Des hommes et des légendes: Scottie

Les jeux ont remplacé les joutes d'antan. Plus souvent qu'avant, c'est autour de balles et de filets que les hommes s'en donnent à coeur joie et se défoulent les uns avec ou contre les autres. Dans ces arènes où nous payons cher pour suivre les matches et les batailles, des idoles naissent et des légendes se créent. Nous saluons les mouvements et les styles de jeu que nous rêvons de pouvoir réaliser ou que nous aurions aimé pouvoir faire nous-même. Un jour peut-être.

Le basketball m'a toujours fasciné. De pouvoir manier une balle dans tous les sens en courant ou en sautillant, de dribbler un, deux, trois adversaires pour atteindre l'anneau et de marquer un panier suspendu dans une position bizarre entre ciel et terre me rend coi. Comme la plupart des jeunes de mon âge, durant mon adolescence je me suis tourné vers les meilleurs joueurs de ligue américaine, la NBA (National Basketball Association), pour m'inspirer. Leurs gestes gracieux sont encore gravés dans mon esprit.

En voici un de mes préférés: Scottie Pippen.

Danses et rites prénataux

La danse occupe une part très importante dans la vie de la plupart des sociétés humaines. La naissance d'un enfant est presque toujours au coeur de ces sociétés aussi. De nos jours cependant, on perd de plus en plus la valeur symbolique de ces deux évènements et on les voit rarement deux amalgamés. Comme dans les rites primitifs, célébrons la femme et l'enfant en dansant!

De toute beauté!

Immigrants qualifiés: le Canada préfère des cuisiniers aux avocats

A Canadian Customs and Immigration service signImage via WikipediaKwesi Tawiah-Benjamin qui vit à Ottawa aborde ici les questions de l'immigration et de l'emploi. Il rappelle les déboire de nombreux immigrants qui se retrouvent sous employés quand ils ne sont pas simplement au chômage. Arrivés au pays avec des diplômes et de l'expérience de travail, ils ont du mal à faire valider ceux-ci et à trouver un emploi dans leurs domaines de formation. Le chômage "déguisé" prend donc de plus en plus d'ampleur dans cette tranche démographique.

"There are government-sponsored career-assisting centres that are paid to help internationally trained professionals find jobs. But the issue is not the jobs; it is the fact that they are internationally trained for locally made jobs. In most cases, internationally-trained means internationally over-qualified, which in fact means locally under-qualified."

D'autre part, des personnes qui n'ont pas fait le choix de venir au Canada décrivent la politique d'immigration canadienne comme vicieuse. Sous des airs d'ouverture et d'accueil, il s'agirait plutôt d'une politique sélective qui a comme conséquence de drainer les cerveaux des pays en voie de développement. Offrant de meilleures conditions de vie, le Canada paraît plus attirant à tous ces jeunes professionnels qui vivent dans les pays du sud.

Dossiers à suivre.



Enhanced by Zemanta

Venus noire

Je vous livre ce texte sans commentaire.

"Derrière les mots utilisés, il y a une pensée et des tombereaux d’idées toutes faites. Ainsi, qui connaît Sawtche ? Personne. Et Saartjie Baartman ? Ah, cela vous rappelle quelque chose, mais quoi ? Qui ? En revanche, vous connaissez le sort funeste de la « Vénus hottentote », cette femme sud-africaine exhibée telle une bête de foire en Europe, au début du XIXe ­siècle, et étudiée par le scientifique français Georges Cuvier dans la perspective de bâtir une hiérarchie des races. Eh bien, son nom était Sawtche ; elle fut ­baptisée plus tard Saartjie Baartman. Mais que ­dit-on quand on associe le mot « vénus » et l’épi­thète « hottentote » ?

Le premier renvoie, bien plus qu’à la déesse de l’amour, à ces sculptures du paléolithique représentant des femmes aux fesses, aux hanches, aux seins ou aux organes génitaux hypertrophiés (Vénus de Lespugue, Vénus de Willendorf, etc.). Le terme « hottentot » serait, quant à lui, un sobriquet utilisé par les Afrikaners pour qualifier les Khoïkhoïs, dont la langue aux « clics » caractéristiques pouvait évoquer le bégaiement aux oreilles des Européens. Autant dire que, huit ans après le retour du corps de Sawtche sur sa terre natale, près de deux cents ans après sa mort, le langage commun porte encore les traces d’inoxydables préjugés."

Lire la fin ici


Expo d'images de femmes assassinées ou disparues


La question des femmes autochtones assassinées ou disparues en Colombie-Britannique est sans doute une de celles qui interpellerait tout Indigène du monde. L'exposition "The Forgotten" (les oubliées) de 69 toiles de 6 mètres carrés de l'artiste vancouveroise Pamela Masik qui, à sa façon, a voulu témoigner de leur existence attire donc l'attention. Ses mots sont forts:

“I saw my role as an artist to bear witness to the 69 women who were marginalized, went missing and many, ultimately who were murdered, not just by the hands of a serial killer but by our society viewing these women as inconsequential.”

Chez les autochtones (Indiens de l'Amérique du Nord, Métis ou Inuits) cependant, la notion de respect est très importante. Il faut aborder certains sujets avec délicatesse, être patient, consulter et écouter avant de donner une opinion; la blessure de la colonisation par exemple est toujours profonde, la plaie des terres revendiquées est encore béante, les revendications s'expriment encore à travers des discours virulentes et on n'aborde pas ces thèmes à la légère. Il en est de même pour ce qui est de la violence faite aux femmes, souvent les premières victimes, avec les enfants, d'abus et de violences de toutes sortes.

La réaction d'une organisatrice de l'évènement annuel commémorant ces disparitions (Women’s Memorial March in the Downtown Eastside) est catégorique: “‘The Forgotten’ does nothing to stop the violence against women in this community. It exoticizes them and turns them into commodities to promote the ‘Masik brand’”. Ce groupe s'est donc employé avec succès à faire interdire l'exposition au Musée d'Anthropologie de l'université de Colombie-Britannique.