Obama et le conflit israélo-palestinien

Barack Obama speaking at a campaign rally in A...Image via Wikipedia

L'heure du bilan (partiel) a sonné pour le président Barack Obama.

Un commentaire très intéressant au sujet du conflit israelo-paléstinien a attiré mon attention. Dans une interview accordée au Time, il reconnaît que l'environnement politique interne de chaque partie est tel qu'il ralentit tout engagement dans un dialogue quelconque: "Both sides — the Israelis and the Palestinians — have found that the political environment, the nature of their coalitions or the divisions within their societies, were such that it was very hard for them to start engaging in a meaningful conversation."

Cette interview est publiée en ligne à: http://www.time.com/time/politics/article/0,8599,1955072-1,00.html


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Heureuse année 2010!

Chers lecteurs, chères lectrices, chers ami(e)s,

Avec quelques jours de retard et beaucoup d'affection, je vous souhaite une très belle année 2010!Toun

Carnets de voyage: Regina - suite et fin


Je suis rentré mercredi dernier, avec armes et bagages. Parti seul, je suis revenu avec ma femme et... ma fille, un petit bout d'ange qui nous a été confié par Dieu et le Grand Balancier de la Vie il y a 17 jours. J'avais le sentiment de les retenir en otage avec mes cours et mes examens, alors dès que j'ai achevé le dernier, nous avons pris la route. Le trajet n'a duré que huit heures, y compris les arrêts pipi pour adultes et les pauses-allaitement du bébé.

Regina s'est terminé à la course. Deux êtres sont apparus dans ma vie et tout a basculé. Dès que ma femme m'a rejoint, je ne suis plus allé faire les courses à l'épicerie du coin. Dès que ma fille est née, je n'ai plus fait de longue marche vers le bureau. J'ai plutôt appris qu'autant on a besoin des autres dans sa vie, autant il faut savoir sacrifier une partie de son indépendance pour les y accueillir décemment. J'ai sacrifié quelques unes de mes heures de solitude et d'introspection à l'autel de l'amour des femmes de ma vie.

Regina s'est fini à la course. Je n'ai pas pu faire mes adieux à certains amis ou retourner à certains endroits. Je me suis pourtant attaché à cette petite ville, aux restaurants que je fréquentais, à l'Université de Regina et au centre-ville. J'ai appris à aimer Regina et j'ai dû me faire violence pour la quitter. Mais cet attachement est-il authentique et sincère ou serait-ce simplement parce que je sais que de toutes façons je dois rentrer et que quelque part m'attend un confortable chez moi?

Enfin comment dire que Regina, c'est fini? Ces histoires finissent-elles jamais vraiment? Je vais m'allonger, écrire, lire, jouer, danser et vivre et très vite, je vais me remettre à rêver à la prochaine destination, à la prochaine escapade. Je vais la monter de toutes pièces, la fignoler, la ficeler, la saucisonner et m'arranger pour que le rêve puisse se réaliser; je vais y songer longtemps, me préparer lentement et le réaliser délicatement. Qu'il s'agisse du festival de Jazz de Montréal, des danses d'Abomey, des baleines d'Oka ou de Churchill, du lac Manitoba, D'Ayer Rock ou des fermes de Swan River, je repartirai vers des coins reculés du Canada ou d'ailleurs. Car le voyage, c'est devenu un virus, un vice, une tare, une bénédiction, une grâce, un don. Une opération que j'execute avec de mieux en mieux de précision, comme des millions de personnes de ma génération, de mes pays, de mon monde, des millions d'Indigènes du monde.

Carnets de voyage: Khalid Loda



Être de retour sur un campus universitaire permet d’assister à des évènements intéressants. Je fais des rencontres enrichissantes et j’en apprends beaucoup. C’est ce qui est arrivé le 18 novembre dernier, lors de la semaine de l’éducation internationale. Durant une présentation intitulée « Promouvoir la citoyenneté mondiale », un de mes collègues étudiant à la maîtrise en administration publique, Khalid Loda, a parlé de son parcours d’étudiant au Maroc, en Angola, aux États-Unis et au Canada à la Rotonde de l’Institut français de l’Université de Regina.




D'abord dubitatif, j’ai très vite compris que l’histoire de Khalid avait quelque chose de différent de la mienne et que je gagnerai beaucoup à l’écouter. Bien que nomade global comme lui, plusieurs aspects de nos parcours sont distincts et sa narration m’a même permis de me réconcilier avec une partie de mon histoire. Les notes que j’ai prises n’ont tenu que sur deux petites pages de mon carnet, les voici. J’aimerais tout particulièrement les partager avec les duraliens et duraliennes qui depuis environ un an, me permettent de mieux comprendre, d’accepter et d’embrasser les conséquences de nos migrations. (DURALA veut dire « D’Une Rive À L’Autre. » C’est une émission de radio et un concept décrivant les membres de la diaspora afro caribéenne, inventé par Khady Beye, que j’ai rencontrée par l’intermédiaire de Ndack Kane (blog: Comprendre et agir.) Les deux gagnent à être écoutée –pour l’une, et lue –pour l’autre.)




Khalid est un sympathique jeune homme de 30 ans. A trois ans, il quitte le Maroc pour l’Angola. Papa, qui a également vécu au Moyen-Orient, a choisit de quitter le Maroc de la fin des années 70. Il est conseiller en affaires dans le domaine de l’énergie. Khalid qui va étudier à l’école française, va y vivre avec sa famille jusqu’à ce que la guerre civile ne le permette plus. Il retourne alors au Maroc à l’âge de 12 ans et va y passer les huit années suivantes. Puis, de 1998 à 2006, il va vivre à sa façon le « rêve américain », jouer au basket dans une ligue mineure et poursuivre ses études, avant de retourner sur sa terre natale. Frustré par les difficultés d’intégration qu’il vit, Khalid revient vers l’Amérique et choisit cette fois de s’installer au Canada. Regina semble pour lui l’endroit rêvé car elle est située dans une province dont le coût de la vie abordable et la situation géographique lui permettent de poursuivre ses études universitaires et de rester proche de son frère resté au Dakota du Nord.




A cause de l’âge qu’il avait et de la durée de son séjour dans chaque pays, Khalid a profondément ressenti les défis de ses migrations. Il a également eu le loisir de les analyser et c’est avec acuité qu’il a guidé nos regards sur son cheminement. En Angola, il a appris la langue et vécu les frayeurs d’un conflit lié à la guerre froide. De retour au Maroc, il a dû apprendre la langue, les meurs et la culture d’un pays natal qu’il n’a jamais vraiment connu. L’abondance des denrées et la société de consommation de masse l’interpellent, lui qui a vécu les rationnements et les pénuries que provoquent les conflits armés. Aux États-unis, c’est un nouveau choc culturel; il faut composer non pas seulement avec l’apprentissage d’une nouvelle langue, mais aussi avec le racisme des noirs américains dont l’attitude change quand ils apprennent que le Maroc ne se trouve en pas en Amérique Latine mais sur le continent… noir! Par contre, l’attitude ouverte des canadiens le laisse d’abord incrédule : multiculturalisme et tolérance? Il faut le vivre pour le croire.




À travers ses pérégrinations, Khalid a su « garder » son identité qu’il porte dans son cœur. Elle l’a aidé, dit-il, à traverser avec succès ces différentes expériences. Khalid est d’abord et avant tout musulman et a toujours tenu à respecter les préceptes de l’Islam, quel que soit le pays ou les conditions dans lesquels il a vécu. Marié depuis peu à une femme norvégienne d’origine marocaine, Khalid répond en souriant à la question d’un étudiant curieux de savoir s’il repartirait vers un autre pays : « pourquoi pas? On verra bien… Ma femme me dit que je peux vivre et travailler en Norvège vu que je parle anglais et elle a envie d’y retourner… » Pour les conjoints de Khalid et des nomades globaux, l’adage « Qui prend mari, prend pays » n’a vraiment pas lieu d’être.

Cérémonie de bénédiction et remise du nouveau drapeau royal de la marine canadienne


Governor General of Canada, Michaëlle Jean in ...Image via Wikipedia












Un poignant discours de Michaëlle Jean, Gouverneure Générale du Canada.

Dans ce discours prononcé à Halifax, en Nouvelle Écosse, La GG dit "Permettez-moi de commencer en vous faisant une confidence. J'ai grandi sous le joug d'une dictature sans merci, où l'uniforme militaire était associé à la répression brutale. "

http://www.gg.ca/document.aspx?id=13181&lan=fra





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