Du multiculturalisme au Canada

roundel adopted by Royal Canadian Air Force, f...Image via Wikipedia

Je suis tombé récemment sur un article du journaliste du Toronto Star, Haroon Siddiqui, que je vous présente, en résumé, ici.

Siddiqui s'attaque ici à l'image biaisée du Canada présentée aux nouveaux canadiens dans le nouveau guide de citoyenneté préparé par Citoyenneté et Immigration Canada. Il dénote notamment qu'on y fait état de la participation du Canada aux conflits armés de notre époque, mais qu'on omet par exemple, le prix Nobel de la Paix de Lester B. Pearson.

Siddiqui cite le guide et commente: "In Canada, men and women are equal under the law," the guide begins calmly, before abruptly switching into stridency: "Canada's openness and generosity do not extend to barbaric cultural practices that tolerate spousal abuse, `honour killings,' female genital mutilation or other gender-based violence." (...) There are no similar denunciations of other egregious violations of the law. The guide, directed at immigrants, does not say, for example, that "Canada's openness and generosity do not extend to barbaric crimes of passion, such as shooting your unfaithful wife dead" – far more common in Canada than so-called honour killings (dozens vs. three, since 2003).

Selon siddiqui, la diversité et le multiculturalisme ne nuisent pas aux valeurs canadiennes ni à l'équilibre social et ne menacent pas notre société (voir son article du 12 août 2007.) La Constitution de 1867 reconnaissait déjà l'existence de trois races, religions et communautés linguistiques: les autochtones, les francophones et les anglophones. Le multiculturalisme tel que vécu aujourd'hui au Canada ne serait alors qu'"une simple évolution de ce modèle révolutionnaire qui présente, bien entendu, ses défis propres."

"So why the war cry on gender equity?" - poursuit-il. "Because (...) more crucially, the warning is widely seen, without having to be spelled out, as directed at Muslims.

Only they are portrayed, in today's parlance, as capable of such crimes, even though studies galore have shown that violence against women cuts across all religions and cultures, including in Canada, and honour killings and genital mutilation are not religious but cultural practices, also committed by some Sikhs and Christians."

C'est donc, conclut-il, les differences raciales et la nature non judeo-chretienne des religions des nouveaux arrivants qui emmène notre gouvernement à réagir de façon aussi inconstitutionnelle, au risque de mettre en péril les fondations et les lois qui nous définissent en tant que nation.

http://www.thestar.com/opinion/article/748414--siddiqui

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Vancouver 2010



Le Canada est reconnu auprès des athlètes canadiens pour être un pays qui n'investit pas dans la jeunesse par le sport. Bien souvent, des jeunes athlètes vont jouer en Europe où ils se retrouvent face à une plus grande compétition et de meilleurs systèmes d'encadrement. C'est donc avec grande surprise que j'ai découvert "A nous le podium en 2010", "un vaste programme d'entraînement et de repérage des champions de 117 millions de dollars canadiens (72 millions d'euros)" mis en place par le gouvernment canadien en 2005. Plus surprenant encore, le programme fait ses preuves, et "en 2009, le Canada a gagné plus de médailles que n'importe quel autre pays dans les différentes épreuves des championnats du monde de sports d'hiver, juste devant ses deux grands rivaux : l'Allemagne et les Etats-Unis."

Pourquoi n'avons nous pas investi ainsi dans les J.O. de Beijing en 2008?

Obama et le conflit israélo-palestinien

Barack Obama speaking at a campaign rally in A...Image via Wikipedia

L'heure du bilan (partiel) a sonné pour le président Barack Obama.

Un commentaire très intéressant au sujet du conflit israelo-paléstinien a attiré mon attention. Dans une interview accordée au Time, il reconnaît que l'environnement politique interne de chaque partie est tel qu'il ralentit tout engagement dans un dialogue quelconque: "Both sides — the Israelis and the Palestinians — have found that the political environment, the nature of their coalitions or the divisions within their societies, were such that it was very hard for them to start engaging in a meaningful conversation."

Cette interview est publiée en ligne à: http://www.time.com/time/politics/article/0,8599,1955072-1,00.html


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Heureuse année 2010!

Chers lecteurs, chères lectrices, chers ami(e)s,

Avec quelques jours de retard et beaucoup d'affection, je vous souhaite une très belle année 2010!Toun

Carnets de voyage: Regina - suite et fin


Je suis rentré mercredi dernier, avec armes et bagages. Parti seul, je suis revenu avec ma femme et... ma fille, un petit bout d'ange qui nous a été confié par Dieu et le Grand Balancier de la Vie il y a 17 jours. J'avais le sentiment de les retenir en otage avec mes cours et mes examens, alors dès que j'ai achevé le dernier, nous avons pris la route. Le trajet n'a duré que huit heures, y compris les arrêts pipi pour adultes et les pauses-allaitement du bébé.

Regina s'est terminé à la course. Deux êtres sont apparus dans ma vie et tout a basculé. Dès que ma femme m'a rejoint, je ne suis plus allé faire les courses à l'épicerie du coin. Dès que ma fille est née, je n'ai plus fait de longue marche vers le bureau. J'ai plutôt appris qu'autant on a besoin des autres dans sa vie, autant il faut savoir sacrifier une partie de son indépendance pour les y accueillir décemment. J'ai sacrifié quelques unes de mes heures de solitude et d'introspection à l'autel de l'amour des femmes de ma vie.

Regina s'est fini à la course. Je n'ai pas pu faire mes adieux à certains amis ou retourner à certains endroits. Je me suis pourtant attaché à cette petite ville, aux restaurants que je fréquentais, à l'Université de Regina et au centre-ville. J'ai appris à aimer Regina et j'ai dû me faire violence pour la quitter. Mais cet attachement est-il authentique et sincère ou serait-ce simplement parce que je sais que de toutes façons je dois rentrer et que quelque part m'attend un confortable chez moi?

Enfin comment dire que Regina, c'est fini? Ces histoires finissent-elles jamais vraiment? Je vais m'allonger, écrire, lire, jouer, danser et vivre et très vite, je vais me remettre à rêver à la prochaine destination, à la prochaine escapade. Je vais la monter de toutes pièces, la fignoler, la ficeler, la saucisonner et m'arranger pour que le rêve puisse se réaliser; je vais y songer longtemps, me préparer lentement et le réaliser délicatement. Qu'il s'agisse du festival de Jazz de Montréal, des danses d'Abomey, des baleines d'Oka ou de Churchill, du lac Manitoba, D'Ayer Rock ou des fermes de Swan River, je repartirai vers des coins reculés du Canada ou d'ailleurs. Car le voyage, c'est devenu un virus, un vice, une tare, une bénédiction, une grâce, un don. Une opération que j'execute avec de mieux en mieux de précision, comme des millions de personnes de ma génération, de mes pays, de mon monde, des millions d'Indigènes du monde.