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Is Canadian multiculturalism a real success story

Source: http://esl-multicultural-stuff-page4.blogspot.ca/
I came across this infographic created by Olson about multiculturalism in Canada. The article talks about the fact that "the trend toward a growing religious, ethnic, racial, and linguistic diversity means that there are sizable visible minorities in Canada" and for the author, "immigrants and minorities are a source of experience and knowledge. Cultural interaction increases tolerance."
It is not always the case, however, and research shows, for example, that there is still a lot of discrimination against immigrant on the job market, in Quebec, with close to half of immigrant women (46%) earning 90% of their native counterpart and 60% of the salary of native quebecer men. 

Pauvres européens!

Source: www.anarkismo.net
Encore hier, j'ai été frappé par l'annonce de manifestations en France. Les syndicats s'indignent face aux mesures d'austérité décrétée par le président François Hollande. "pour l'emploi, contre l'austérité" disent les manifestants et pour Jean-luc Melanchon, député européen, la France se dirige vers une profonde tension sociale. Il y a aussi des manifestations en Grèce, contre le régime imposé par l'Allemagne, la plus forte économie européenne du moment, et la situation n'est guère enviable en Espagne et en Italie où le taux de chômage ne cesse de croître.

Ces mesures sont-elles la solution ou ont-elles des effets pervers dont il faut se méfier? Les peuples en souffrent. Comme le dit Aminata Traoré, ancienne ministre de la Culture au Mali dans Le viol de l'imaginaire, "l'ajustement structurel est au corps social ce que le virus du sida est au corps humain: il fragilise par des réformes économiques inopportunes, à tel poing que les défaillances qu'il aurait dû être en mesure de gérer prennent des dimensions dramatiques, d'autant plus que les solutions prônées sont externes."

Source: le Huffington Post
J'ai vérifié auprès d'une amie économiste, que comme je m'en doutais, ces mesures se rapprochent de celles imposées par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale aux pays d'Afrique durant les années 1990. De mémoire, ces mesures d'ajustement structurel comprenaient entre autre des dévaluations, des mesures contraignant la marge de manoeuvre des banques centrales et le commerce exterieur. Il y a eu des émeutes ailleurs, Maroc, Zimbabwé, Tunisie, Niger, mais je n'ai pas le souvenir de soulèvements populaires au Bénin par exemple. Je me souviens d'un sentiment général de déception et de résignation face aux licenciements et à la privatisation, au gel des salaires, à la baisse des budgets des services sociaux et face au coût de plus en plus élevé de la vie. Mon amie m'a rappelé qu'il y avait déjà (et qu'il y a toujours d'ailleurs) beaucoup de gens dans les rues. Ils étaient pauvres et ils mendiaient.

En Europe aujourd'hui, on dirait que c'est le réveil brutal des classes moyennes habituées à un certain confort qui les pousse à manifester. La chute du niveau de vie que provoque la crise est plus douloureuse que pour les classes moyennes de pays pauvres déjà habituées à vivre modestement. Cette politique d'austérité entraînera sans doute les douloureuses conséquences énumérées plus haut. 

Togo-Bénin-Canada: histoire d'un réfugié

Dans sa série sur les nouveaux arrivants, l'émission de Radio-Canada "Ici l'été" présente Akakpo Kpalete, 64 ans, un canadien d'origine togolaise qui s'est réfugié au Bénin pendant 15 ans avec sa famille, à cause des remous politiques dans son pays natal.

Parti en mars 1993, il franchit d'abord une distance de 50 kilomètres à pieds jusqu'à Aneho, une ville voisine où il transite pendant deux ans. Puis, au Bénin, il se réfugie dans une mission catholique qui prend également en charge ses enfants. De 1995 à 2010, Caritas, la Croix-Rouge et le Haut Commissariat pour les Réfugiés vont jouer un rôle important dans sa vie.

Arrivé au Canada le 16 juin 2010, il est agréablement surpris par l'accueil qui lui est réservé. Très vite sa famille s'installe et s'adapte. Aujourd'hui, malgré la noyade d'un de ses fils l'an dernier, M. Kpalete qui s'est installé à Gatineau, entrevoit un avenir radieux au Canada.


Un message d'espoir

Ce sont de vieilles nouvelles déjà, mais la douleur est intemporelle.

peace doveImage by ryascolot via Flickr


C'est le cri d'espoir d'un veuf de 55 ans pris avec ses huits enfants -dont trois décèderont- dans l'enclave de Gaza, sous les feux nourris de Tzahal, l'armée israélienne.

Je ne sais pas grand-chose du conflit, et peu importe. Je ne sais que l'universalité des mots de paix et de compréhension de cet homme meurtri, qui malgré tout ce qu'il a perdu garde espoir et appelle au dialogue.

http://www.cbc.ca/world/story/2009/01/18/gaza-doctor.html

Quelle inspiration!
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Raïmi à Radio-Canada

http://www.radio-canada.ca/regions/manitoba/tele/Chroniques/anicale_30883.shtml

Ce sont juste quelques images, mais le reportage de Radio-Canada sur ma vie en tant qu'immigrant m'a surpris car c'est étrange de se regarder.

Radio-Canada a fait un reportage sur l'évènement organisé par l'Amicale de la francophonie multiculturelle du Manitoba, l'association qui se veut la voix des nouveaux canadiens francophones. Le Forum intitulé "Vers une communauté francophone ouverte et inclusive: les communautés ethnoculturelles et le fait francophone au Manitoba" a porté sur les défis de l'intégration et les solutions possibles par le biais de l'école, de la communauté et de ses organismes.

Philippe Dion m'a fait parler de ma vie au Québec, du Bénin et du Manitoba, plus que de l'Afrique, de l'Amérique Latine et du Canada. En terme d'emploi, il a donné un angle particulier au reportage, un angle que je voulais éviter: présenter Statistique Canada comme l'ultime emploi et l'atteinte d'un objectif pour moi. Si mon emploi à StatCan représente un objectif, c'est surtout une étape dans un cheminement particulier et si j'ai dit être heureux d'être au service de mon pays, je voulais dire mon pays d'adoption, car j'ai deux pays. C'est au service de la communauté humaine que je suis heureux de me mettre et ce, quel que soit ce que je fasse.

Il est important de savoir que j'ai quasiment "demandé" de faire ce reportage. Car si nombre de nouveaux canadiens se sont plaint de ne pas être écoutés, je me suis rendu compte que c'est parce qu'ils ne prennent pas la parole. Au Canada, la communication est un acte pro-actif. Nous sommes libres de communiquer et c'est au citoyen de prendre les devants pour s'exprimer. Comme dirait l'Économiste: "il faut continuer à (parler de ce problème) jusqu'à ce que cela bouge vraiment, même si ça bouge lentement."

Une anecdote sur laquelle Philippe Dion a mis l'accent est celle de mon changement de prénom. J'ai arrêté d'utiliser "Babatoundé" ou "Toundé" comme prénom usuel et j'ai adopté "Raïmi" pour plus d'une raison et ce reportage présente l'ultime motif, la goutte d'eau qui a fait débordé le vase. D'abord, je commençais à fatiguer de toujours devoir expliquer les origines de mon nom. Ensuite, la charge de mort qu'il porte (il rappelle sans cesse le décès de mon grand-père) commençait à peser à mon goût pour la vie. Enfin, oui, j'avais des difficultés parce que les employeurs ne pouvaient pas le prononcer. Cette dernière raison n'est pas "valide", j'aurais dû résister. Mais j'avais besoin de "refaire" peau neuve et de changer mon identité d'un point de vue psychologique aussi. L'entrevue de Radio-Canada est donc a prendre avec un grain de sel.

De toutes façons, je reste "Toun" pour les amis et la famille!

Toun