du vide, et alors on parle en apesanteur, on produit des discours éthérés et on divague. Soit on considère que seule une perspective longue, chère à Fernand Braudel, permet de comprendre leurs évolutions. Il va de soi que je préconise la seconde démarche.

D’accord pour l’approche, mais l’Afrique est en plein décollage, et de nombreux indicateurs l’attestent (forte croissance, baisse de la pauvreté, augmentation des investissements étrangers, apparition d’une classe moyenne…). La situation est-elle aussi grave qu’en 1991 ?
Oui, elle l’est. Les économistes monopolisent les discours sur l’Afrique et alignent des statistiques pour prétendre qu’elle est en train de s’en sortir. Ils commettent leurs crimes habituels. Mais si on interroge des historiens, des sociologues et des politistes, on s’apercevra que nous traversons un scénario très classique. Aux XVIe et XVIIe siècles déjà, la côte sénégambienne, avec sa bourgeoisie entreprenante, très intégrée au commerce mondial, connaissait une forte croissance. Pour quels résultats? Dans les cénacles où l’on discourt sans fin sur l’Afrique, on préfère nier les crises, les massacres, les pogroms … Il faut être solaire. Je refuse d’entrer dans un temple solaire. Tirer des prospectives radieuses sur la base de trois ou quatre indicateurs est insupportable. C’est du clinquant. Cette afro-ferveur m’insupporte, car c’est de la paresse.

La solitaire de Brest
C’est depuis la pointe du Finistère, à Brest, que Kabou a écrit Comment l’Afrique en est arrivée là. Elle habite en Bretagne depuis huit ans avec sa famille. Elle fait des traductions et assure la révision de rapports internationaux après avoir effectué de longs séjours au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Zimbabwe, notamment comme consultante pour différentes organisations internationales. Avec son mari, un Franco-sénégalais travaillant à Addis-Abeba à la Commission économique pour l’Afrique (CEA), elle effectue également des allers-retours entre la France et l’Ethiopie. «Axelle la maudite», depuis son essai Et si l’Afrique refusait le développement?, publié en 1991 chez Harmattan, n’a donc pas lâché l’Afrique.
Tout juste consent-elle à avouer un «dépit amoureux». Les coupures d’électricité, les tracasseries de la vie quotidienne…, mais sans doute aussi le conservatisme de sociétés traditionnelles, ont eu raison de sa patience. Cette personnalité troublante, «de culture française mais attachée au Cameroun», ne laisse pas indifférent. Les éclats de rire sont francs, les embardées rhétoriques pleines de malice, mais la charge est virulente lorsqu’il s’agit de dénoncer l’afro-ferveur: «Une paresse qui m’insupporte».
PH.P.
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Niez-vous le décollage économique actuel ?
Non, il est indéniable. Chaque fois qu’il y a une redistribution des cartes à l’échelle mondiale, l’Afrique est invitée à y participer en apportant des hommes et des matières premières. Mais son rôle est subalterne, et ce mode d’arrimage perdure. En fait, l’Afrique est reconvoitée. Il suffira que la donne économique mondiale change pour qu’elle retombe dans l’oubli, la misère et les tréfonds de l’Histoire. Ce qui se passe aujourd’hui n’est pas le fruit d’une conquête africaine. L’Afrique reste larguée.

A ceci près qu’aux XVIe et XVIIe siècles, l’Afrique ne comptait que quelques dizaines de millions d’habitants; aujourd’hui, c’est plus d’un milliard. Certains analystes, comme Jean-Michel Severino dans son livre Le Temps de l’Afrique ou Lionel Zinsou(lire pp. 35-37), parlent d’un bonus démographique. Pourquoi ne pas croire à ce scénario ?
Sacraliser la démographie en ignorant les interactions entre plusieurs facteurs, c’est faire du
«démographisme» mercantile. Il est plus probable que ces dynamiques actuellement à l’œuvre, dans des espaces difficilement «territorialisables», provoquent des conflits.

Vous reprenez la théorie darwinienne…
Cela s’est toujours passé ainsi. Quand il y a concurrence pour des ressources, il y a des guerres.

On peut avoir une autre lecture. En 2050, l’Afrique disposera du quart de la population active mondiale, n’est-ce pas un formidable levier pour créer de la richesse ?
Non, car l’Afrique ne dispose pas du socle nécessaire. Les rapports à la connaissance, la science et l’éducation sont extrêmement diaphanes. Pour qu’une dynamique d’exploitation des savoirs se mette en place, quelques décennies ne suffiront pas. De ce point de vue, 2050 me paraît être un horizon extrêmement court, et cela ne se fera pas sans convulsions. Le temps de l’Afrique n’est pas encore venu. Il y a des signes positifs, mais ce sont des pépites dans un fleuve qui rebrousse chemin.

Vous parlez même d’une continuité de la traite négrière jusqu’aux comportements de prédation économique d’aujourd’hui…
Absolument. L’Afrique a toujours eu des entrepreneurs innovants, mais les héritages historiques sont prégnants. Nous ne sommes pas sortis de traites négrières et d’économies de comptoirs. Ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire l’illustre à merveille. Ouattara et Gbagbo sont des «seigneurs de guerre» qui visaient le pouvoir et le contrôle de la terre en nouant des alliances avec des étrangers. Les sociétés africaines ont sécrété des pouvoirs prédateurs. Nous n’avons pas de classes dirigeantes capables de nouer des pactes avec les populations pour créer de la richesse, mais des couches dominantes qui accaparent les ressources naturelles avec le concours de l’extérieur.
Cette connexion au monde n’a pas varié, et cette matrice reste valable. Plus grave, ce processus s’est aggravé avec une insertion croissante dans les réseaux internationaux maffieux.

La prédation et l’exploitation seraient donc dans les gènes africains ?
Je ne suis pas biologiste. On peut supposer que nous passons d’une économie d’extraction à une économie d’accumulation d’une économie de prédation à une économie de production, mais l’issue est incertaine. La direction peut être heureuse ou tragique. Et cela ne relève pas de l’ingénierie sociale et politique.

A propos de corruption et de criminalisation des économies, voire des Etats, bien d’autres pays à travers le monde démontrent que ces dysfonctionnements ne sont pas forcément un frein au développement …
Oui, lorsque l’argent récolté ou détourné est réinvesti sur place, qu’il permet de mettre les gens au travail et de produire de la richesse endogène.
Vous ne croyez pas aux bienfaits des politiques publiques, à la bonne gouvernance, à la démocratie …
C’est le hasard qui est au pouvoir en Afrique. Il n’y a pas de dirigeants, ni de démocratie. Les élections ne sont même pas financées par les Africains.

En vous écoutant, on arrive à se demander si vous ne donnez pas raison à Nicolas Sarkozy, qui estime que «l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire»…
Dans un cas, nous sommes dans la pipolisation d’un discours. Dans mon cas, je cherche à mieux comprendre les trajectoires africaines. Cela n’a rien à voir. Je ne crois pas à l’immuabilité du continent. Simplement, il est impossible de prédire l’avenir. L’Afrique peut être le continent de demain, elle peut être aussi une terre de massacres et de guerres. Ce n’est pas une prospective paresseuse qui permettra de trancher.

L’Afrique n’est donc pas condamnée …
Il n’y a pas de peuples condamnés. Nous fabriquons tous notre histoire, mais ce qui peut se passer est incertain. Les présupposés qui permettent de mettre en scène une Afrique radieuse sont branlants et suspects.

Dures lois

Suite à mon billet précédent, je suis tombé sur cet entrefilet qui démontre le durcissement des politiques d'immigration. Il s'agit de l'expulsion d'une femme cleptomane accusée d'avoir volé pour 80$ à 85$ de biens dans une épicerie en 2009. Alors qu'elle a vécu au Canada depuis 1964, et, comme l'indique une téléspectatrice, y a payé ses impôts toutes ces années, Madame Jeannine Poloni risquait l'an dernier de devoir quitter le pays.

J'ignore si elle est vraiment partie.

On pourrait sauter aux conclusions et parler des défaillances du système, mais le problème est un peu plus complexe qu'on ne pourrait l'imaginer. Pendant les 47 ans passées au Québec, madame Poloni, résidente permanente, n'a pas obtenu sa citoyenneté canadienne parce qu'elle avait un casier judiciaire. Elle avait été, en effet, arrêtée plus d'une dizaine de fois pour vol à l'étalage. C'est à cause de son statut et de la gravité de son crime (tout crime condamné à plus de plus de six mois est considéré comme un crime grave) qu'elle risquait l'expulsion, les résidents permanents pouvant être expulsés s'ils commettent des crimes  graves.

Mais alors, comment obtenir sa citoyenneté canadienne et éliminer ce risque, lorsque résident permanent, on a un casier judiciaire?



Le ton semble s'être durci ces dernières années parce que des solutions plus "humanitaires" auraient pu être trouvées dans le cas d'une personne qui vit au Canada depuis plus de 40 ans. Surtout quand on pense aux cas de membres de gangs arrêtés en possession d'arme, accusés de crimes graves, mais à qui on accorde un sursis. Toutefois, n'ayant pas toutes les données de cette affaire, ne sautons pas aux conclusions...

Le Canada, de moins en moins accueillant?

Sommes-nous les citoyens actifs que nous devrions être? Agissons-nous assez, nous informons-nous suffisamment? Il semblerait qu'au Canada nous nous contentions un peu trop de nos acquis et ne prêtons plus attention aux changements majeurs que subit notre société.

Depuis quelques années, la politique d'immigration prônée par le gouvernement canadien change drastiquement. Des pouvoirs accrus sont offerts aux ministères et des lois omnibus permettent de faire des changements sans les vérifications et l'avis du parlement. Pourtant, ces changements pourraient avoir un impact profond sur le tissu social et économique de notre pays ainsi que sur la perception de ce dernier par les immigrants potentiels.

Certains changements semblent bénéfiques: insister sur la maitrise des langues officielles par exemple. D'autres changements ne semblent pas justifiés mais basés sur des anecdotes et les cas d'abus, plutôt que sur de la recherche. Enfin, l'exécution et l'implantation de certaines de ces nouvelles règles peut être problématique.

La Fondation Maytree qui fait la promotion de l'équité et de la prospérité à travers ses analyses politiques, ses subventions et ses programmes, propose un dialogue avec le public sur le genre de Canada que nous voulons et comment se servir de la politique d'immigration pour y arriver. Elle propose de s'assurer que certains principes guident ce dialogue. D'après le rapport publié par la Fondation, la politique d'immigration devrait:

- être basée sur des objectifs sociaux et économiques à long terme et sur un engagement à la citoyenneté;
- être  basée sur des faits et des évaluations, être juste et respectueuse des droits de l'homme;
- être développée sur la base d'un engagement du public, des consultations fédérales-provinciales-territoriales et un processus démocratique;
- améliorer la perception du Canada à l'étranger.

Ceci dit, dans les systèmes démocratiques que nous prônons, la politique (en anglais politics) ne semble t-elle pas aller à l'encontre du bien-être économique et social à long terme d'une population? Comment demander à des élus qui ont un mandat de quatre à cinq ans, de développer une vision à long terme?

Et si, au Canada, mettons qu'ils le faisaient justement, et que leur vision est de changer la perception et la réputation du pays? Dans de telles conditions, on comprendrait mieux et on pourrait s'expliquer la rapidité et la profondeur des changements que subit notre politique (en anglais policy) d'immigration.

Attawapiskat

Ben, qu’ils déménagent et aillent où ils veulent! » dit un certain monsieur Normand sur Maisonneuve en Direct, une émission de la radio nationale, en parlant de la question de logement des amérindiens. C'est un après-midi de grande écoute et de nombreuses personnes appellent pour donner leur avis sur la question de l'état d'urgence décrété à Attawapiskat.

Cette question est d’actualité parce que dans cette réserve "La misère autochtone indiffère. Ce qui devrait être un honteux scandale pour un pays riche comme le Canada est perçu par plusieurs comme la faute des communautés autochtones elles-mêmes." (Le devoir, 2 décembre 2011) 

M. Normand ne croit pas que le gouvernement ait à payer quoi que ce soit pour aider les populations autochtones. L'intervenant suivant quant à lui, rappelle que voilà plus de deux cent ans que l'« homme blanc » exploite ces terres alors que les peuples autochtones n’avaient même pas la notion de posséder la terre et en vivaient pleinement et librement.

Débat d'idées.

Au-delà de toute attente!


Hey, les choses avancent bien!

Elections Canada a annoncé que le nombre de personnes ayant voté par anticipation a augmenté de 35% entre 2008 et cette année! J'espère que de nombreux jeunes y sont allés, puisque le nombre d'électeurs qui se sont déplacés a augmenté dans toutes les provinces. Le vendredi Saint (22 avril) et le lundi de Pâques (25 avril) ont même été les jours les plus occupés de l'histoire du Canada. On s'en souviendra!

Handicaps


Cette petite video m'a beaucoup touchée. Il s'agit de la vie de personnes handicapées qui vivent en marge de nos sociétés du fait de leur handicap mais aussi en terme de pauvreté, de santé, de logement et d'éducation.

Un petit rappel que le monde est peuplé de gens moins bien nantis que nous. Non pas que nous ayons besoin constamment de nous le rappeler, plusieurs d'entre nous en sont conscients, mais arrêter d'en parler, c'est un peu oublier.

Plus de généraux que de chars d'assaut

Quatre semaine à mon nouveau poste. La fonction est intéressante, mais j'ai du mal à cerner les attentes de mon équipe et à atteindre ma vitesse de croisière en terme de production. Ça viendra sans doute.

Ce qui est drôle, c'est que je sois tombé sur cette chronique de Normand Lester sur les études du professeur Parkinson. Lester note qu'"en étudiant l'évolution de la Marine britannique à travers les âges, (Parkinson) a découvert qu'alors que le nombre de navires de la flotte diminuait, le nombre de fonctionnaires de l'Amirauté chargé de la gérer s'accroissait."

Il continue:"Il s'en suit la « loi des mille » qui dit que « tout organisme bureaucratique dont l'effectif atteint ou dépasse mille personnes, n'a besoin, pour se perpétuer, d'exercer nulle autre activité que de se gérer lui-même. »"

Et ajoute en note de bas de page la note que je trouve la plus amusante: "J'ai découvert il y a une vingtaine d'années qu'il y avait plus de généraux dans l'armée canadienne (132) que de chars d'assaut (116). Les chiffres actuels sont sans doute du même ordre."

Canada, élection fédérale 2011

Une de mes amies m'a envoyé le message suivant la semaine dernière:

"Dear concerned citizens and friends,

Je me réveille avec des sueurs froides la nuit en pensant que le gouvernement Harper pourrait devenir majoritaire. If it's the same for you, please check out these links, SVP visitez ces liens et votez stratégique.

Project Democracy : enter your postal code and find the non-conservative candidate most likely to win in your riding
Swing 33 : 33 ridings where the race is tightest (where a conservative MP won by less than 5% in the last elections), donate money to support the campaign of the runner-up
Vote Pair : swap your vote with another Canadian, when your preferred party has no chance to win in your riding.
"

M'en allant voter par anticipation le week-end dernier, j'ai remarqué qu'il y avait plus de jeunes volontaires qu'en 2008. Ils étaient présents et heureux d'être utiles.

La présence sur les médias sociaux est bien plus importante que les années antérieures et même si certains messages sont assez radicaux (attaques contre Steven Harper surtout), on sent un plus grand intérêt de la part des 35 ans et moins de s'exprimer en musique, en video, sur des blogs, Facebook et Twitter. Pourvu que cela se traduise en un nombre de votes conséquent!

En somme, et au delà du message partisan, je veux souligner que ça bouge du côté des jeunes. Nous sommes là et nous posons des questions, malgré les histoires comme celles d'Awish Aslam.

Immigrants qualifiés: le Canada préfère des cuisiniers aux avocats

A Canadian Customs and Immigration service signImage via WikipediaKwesi Tawiah-Benjamin qui vit à Ottawa aborde ici les questions de l'immigration et de l'emploi. Il rappelle les déboire de nombreux immigrants qui se retrouvent sous employés quand ils ne sont pas simplement au chômage. Arrivés au pays avec des diplômes et de l'expérience de travail, ils ont du mal à faire valider ceux-ci et à trouver un emploi dans leurs domaines de formation. Le chômage "déguisé" prend donc de plus en plus d'ampleur dans cette tranche démographique.

"There are government-sponsored career-assisting centres that are paid to help internationally trained professionals find jobs. But the issue is not the jobs; it is the fact that they are internationally trained for locally made jobs. In most cases, internationally-trained means internationally over-qualified, which in fact means locally under-qualified."

D'autre part, des personnes qui n'ont pas fait le choix de venir au Canada décrivent la politique d'immigration canadienne comme vicieuse. Sous des airs d'ouverture et d'accueil, il s'agirait plutôt d'une politique sélective qui a comme conséquence de drainer les cerveaux des pays en voie de développement. Offrant de meilleures conditions de vie, le Canada paraît plus attirant à tous ces jeunes professionnels qui vivent dans les pays du sud.

Dossiers à suivre.



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Expo d'images de femmes assassinées ou disparues


La question des femmes autochtones assassinées ou disparues en Colombie-Britannique est sans doute une de celles qui interpellerait tout Indigène du monde. L'exposition "The Forgotten" (les oubliées) de 69 toiles de 6 mètres carrés de l'artiste vancouveroise Pamela Masik qui, à sa façon, a voulu témoigner de leur existence attire donc l'attention. Ses mots sont forts:

“I saw my role as an artist to bear witness to the 69 women who were marginalized, went missing and many, ultimately who were murdered, not just by the hands of a serial killer but by our society viewing these women as inconsequential.”

Chez les autochtones (Indiens de l'Amérique du Nord, Métis ou Inuits) cependant, la notion de respect est très importante. Il faut aborder certains sujets avec délicatesse, être patient, consulter et écouter avant de donner une opinion; la blessure de la colonisation par exemple est toujours profonde, la plaie des terres revendiquées est encore béante, les revendications s'expriment encore à travers des discours virulentes et on n'aborde pas ces thèmes à la légère. Il en est de même pour ce qui est de la violence faite aux femmes, souvent les premières victimes, avec les enfants, d'abus et de violences de toutes sortes.

La réaction d'une organisatrice de l'évènement annuel commémorant ces disparitions (Women’s Memorial March in the Downtown Eastside) est catégorique: “‘The Forgotten’ does nothing to stop the violence against women in this community. It exoticizes them and turns them into commodities to promote the ‘Masik brand’”. Ce groupe s'est donc employé avec succès à faire interdire l'exposition au Musée d'Anthropologie de l'université de Colombie-Britannique.

Une Égypte pour tous


C'est le mot d'ordre de la communauté musulmane au lendemain de l'attaque d'une église copte qui a fait des dizaines de morts à la veille du nouvel an. Dans un mouvement de solidarité extraordinaire, de nombreuses personnalités et des centaines de musulmans se sont rassemblés autour de la communauté chrétienne qui célébrait des messes en l'honneur de ces morts. ""This is not about us and them," said Dalia Mustafa, a student who attended mass at Virgin Mary Church on Maraashly Street. "We are one. This was an attack on Egypt as a whole, and I am standing with the Copts because the only way things will change in this country is if we come together.""

D'aprés l'auteur de l'article, Yasmine El-Rashidi, le problème semble ne pas être uniquement de nature religieuse (l'est-il jamais vraiment?) mais également et surtout de nature politique et économique: "The terror attack that struck the country on New Year's eve is in many ways a final straw – a breaking point, not just for the Coptic community, but for Muslims as well, who too feel marginalized, oppressed, and overlooked by a government that fails to address their needs. On this Coptic Christmas eve, the solidarity was not just one of religion, but of a desperate and collective plea for a better life and a government with accountability."

Dérèglement dans le monde?

Un maire d'origine ghanéenne en... Slovénie

Piran (Panoramabild von der Stadtmauer) Vorne ...Image via Wikipedia

En novembre dernier, j'entamais le billet suivant. Le voici terminé: "Mon coeur oscille entre la joie qu'une personne élue sur la base de ses compétences fasse la une des journaux, et le sentiment de lassitude devant le fait qu'on en parle parce qu'elle est issue d'une minorité visible. Dans ce cas précis, il faut tenir compte des rapports étroits qu'entretenaient les pays africains et l'ex-Union Soviétique au temps où leurs régimes étaient majoritairement communistes.

Voici la nouvelle : Un docteur originaire du Ghana a été elu maire dans une ville de Slovénie dimanche (24 octobre 2010), devenant le premier maire noir dans un pays d'Europe de l'Est.

"Peter Bossman, 54, became mayor of the picturesque seaside city of Piran in the second round of local elections after beating the centre-right incumbent, according to preliminary results.

"My victory shows a high level of democracy in Slovenia," Bossman, who came to Slovenia from Ghana 33 years ago to study medicine, told Reuters. He is a member of the Social Democrats, the leading party in the centre-left government.

Bossman had aimed to return to Ghana after studies but changed his mind after marrying a fellow student of Croatian origin and getting his first job as a doctor for tourists visiting the Slovenian seaside.

"I fell in love with this country. Slovenia is my home. Even my first impression of the country was good, it was so clean and green," Bossman said."

Lire la suite ici "

Graham Fraser, Commissaire aux langues officielles du Canada

Dans cette interview sur TVO (en anglais), le Commissaire aux langues officielles Graham Fraser nous parle de son rôle par rapport au gouvernement fédéral. En tant que représentant local du Coordonateur régional des langues officielles de ma division à Statistique Canada, je suis ses activités, ses interventions et ses messages de près depuis quelques années déjà et je dois dire que j'apprécie son approche franche et encourageante.

Voici quelques extraits de sa biographie: "Au cours d’une longue et remarquable carrière sur fond de clivage linguistique, M. Fraser a fait des reportages dans les deux langues officielles sur des questions qui touchaient le Canada et la population canadienne, notamment les politiques étrangères et culturelles, les débats et les pourparlers constitutionnels de même que la politique à l’échelle provinciale, nationale et internationale. Il a été invité à s‘exprimer sur des questions concernant les langues officielles devant des organismes de la minorité linguistique du Québec, du Nouveau-Brunswick et de l’Ontario et d’autres d’envergure nationale. Il a donné des conférences sur les politiques linguistiques à plusieurs universités canadiennes, notamment à l’Université Carleton en tant que professeur auxiliaire."

Enfin, je vous invite à faire un tour sur le blog de Stravos Rougas pour (re)-découvrir les implications -positives ou négatives- causées par l'existence de deux langues officielles au Canada pour certains canadiens.

La Charte de Kouroukan Fouga

The Mali Empire at its height under Mansa Musa.Image via WikipediaCe billet se passe d'introduction. L'indigène du monde vous fait encore une fois de plus voyager vers son continent natal. Je vous invite ici à "faire ample connaissance avec ce que l’on peut, à juste titre, qualifier de l’un des pans les plus importants de l’histoire, combien riche, de l’actuelle République du Mali et présenté aussi comme la première « Constitution » connue en Afrique voire au monde." Notez la place des femmes (art. 14 à 16), les articles sur le délai de prescription (art. 17 et 32) et sur le vol (art. 36).

Un peu comme en Islam le Coran s'accompagne des Hadiths, descriptions des pratiques religieuses du prophète Muhammad (pssl), la Charte de Kouroukan Fouga est accompagnée des conseils pratiques d'un roi à son fils.

Une note d'humour: l'article 20 me fait réaliser pourquoi mes employeurs m'accordent de me reposer les soirs et les fins de semaine...

LA CHARTE DE KOUROUKAN FOUGA

Les Représentants du Mandé primitif et leurs alliés réunis en 1236 à Kouroukan Fouga (Actuel cercle de Kangaba) après l’historique bataille de Kirina ont adopté la charte suivante pour régir la vie du grand ensemble Mandingue.

Le Roi Naré Maghan Soundiata était entouré pour la circonstance à la tribune par 4 Chefs de Tribus dont :

1 Siby Kamandjan Camara : le Roi des Camara non forgerons.

2 Fran Camara dit Tabon N’Yana Fran Camara chef des Rois Forgerons

3 Fokoly Koroma

4 Faouly Tounkara, Petit frère de Nema Moussa Tounkara.

I. DE L’ORGANISATION SOCIALE

Article 1er : La Société du grand Mandé est divisée en seize (16) porteurs de carquois, cinq (5) classes de marabouts, quatre (4) classes de Nyamakalas (1) une classe de serfs (esclaves) (Mofé molu)

Chacun de ces groupes a une activité et un rôle spécifiques

Article 2 : Les Nyamakalas se doivent de dire la vérité aux chefs, d’être leurs conseillers et de défendre par le verbe les règles établies et l’ordre sur l’ensemble du royaume.

Article 3 : Les Morikandas lolu (les cinq classes de marabouts) sont nos maîtres et nos éducateurs en islam. Tout le monde leur doit respect et considération.

Article 4 : La société est divisée en classe d’âge. A la tête de chacune d’elles est élu un chef. Font de la classe d’âge les personnes (Hommes ou Femmes) nées au cours d’une période de trois années consécutives.

Les Kangbès (Classe internationale entre les jeunes et les vieux) doivent être conviés pour participer à la prise des grandes décisions concernant la société.

Article 5 : Chacun a le droit à la vie et à la préservation de son intégrité physique. En conséquence, tout tentation d’enlever la vie à son prochain est punie de la peine de mort.

Article 6 : Pour gagner la bataille de la prospérité, il est institué le Kongbèn Wölö (un mode de surveillance) pour lutter contre la paresse et l’oisiveté.

Article 7 : Il est institué entre les Mandenkas, le Sanankuya (cousinage à plaisanterie) et le tanamanyoya (forme de totémisme.) En conséquence, aucun différent né entre ces groupes ne doit dégénérer, le respect de l’autre étant la règle.

Entre beaux-frères et belles-sœurs, entre grands parents et petits, tolérance et non chahut doivt être le principe.

Article 8 : La Famille est désignée famille régnante sur l’empire

Article 9 : L’éducation des enfants incombe à l’ensemble de la société.

La puissance paternelle appartient en conséquence à tous.

Article 10 : Adressons-nous mutuellement les condoléances.

Article 11 : Quand votre femme ou votre enfant fuit, ne le poursuivez pas chez le voisin.

Article 12 : La succession étant patrilinéaire, ne donnez jamais le pouvoir à un fils quand son père vit. Ne donnez jamais le pouvoir à un mineur parce qu’il possède des liens.

Article 13 : N’offensez jamais les Nyaras.

Article 14 : N’offensez jamais les femmes, nos mères

Article 15 : N’offensez jamais la main sur une femme mariée avant d’avoir fait intervenir sans succès son mari.

Article 16 : Les femmes, en plus de leurs occupations quotidiennes doivent être associées à tous nos gouvernements.

Article 17 : Les mensonges qui ont vécu 40 ans doivent être considérés comme des vérités.

Article 18 : Respectons le droit d’aînesse.

Article 19 : Tout homme a deux beaux-parents : les parents de la fille que l’on n’a pas eu et la parole q’on a prononcée sans contrainte aucune.

On leur doit respect et considération.

Article 20 : Ne maltraitez pas les esclaves, accordez leur un jour de repos par semaine et faites en sorte qu’ils cessent le travail à des heures raisonnables. On est maître de l’esclave et non du sac qu’il porte.

Article 21 : Ne poursuivez pas de vos assiduités les épouses du chef, du voisin, du marabout, du féticheur, de l’ami et de l’associé.

Article 22 : La vanité est le signe de la faiblesse et l’humilité le signe de la grandeur.

Article 23 : Ne vous trahissez jamais entre vous. Respectez la parole d’honneur.

Article 24 : Ne faites jamais du tort aux étrangers.

Article 25 : Le Chargé de mission ne risque rien au Mandé.

Article 26 : Le taureau confié ne doit pas diriger le parc.

Article 27 : La jeune fille peut être donnée en mariage dès qu’elle est pubère sans détermination d’âge. Le choix de ses parents doit être suivi quelque soit le nombre des candidats.

Article 28 : Le jeune homme peut se marier à partir de 20 ans.

Article 29 : La dote est fixée à 3 bovins : un pour la fille, deux pour son père et sa mère.

Article 30 : Venons en aide à ceux qui en ont besoin.

II. DES BIENS

Article 31 : Il y a cinq façons d’acquérir la propriété : l’achat, la donation, l’échange, le travail et la succession. Tout autre forme sans témoignage probant est équivoque.

Article 32 : Tout objet trouvé sans propriété connu ne devient propriété commune qu’au bout de 4 ans

Article 33 : La quatrième mise bas d’une génisse confiée est la propriété du gardien.

Article 34 : Un bovin doit être échangé contre quatre moutons ou quatre chèvres.

Article 35 : Un œuf sur quatre est la propriété du gardien de la poule pondeuse.

Article 36 : Assouvir sa faim n’est pas de vol si on n’emporte rien dans son sac ou sa poche.

III. DE LA PRESERVATION DE LA NATURE

Article 37 : Fakombé est désigné Chef des chasseurs. Il est chargé de préserver la brousse et ses habitants pour le bonheur de tous.

Article 38 : Avant de mettre le feu à la brousse ne regardez pas à terre, levez la tête en direction de la cime des arbres.

Article 39 : Les Animaux domestiques doivent être attachés au moment des cultures libérées après les récoltes. Le chien, le chat, le canard et la volaille ne sont pas soumis à cette mesure.


IV. DISPOSITIONS FINALES

Article 40 : Respectez la parenté, le mariage et le voisinage.

Article 41 : Tuez votre ennemi, ne l’humiliez pas.

Article 42 : Dans les grandes assemblées, contentez vous de vos légitimes représentants et tolérez –vous les uns les autres.

Article 43 : Balla Fassèkè Kouyaté est désigné grand Chef des cérémonies et médiateur principal du Mandé. Il est autorisé à faire la plaisanterie avec toutes les tribus en priorité avec la famille royale.

Article 44 : Tous ceux qui enfreindront à ces règles et l’application stricte de ces articles...(...)

CONSEIL DE SOGOLON À SON FILS SOUNDIATA KEÏTA A

LA VEILLE DE LEUR DEPART POUR L’EXIL

Comme les princes de Dô, tu dois porter sur la tête quatre (4) tresses symboliques.

  • La première signifie : aime ta femme, mais jamais ne lui confie les secrets d’Etat.

Méfies-toi des femmes, Fils, parce que derrière l’ascension de chaque grand homme, il y a l’amour aveugle d’une femme et dernière la chute de chaque grand homme il y a la haine terrible d’une femme.

  • La deuxième signifie : Un Roi n’a pas d’amis, la seule raison guidant un roi est la raison l’Etat.

  • La troisième signifie : Le Fils d’un autre n’est jamais ton fils, la terre d’un autre n’est jamais ta terre.

  • Le quatrième signifie : Un Royaume ne peut pas marcher sans la coopération des vieux. Les jeunes donnent au Royaume le pouvoir de leurs muscles, les vieux, le fruit de leur expérience. Ils se complètent les uns et les autres.
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Michaëlle Jean en photos

Le mandat de la Gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean arrive à son terme à la fin du mois de septembre. Elle en parlait au printemps dernier, lors d'une visite à Dakar, au Sénégal. Je vous laisse lire l'article et voir l'album photo que l'un des photographes officiels, le sergent Sergent Gouin, a créé. Un très bel hommage à un chef d'état qui a su marquer le coeur de ses contemporains qu'il s'agisse de sa rencontre avec Barack Obama, de ses poignants discours ou de la controverse autour de sa nomination ou du prolongement de son mandat.


Éditorial du Globe & Mail

Prolongation du mandat de Michaëlle Jean

Governor-general of Canada Michaëlle JeanImage via Wikipedia

Publiée le 2 mai 2010

Le chef libéral, Michael Ignatieff, a demandé aujourd'hui à Stephen Harper de prolonger le mandat de la gouverneure générale, Michaëlle Jean, lorsque son mandat actuel de cinq ans prendra fin en septembre.

À la demande du Premier ministre, le secrétaire canadien de Sa Majesté la Reine s'est enquis des suggestions de M. Ignatieff quant au successeur de Mme Jean. Mais M. Ignatieff a fermement soutenu que le mandat de Mme Jean devait être prolongé.

«Michaëlle Jean a servi son pays avec distinction et honneur, a déclaré M. Ignatieff. Elle mérite que nous lui exprimions nos remerciements et notre gratitude. »

« Tous les Canadiens ont été profondément ému par la force de caractère et la passion dont elle a fait preuve au lendemain du tremblement de terre dévastateur qui a secoué Haïti, sa terre natale. Ce qu'elle a fait pour attirer l'attention sur le pays et la situation de ses habitants a été significatif et important, et doit se poursuivre. »

« Elle a été une ardente défenseure des peuples Autochtones et des populations de l'Arctique. »

« En tant que fière commandante en chef, elle a appuyé nos braves hommes et femmes qui servent en Afghanistan. »

« Mme Jean est une femme francophone qui a surmonté de grands obstacles pour arriver là où elle est aujourd'hui, et elle est aussi la première Canadienne noire nommée à la fonction de gouverneure générale. Je ne peux imaginer meilleur modèle pour les jeunes Canadiens, et particulièrement les jeunes Canadiennes, a ajouté M. Ignatieff. »

M. Ignatieff a fait remarquer que les prolongations de mandat ont été chose commune récemment dans le cas des gouverneurs généraux. Il a donné les exemples de Roland Michener, de Jeanne Sauvé et d'Adrienne Clarkson.

« Mme Jean a fait un excellent travail. Je fais appel à Stephen Harper afin qu'il reconsidère sa décision de la remplacer, a conclu M. Ignatieff. »

web: lire
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Vancouver 2010



Le Canada est reconnu auprès des athlètes canadiens pour être un pays qui n'investit pas dans la jeunesse par le sport. Bien souvent, des jeunes athlètes vont jouer en Europe où ils se retrouvent face à une plus grande compétition et de meilleurs systèmes d'encadrement. C'est donc avec grande surprise que j'ai découvert "A nous le podium en 2010", "un vaste programme d'entraînement et de repérage des champions de 117 millions de dollars canadiens (72 millions d'euros)" mis en place par le gouvernment canadien en 2005. Plus surprenant encore, le programme fait ses preuves, et "en 2009, le Canada a gagné plus de médailles que n'importe quel autre pays dans les différentes épreuves des championnats du monde de sports d'hiver, juste devant ses deux grands rivaux : l'Allemagne et les Etats-Unis."

Pourquoi n'avons nous pas investi ainsi dans les J.O. de Beijing en 2008?

Cérémonie de bénédiction et remise du nouveau drapeau royal de la marine canadienne


Governor General of Canada, Michaëlle Jean in ...Image via Wikipedia












Un poignant discours de Michaëlle Jean, Gouverneure Générale du Canada.

Dans ce discours prononcé à Halifax, en Nouvelle Écosse, La GG dit "Permettez-moi de commencer en vous faisant une confidence. J'ai grandi sous le joug d'une dictature sans merci, où l'uniforme militaire était associé à la répression brutale. "

http://www.gg.ca/document.aspx?id=13181&lan=fra





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CBC: Le Canada aura t-il jamais un Premier ministre noir (will Canada ever have a black Prime Minister)?


Radio-Canada lance un débat intéressant sur la présence des minorités visibles et en particulier des noirs dans le monde politique au Canada. Une seule noire à la Chambre des communes -Marlene Jennings- sur 304, pour une population dont 2.5% de la population (sept sièges, en proportion)
est noire.

CBC has posted the Black PM segment here. The interesting intervention is that of the professor who acknowledges that we don't talk about our problems here in Canada and that we pretend to be multicultural. Please look and let me know what you think:

http://www.cbc.ca/thenational/indepthanalysis/wendymesley/